Les Super Hornet du « Ike » portent le feu contre Daech

Les Super Hornet du « Ike » portent le feu contre Daech

Alors que plusieurs médias occidentaux insistent, à juste titre d’ailleurs, sur le fait que les troupes djihadistes de l’autoproclamé État Islamique reculent en Irak et en Syrie, la guerre aérienne se poursuit inlassablement. Et l’un des fers de lance de la coalition internationale est le porte-avions américain USS Dwight Eisenhower (CVN69) et ses appareils de combat embarqués qui chaque jour ou presque délivrent leur lot de munitions sur les positions ennemies. En première ligne dans cette guerre aéronavale se trouvent les Boeing F/A-18E & F Super Hornet de l’US Navy.

Alors en effet les avions de la marine américaine frappent surtout Daech en Irak, aussi bien dans des missions prévues à l’avance et planifiés depuis les Émirats Arabes Unis par les généraux et officiers de commandement de la coalition internationale que pour des frappes d’appui aérien rapproché au plus près des positions combattantes de l’armée irakienne. Cependant il ne faut pas sous-estimer l’intérêt pour celles et ceux qui se battent au corps à corps contre les forces pseudo-religieuses de cette organisation terroriste que peut représenter l’appui des avions de combat américains. De par leur souplesse d’emploi les Super Hornet peuvent frapper l’ennemi à peu près n’importe où et n’importe quand, de nuit comme de jour, par beau temps ou malgré une exécrable météo.
L’arme la plus employée, outre la traditionnelle GBU-12 à guidage laser, reste la GBU-32 mieux connue sous l’acronyme de JDAM, pour Joint Direct Attack Munition.

Le Grumman E-2C Hawkeye, indissociable des opérations aéronavales contre Daech.
Le Grumman E-2C Hawkeye, indissociable des opérations aéronavales contre Daech.

Ces sont les hommes et les femmes de deux escadrilles principales qui frappent Daech depuis le pont d’envol du Ike (le surnom affectueux donné au général Eisenhower et par métonymie au porte-avions lui-même) en ce moment : les squadrons VFA 86 Sidewinder et VFA 131 Wildcats.
Ils constituent en ce début d’été 2016 le bras armé aérien de la 6ème flotte américaine, le porte-avions opérant depuis le golfe arabo-persique, sous la protection d’un puissant groupe naval international.

Car l’une des craintes de la coalition est le risque terroriste contre le porte-avions lui-même ou un de ces bâtiments d’escorte et de soutien. Une image désastreuse pour le moral des troupes, en plus du risque de pertes humaines pour une coalition qui n’a pour le moment connu encore aucune perte lourde au combat.
C’est la raison pour laquelle des commandos de l’US Marines Corps sont toujours à l’eau, à bord de canots pneumatiques légers armés aux abords immédiats du puissant navire à propulsion nucléaire.
Une sorte de David protégeant Goliath.

Super Hornet au catapultage, armé et bon de guerre.
Super Hornet juste après son catapultage, armé et bon de guerre.

L’USS Dwight Eisenhower devrait demeurer sur zone encore une bonne partie de l’été, jusqu’à la mi-août environ. De quoi laisser le temps à ses pilotes de bien pourrir la vie des troupes djihadistes de Daech.

Photos © US Navy

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

3 COMMENTAIRES

  1. Je comprend que les américains soient soucieux de la sécurité de leurs navires, mais Daech a t’il réellement les moyens de s’y attaquer ? Il est vrai qu’une petite embarcation kamikaze bourrée d’explosif pourrait sans doute faire du mal, mais encore faut-il pouvoir repérer l’armada US dont j’imagine qu’elle croise hors de vue des cotes.
    Opération plutôt aléatoire lorsque l’on ne dispose ni d’aviation de reconnaissance ni de satellites ? non ?

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