L’usage des drones se banalise-t-il dans les opérations du RAID ?

L’usage des drones se banalise-t-il dans les opérations du RAID ?

Jusque là réservé à certaines missions à très hautes risques ou bien nécessitant une discrétion absolue comme le 18 novembre dernier lors de l’assaut contre la cache des terroristes de Saint-Denis, le recours par les services de police aux aéronefs sans pilote semble de plus en plus répandu. Dernier exemple en date les perquisitions menées ce mardi 26 juillet 2016 par les policiers du RAID à Saint-Étienne de Rouvray, au domicile familial d’un des terroristes abattu après l’attaque meurtrière contre l’église de la ville. Désormais l’unité d’élite de la Police Nationale n’hésite plus à communiquer sur l’emploi de ces machines volantes miniaturisées.

Car si le modèle employé demeure un mystère assez épais, bien protégé pour le coup par les services de communication du ministère de l’intérieur, leur engagement dans ce type d’opération est presque devenu un élément de la communication des supers policiers du RAID (acronyme rappelons-le de Recherche-Assistance-Intervention-Dissuasion) et parfois aussi de leurs collègues des Brigades de Recherches et d’Interventions. Ce sont d’ailleurs les éléments de l’antenne rouennaise de cette dernière qui ont neutralisé les deux djihadistes lors de leurs sortie de l’église, avant même l’arrivée du RAID.

Alors pourquoi avoir déployé un drone dans cette ville normande ?
L’engin sans pilote semble en fait n’avoir nullement survolé l’église de Saint-Étienne de Rouvray mais un quartier résidentiel où vit la famille d’un des deux assaillants, le seul clairement et très rapidement identifié par la Police Nationale. Le drone a permis aux policiers du RAID de disposer d’une vue d’ensemble des habitations alentours, un luxe jusqu’alors réservé aux hélicoptères bien plus bruyants et donc moins discrets que les petits drones. On appris par la même occasion que des tireurs d’élite étaient positionnés aux alentours. Avaient-ils un retour d’images direct de l’engin ? On l’ignore.

En attendant c’est désormais quasi quotidiennement que les policiers d’élite français font la démonstration de leur parfaite adaptation à ces matériels ultra-modernes parfaitement adaptés aux opérations antiterroristes.

Photo © Police Nationale

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