Pourquoi les ERJ-135 et ERJ-145 belges transportent le secrétaire général de l’OTAN...

Pourquoi les ERJ-135 et ERJ-145 belges transportent le secrétaire général de l’OTAN ?

Si au détour d’une de vos pérégrinations vous croisez sur un tarmac un des biréacteurs Embraer ERJ-135 et ERJ-145 en dotation dans les rangs de la Composante Air, il ne s’agit pas forcément du transport d’un haut dignitaire belge. Ces quatre avions de transport de personnels et de hautes personnalités ont en effet une autre mission, plus surprenante celle-là : assurer des missions de liaisons et de soutien opérationnel au profit de l’OTAN et notamment de son secrétaire générale, le Norvégien Jens Stoltenberg. Retour sur une mission méconnue, y compris outre-Quiévrain.

Jens Stoltenberg débarquant d'un des ERJ-145 de la Composante Air.
Jens Stoltenberg débarquant d’un ERJ-145 belge.
Depuis son déménagement de France en 1966 l’OTAN dispose de ses deux principaux sites en Belgique. Le siège se trouve à Haren, une des communes formant Bruxelles, tandis que le SHAPE (pour Supreme Headquarters Allied Powers Europe) est lui installé à Mons non loin de la frontière française.
Ce déménagement a aussi été l’occasion pour l’organisation atlantiste de revoir les missions de liaisons au profit de ses dirigeants.
Finie l’Armée de l’Air c’était désormais à la Force Aérienne Belge, aujourd’hui Composante Air, que revenait la charge de transporter le secrétaire général et ses principaux adjoints.

Ainsi depuis mars 2014 c’est l’ancien premier ministre norvégien Jens Stoltenberg qui a la chance de jouir du confort de ces quatre biréacteurs conçus et produits au Brésil. Et force est de constater qu’il a la bougeotte. Du coup les équipages belges volent partout où le patron de l’OTAN va.

En Belgique il faut savoir que cette mission passe de plus en plus mal auprès des contribuables, mais aussi de certains parlementaires qui aimeraient bien que l’organisation investisse dans sa propre flotte d’avions d’affaire pour ces transports prioritaires si particuliers.
Cependant il y a peu de chance que cela aboutisse, et même si l’organisation dispose de ses propres avions (16 Boeing E-3A Sentry de veille radar, trois Boeing TC-137C d’entraînement avancé, et trois Boeing C-17A Globemaster III de transport stratégique) pour certaines missions.

Au final à moins que la Belgique décide de ne plus accueillir les deux principaux sièges de l’OTAN, ses avions seront encore en charge du transport des hautes autorités atlantistes pour plusieurs années.

Photos © ministère belge de la défense, et OTAN.

 

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