C’est un fait avéré : l’autoproclamé État Islamique est une organisation terroriste parmi les plus riches de la planète. Et comme le dit l’adage populaire l’argent est le nerf de la guerre. La réduction des moyens d’enrichissement financier de Daech est donc devenu au fil des mois de cette guerre une cible prioritaire pour les militaires engagés, et notamment les équipages d’aéronefs de combat. Les aviateurs de l’Armée de l’Air ne font pas exception.

Ainsi ce dimanche 29 janvier 2017 un avion de reconnaissance Dassault Atlantique 2 appartenant à la Flottille 23F de la Marine Nationale repérait au cours d’une mission au-dessus de la Syrie un site illégal d’extraction de pétrole. Ces puits de pétrole se trouvaient dans les faubourgs de la ville de Deir Ezzor.
Il fut décidé de les frapper aux moyens d’avions de combat.

L’extraction de l’or noir par les djihadistes de Daech a un double objectif. En premier lieu permettre l’alimentation en carburant des véhicules affectés au combat et à la logistique et la production d’engins incendiaires à moindre coût. Pour cela on sait que l’organisation terroriste a pris possession de raffineries et dispose d’une main d’œuvre qualifiée pour les faire fonctionner.
En second lieu en revendant ce carburant ou ce pétrole brut à des pays peu regardant sur la provenance de cet or noir, et au moyen de montages financiers complexes ces fanatiques pseudo-religieux amasse une fortune considérable sans aucune forme de redistribution.
On comprend de ce fait mieux pourquoi la capacité à permettre de stopper cette extraction et cette exploitation des sous-sol irakiens et syriens s’est donc révélée prioritaire pour les militaires internationaux.

Une fois les puits découverts deux avions de combat Dassault Rafale de l’Armée de l’Air les ont pris pour cible au moyen d’armes de précisions. Tirant leurs munitions guidées laser/GPS ils ont ainsi permis de ralentir, à défaut de stopper net, l’approvisionnement en pétrole et donc en billets verts de l’organisation.

Certes les frappes à caractère économique peuvent sembler moins prioritaires que celles contre les positions de combat, de communication, ou encore de recrutement de Daech. Cependant il ne s’agit là que d’une impression. En affectant sa capacité financière c’est toute la machine guerrière et terroriste de l’autoproclamé État Islamique que nos aviateurs affaiblissent.

Photo © Armée de l’Air

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