À quelques semaines de la fin du quinquennat de François Hollande l’heure n’est pas encore à l’inventaire. Cependant il faut bien remarquer que les cinq dernières années auront été marquées par un retour en force de la France sur la scène internationale du commerce de matériels de défense, avec comme symbole fort le succès de l’avion de combat Dassault Aviation Rafale. Dernier exemple en date, le ministère de la défense malaisien qui envisage d’acquérir un total de dix-huit exemplaires du biréacteur français. Un contrat qui viendrait s’ajouter à ceux existant déjà avec l’Égypte, l’Inde, et le Qatar.

Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si le Président de la République a choisi l’Asie pour son dernier voyage officiel. Il joue ici la partition qu’il connait le mieux, celle de super VRP. Dans ses bagages à bord de Cotam Unité on trouve ainsi des dirigeants de Dassault Aviation venus faire le forcing face aux concurrents internationaux du Rafale que sont les Gripen, Super Hornet, et bien entendu Typhoon.

Mais au fait pourquoi la Malaisie achèterait-elle un lot de dix-huit Rafale ? En premier lieu pour remplacer la douzaine de MiG-29 Fulcrum acquis dans les années 1990 et qui n’ont jamais vraiment réussi à démontrer une réelle capacité offensive. Il faut dire que les biréacteurs soviétiques ont largement soufferts du climat plus que particulier de la Malaisie, leurs réacteurs n’affectionnant pas particulièrement les affres tropicaux.

Alors c’est une donne que les avionneurs engagés dans la compétition devraient bien comprendre. La Malaisie est et demeure un pays tropical. Un chasseur de génération 4.5 comme ces quatre-là doit pouvoir prendre les airs quelques soit la température extérieure ou encore le taux d’humidité dans l’air.

Autant dire tout de suite que le choix du nouvel avion n’est pas encore fait même si à Kuala Lumpur certains décideurs militaires et politiques aimeraient faire pencher la balance en faveur de l’avion français. Il faut dire que les excellentes relations diplomatiques avec Paris n’y sont pas pour rien, notamment depuis l’accord environnemental COP21. De ce fait on peut espérer pour d’ici à fin 2017 une nouvelle commande officielle pour le Rafale.

 

1 COMMENTAIRE

  1. C’était dans les cartons depuis quelques années déjà, mais là il semblerait bien que le Rafale soit quasi seul sur le marché (il y a eu des communiqués officiels en ce sens). Reste à voir désormais si le gouvernement malaisien souhaite transformer l’essai.
    Avec l’acquisition d’A400M et de NH90, c’est un pays résolument orienté vers l’aéronautique européenne pour la modernisation de ses forces, je suis pour ma part assez optimiste.

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