À peine 48 heures après que deux destroyers aient tiré 59 missiles de croisières contre une base aérienne syrienne, en représailles d’une attaque chimique contre des populations civiles, il semble que la marine américaine soit de nouveau sur le pied de guerre. Ce dimanche 9 avril 2017 on a appris que le porte-avions USS Carl Vinson (CVN 70) et sa flotte d’accompagnement avaient pris la destination de la Corée du nord. Bien entendu les navires de l’US Navy demeureront dans les eaux internationales et/ou sud-coréennes.

Ce sont donc une petite centaine d’avions et d’hélicoptères américains, en comptant ceux embarqués sur les bâtiments d’accompagnement, qui se préparent à évoluer en face d’une des dictatures les plus dangereuses de la planète. Mais surtout pour Donald Trump c’est l’occasion de démontrer toute sa détermination dans la gestion de l’épineux dossier nord-coréen. À coups sûrs les F/A-18C Hornet, F/A-18E & F Super Hornet, EA-18G Growler, et E-2C Hawkeye embarqués à bord de l’USS Carl Vinson sauront lui assurer une aide précieuse.

Car à la différence de l’opération de représailles contre la base aérienne de Homs il s’agit cette fois ci de faire pression sur la Corée du nord pour qu’elle renonce à réaliser son sixième test nucléaire. Ce dernier est actuellement redouté par la communauté internationale, car dans le même temps le pouvoir communiste de Pyongyang travaille sur des essais d’engins balistiques susceptibles d’emporter une charge nucléaire vers une cible que le dictateur Kim Jung-un pourrait considéré comme ennemie. Pèle-mêle la Corée du sud, le Japon, les Philippines, ou pourquoi pas l’archipel américain d’Hawaï.

Aux côtés de l’USS Carl Vinson on trouve quatre navires de guerre de premier plan. Tout d’abord le destroyer USS Bunker Hill (CG 52) et ses deux hélicoptères MH-60R Seahawk, mais aussi trois destroyers de la classe Arleigh Burke, les USS Gridley (DDG 101), USS Sterett (DDG 104), et USS Dewey (DDG 105) avec chacun à leur bord deux SH-60B Seahawk. Sans compter qu’à eux quatre ces puissants navires de guerre embarquent des dizaines de missiles de croisière BGM-109 Tomahawk.
Bien entendu au moins un sous-marin accompagne cette flotte, mais pour des raisons de sécurité l’US Navy demeure très discrète à son sujet.

C’est donc un signal fort envoyé à la dictature nord-coréenne par Donald Trump au moment où le nouveau Président des États-Unis s’entretient avec son homologue chinois Xi Jinping, l’un des seuls (rares?) alliés de Kim Jung-un.

Photos © US Navy

4 COMMENTAIRES

  1. Bonjour, juste une petite erreur c’est glisser Arnaud le USS Bunker Hill (CG 52) n’est pas un Destroyer en language militaire mais un Croiseur à la différence lui un armement plus puissant que le Arleigh Burke et tonnage plus gros et emporte canon 127 mm tandis Arleigh Burke canon de 76 mm.

    • Exact Dominic, par contre sauf erreur de ma part les Arleigh Burke ont aussi un canon de 127.
      Bref, si les 3 destroyers sont tout comme lui équipés du système mer-air AEGIS et peuvent remplir le même rôle, le Bunker Hill (classe Ticonderoga) reste LE croiseur de défense aérienne du Carrier Group avec sa quasi centaine de missiles SM-2 (ou -3) en lanceur rotatif et vertical, les Arleigh Burke étant du coup plutôt orientés anti-sous-marins / frappe conventionnelle.
      Parenthèse navale fermée ^^

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