On connaissait Dumbo l’éléphant volant du dessin-animé Disney voilà qu’un Qatari vient de nous inventer le concept des vaches volantes. Dans les prochaines semaines ce sont 4000 vaches laitières qui vont être transportées par les airs depuis l’Australie et les États-Unis à destination de l’émirat pétrolier du Golfe. C’est bien sûr le blocus ordonné par ses voisins qui oblige le petit état à réagir de la sorte s’il veut pouvoir continuer à distribuer du lait à sa population.

Car jusqu’à très récemment le Qatar importait son lait de vache depuis l’Arabie-Saoudite, principal fournisseur de la région. Mais désormais sous embargo quasi complet de la part de ce dernier le Qatar n’a pas d’autre choix que de réagir de manière extrême. Et le lait est primordial pour un pays bénéficiant d’un taux de natalité comme celui-ci, il en va de la survie des enfants. Plusieurs ONG dont Human Right Watch et Amnesty International ont déjà pointé du doigt l’embargo contre le Qatar et salué l’initiative lancé par l’homme d’affaire Moutaz El Khayyat de créer ce pont aérien laitier.

Pour autant les vaches ne sont pas des animaux aussi aisés à transporter qu’un chien, un chat, ou même un porc. À l’instar du cheval, la vache demande de très grandes précautions afin de ne pas la blesser et d’éviter qu’elle se déshydrate. Or il ne faut pas que le vol ne dure trop longtemps afin de ne pas compliquer le cycle de traite.

C’est donc un pont aérien particulièrement sensible qui se prépare d’autant que rappelons-le les espaces aériens de la majorité de ses voisins sont interdits aux avions qataris. Les avions de transport de fret de la compagnie Qatar Airways ne pourront donc pas réaliser ce pont aérien. C’est la raison pour laquelle Moutaz El Khayyat a décidé d’avoir recours à des transporteurs américains et ukrainiens opérant respectivement sur Lockheed L-100-30 et sur Antonov An-124, et non soumis aux contraintes d’interdiction de vol.

Photo © Wikimédia Commons.

9 COMMENTAIRES

  1. Et les vaches vont brouter dans le désert par 47°c… ?
    En étables climatisées avec fourniture d’herbes, pas sûr que ce soit plus intéressant que l’importation de lait ?
    Le porc est plus facile à transporter, mais le porc au Qatar….
    Où l’on voit que c’est un pays qui ne sait rien produire.

    • En fait le Qatar est déjà producteur de lait mais uniquement à partir de brebis. Trois exploitations couvertes et climatisées existent en périphérie de la capitale et c’est ce genre d’installation qui va accueillir les vaches américaines et australiennes.
      Ensuite sur votre appréciation sur le « pays qui ne sait rien produire » on voit clairement que vous n’avez jamais mis les pieds au Qatar. C’est certainement un des états les plus avancées technologiquement dans le Golfe.

      • Merci de ces précisions (le prix de la climatisation… voilà qui ne plairait guère à nos écolos du développement durable. Mais il est vrai que c’est vital là-bas.)
        Et je vous confirme que je ne connais pas le Qatar, c’est donc bien pour cela que je pose des questions 😉 !
        D’après vous, ils produisent donc aussi de l’électronique, des produits électriques, des voitures, des avions, des machines-outils, etc. ?
        Tant mieux pour eux, cela veut dire qu’ils ont une vraie politique de substitution aux importations.
        Sauf des F-15 E, qu’ils viendraient d’acheter. En espérant fortement que cela ne remette pas en cause leur achat de Rafale… !?

        • Alors il faut savoir que le gros de la production industrielle qatarie réside surtout dans les hautes technologies et la recherche médicale. Pas de construction mécanique par contre dans ce pays que j’ai la chance de connaître un peu.

        • Merci pour ces informations un peu surprenantes, on aurait plutôt pensé à de l’industrie pétrolière que médicale ?

        • İl n’est pas interdit à La France d’espérer.
          Quoique US est tout à fait capable de continuer à rafler le marché de MYO.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom