Rendez-vous incontournable des professionnels de l’aéronautique, très attendu également par certains passionnés le Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace ouvre ses portes ce lundi 19 juin. Comme à chaque édition ce sera l’occasion pour le public français (mais aussi étranger) de découvrir en vol et/ou en statique des avions et des hélicoptères dernier cri. Petit tour d’horizon des nouveautés pour 2017.

Alors ne soyons pas médisant la vedette de cette année sera très vraisemblablement l’avion de combat multirôle furtif américain Lockheed-Martin F-35A Lightning II dont les évolutions devraient impressionner petits et grands. Peut-être même de quoi faire temporairement oublier ses déboires technologiques, sauf bien entendu aux éternels même râleurs et grincheux.

Mais l’avion américain sera t-il le seul nouvel avion militaire ? En fait non. Même s’il n’est pas à proprement parler une nouveauté la venue pour la première fois en France du Kawasaki P-1 japonais risque bien de passionner les nombreux aficionados présents.
Autre avion militaire très attendu le cargo biréacteur brésilien de nouvelle génération Embraer KC-390 que l’avionneur aimerait voir percer sur le marché européen et dont on annonce des capacités en vol surprenantes. Moins impressionnant mais cependant à surveiller, l’avion d’entraînement intermédiaire à turbopropulsion TAI Hürkus proposé par la Turquie.

Pour le reste le plateau des avions militaires proposera surtout du «réchauffé» avec notamment l’Airbus Defense & Space A400M Atlas, le Dassault Aviation Rafale, ou encore les Lockheed-Martin C-130J Super Hercules et F-16C Fightning Falcon. Rien de bien nouveau même si ça devrait bien déménager dans le ciel de Seine-Saint-Denis.

En fait le spectacle serait peut-être plutôt du côté des avions de ligne et des hélicoptères cette année. Dans la première catégorie, excusez du peu, les Airbus A321Neo, A350-1000, et A380, mais aussi les Boeing 737Max 9 et 787-10. Ce dernier ne devrait pourtant pas quitter le tarmac du Bourget. Le Canadien Bombardier et le Japonais Mitsubishi feront quand à eux évoluer respectivement leurs CS300 et MRJ90.

Niveau voilure tournante la vedette incontestée devrait s’appeler Airbus Helicopters H160, fraîchement auréolée d’une vaste commande militaire française. Cependant les AgustaWestland AW169 et Bell 429 risquent de ne pas se laisser faire.

Alors le Bourget est-il toujours aussi incontournable ? Là encore à mon sens oui et non. Ça dépend si vous vous positionnez du côté des pros ou des passionnés. Le passionné que je suis vous dira que les récentes éditions du salon ne valent plus tripette, n’ayant plus aucun intérêt pour les passionnés qui ne peuvent plus autant s’approcher qu’avant des machines et encore moins rencontrés ingénieurs et pilotes.
Pour autant le GIFAS n’a pas baissé le prix d’entrée, loin de là, et ce malgré la diminution du pouvoir d’achat des uns et des autres. Y a pas de petits profits au pays des grandes entreprises aéronautiques.

Photo © US Air Force.

13 COMMENTAIRES

  1. « Ne soyons pas médisant la vedette de cette année sera très vraisemblablement l’avion de combat multirôle furtif américain Lockheed-Martin F-35A Lightning II »
    Y a une difference entre la médisance et l’objectivité. En quoi un appareil qui ne marche pas, est hyper couteux, et pas efficace, et n’existe encore seulement pour sauver l’industrie d’armement des américains, serait la vedette de cette année ? Sérieusement, cet avion est un avion marketing, il ne sera jamais la vedette d’autre chose que des journaux a scandale.

    • Bizarrement vous ne citez pas la fin de ma prose, peut-être colle t-elle trop avec votre personnalité à l’instant T ?
      Plus sérieusement quel sera alors selon vous Eowya la vedette de ce salon ? Le Rafale ?

  2. F35 et P1, voila pour ma part également les deux événements du show.

    Le reste sera effectivement -niveau militaire- du vu et revu, mais avec quelques aéronefs qu’il fera plaisir de revoir au sol / en vol (EF2000, A400M, Rafales, M2000, Tigre, NH90, F16, AH64, C130…). Cela dit, j’insiste sur le fait que nous aurons droit à un V22 Osprey, c’est assez rare sous nos latitudes pour mériter le coup d’œil, et s’il est aussi accessible que les Blackhawk / Hercules / Chinook en 2015, ce sera du pain béni de le photographier sous toutes les coutures et faire un tour en soute.
    Pas de Russes, dommage mais guère étonnant, le salon étant une vitrine commerciale avant tout, les relations / influences actuelles ne s’y prêtant guère.
    Quelques warbirds dignes d’intérêt aussi dont certains voleront, même si selon moi ce « salon » ne se prête pas vraiment à leur démonstration, les meetings étant plus adaptés. Mais l’on ne boudera pas de voir du Catalina, Bronco, Dakota, Avenger et Storch (entre autres).

    Concernant l’analyse personnelle sur le salon, j’y étais allé enfant avec mes parents, une fois à ma majorité, et enfin en 2015. Si l’émerveillement de mes jeunes années me laisse un excellent souvenir, 2015 ne m’a pas forcément déçu car d’une part je savais grosso modo à quoi m’attendre. Alors je suis d’accord Arnaud, quand on connaît les arcanes de l’événement ça perd de son charme avant même d’y être : vitrine commerciale avant tout, foule grouillante et pas forcément calée en aéronautique… le nombre de selfies que les pauvres pilotes ont vu passer au lieu de longues discussions avec des aficionados, hyper-inaccessibilité des avions français avec des queues de plus d’une heure ce qui fait que j’ai boycotté à regret Rafale / Tigre et M2000. Mais en ce qui me concerne, j’avais tout de même un plan très précis des appareils à voir (les français de loin seulement malheureusement…), et les Américains m’ont je dois dire surpris par leur accueil, exactement comme en 97 d’après mes photos d’enfance sur les appareils, et plutôt « laxes » autour de leurs avions, ce qui fait que j’ai pu me reposer à l’ombre d’un A10 en compagnie de son pilote et le plane chief, ramper partout autour des appareils pour des photos, les toucher, m’asseoir au poste de pilotage d’un Blackhawk, et discuter le coup 30min avec un major des Buzzards d’Aviano pilote de F16 (et son avis bien senti sur « crazy dude Putin » ^^). Rien que pour le stand US ça valait amplement le déplacement.
    La démo aérienne en soi ne revêtait pas beaucoup d’intérêt (hormis A400M / Rafale / JF17 / NH90), si ce n’est profiter que la majorité avait le nez en l’air pour accéder aux queues plus aisément. Bref pas la panacée évidemment, ça n’aura jamais le charme d’un meeting mais on le sait tous ici, ça n’est pas ce genre d’événement. Mais il y avait -et aura cette année je pense- tout de même de quoi contenter un enthousiaste pas trop gourmand. Je remettrai donc le couvert pour y amener ma fille de 6 ans, les Mirage 2000 en radada au-dessus de l’Ardèche chaques vacances ont fini par la conquérir elle aussi. Je n’en attends pas des miracles, mais au moins une bonne demi-journée familiale avec beaucoup de découverte pour elle, et quelques petits plaisir d’Outre-Atlantique pour moi.

  3. Et le grand absent sera l’un des grands pays de l’aéronautique, la Russie. Dommage. J’aurais également aimé voir présent la Chine avec son Chengdu J-20 pour qu’il soit présenté aux professionnels occidentaux et ainsi voir s’il est vraiment à la hauteur de ce qu’en disent les chinois.

    • Ça fait tout de même quelques éditions que l’aéronautique russe est la grande absente. C’est en effet bien dommage ça permettrait de comparer en direct les avions de Sukhoi avec ceux des constructeurs américains et européens. Concernant les Chinois je reste persuadé qu’il est trop tôt pour eux de présenter leur J-20, ils ne sont même pas présent au niveau aviation civile.

      • Dans mon idéal, j’aurais aimé voir présent le Sukhoi T-50 Pak-Fa, le Chengdu J-20, le shenyang FC-31 et le Comac C919. Et là, ce serait un véritable salon international.

        • Je pense que l’on verra le T-50 au Bourget le jour où cet avion sera autre chose qu’un démonstrateur technologique. Quand il sera entré en service oui il viendra peut-être en France, si la Russie ose le mettre en comparaison avec les productions occidentales. Quand aux avions chinois c’est encore plus hypothétique.

  4. Questions relatives au rayon d’action et de distance franchissable du F-35: J’ai ouï que celui-ci ne serait pas en mesure de rejoindre sans ravitaillement en vol 2 bases de l’Aviation royale canadienne? Et combien de ravitaillement en vol furent nécessaires pour rejoindre Le Bourget? Sans doute autant que pour les opérations Black Buck lors de la guerre des îles Malouines?
    Bon Salon aux cousins français!

    P.S. Commentaires hors-sujet je viens de lire de Imogen Edwards-Jones & Anonymes Au secours, je prends l’avion, Histoires incroyables mais vraies du transport aérien, c2005 et c216City Edition ISBN 978-2-82460-867-9  » tout un tas d’anecdotes qui oscillent entre le burlesque, le paillard voire le salace et le tragi-comique. » références http://www.aerostories.org/~aerobiblio/article5453.html

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