Non l’opération Barkhane n’est pas terminée et l’Armée de l’Air ne rapatrie pas son matériel dans l’hexagone. Pourtant ce mardi 4 juillet 2017 un drone de reconnaissance MQ-9 Reaper appartenant à l’Escadron de Drone 1/33 Belfort a réalisé un premier vol au-dessus du territoire métropolitain. En effet depuis leur entrée en service il y a un peu plus de trois ans ces avions de reconnaissance sans pilote étaient basés exclusivement à l’étranger.

Malgré donc une activité toujours aussi importante dans la bande sahélo-saharienne l’Armée de l’Air a donc décidé de «rapatrier» en France le General Atomics MQ-9 Reaper numéro 612. Un appareil qui va désormais permettre à ses télépilotes de s’entraîner en condition métropolitaine, c’est à dire survoler un pays industrialisé en tenant compte d’un trafic aérien dense. Ce qui n’est pas vraiment le cas des alentours de Niamey d’où il opère habituellement.

Mais surtout depuis leur shelter de la Base Aérienne 709 de Cognac les télépilotes vont devoir s’exercer à survoler Paris et sa banlieue. Il faut dire que la semaine prochaine leur Reaper sera intégré, aux côtés de l’AS-555 Fennec de la mesure active de sûreté aérienne, au dispositif de sécurité renforcé autours du traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées.
De surcroit la France aura un invité de marque ce jour là : Donald Trump. Premier Président des États-Unis en exercice à participer à cette célébration. Il a été spécialement invité par le Président de la République Emmanuel Macron afin de commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des troupes américaines dans la Première Guerre mondiale.

Le Reaper surveillera donc très discrètement les cieux franciliens, à une altitude où il sera quasi imperceptible par les milliers de spectateurs et de touristes massés autour de la célèbre artère parisienne. Surtout il permettra à l’état-major de disposer en temps réel d’un outil de renseignement efficace. Ce que dans les faits il réalise quotidiennement dans la guerre contre les groupes armés djihadistes.

Cet emploi d’un drone de reconnaissance Reaper autour des festivités du 14 juillet est aussi un test grandeur nature pour beaucoup d’autres évènements où le ministère de la défense aimerait engager de tels moyens pour assurer une observation accrue, en renfort des moyens plus habituels que sont les hélicoptères de surveillance.

Il est à noter qu’à l’occasion de ce premier vol «français» d’un Reaper de l’Armée de l’Air le drone était accompagné de deux avions, bien pilotés ceux-ci, et habituels locataires des installations charentaises : les SOCATA TB-30 Epsilon d’entraînement basique et intermédiaire.

Photos © Armée de l’Air.

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