Pour la photo de cette semaine c’est direction l’océan Atlantique, et plus particulièrement au large de baie de Chesapeake aux États-Unis. Entre la fin du mois de juillet et le début de ce mois d’août l’US Navy a procédé à des essais à la mer grandeur nature de son tout nouveau porte-avions USS Gerald R. Ford, premier bâtiment de la classe éponyme. Pour l’occasion deux Super Hornet du squadron VX-23, spécialisé dans le soutien aux essais aériens et navals, ont posé pour les photographes officiels.

De l’avis général l’USS Gerald R. Ford (CVN-78) est le plus moderne de tous les porte-avions au monde actuellement grâce notamment à deux innovations majeures : les catapultes électromagnétiques pour les aéronefs (ou EALS pour la marine américaine) ainsi qu’une station de désalinisation de l’eau de mer permettant au bâtiment d’être autosuffisant en eau potable, notamment pour tout ce qui est autre que la consommation alimentaire. De nouveaux réacteurs nucléaire A1B plus économiques mais aussi plus puissants ont été installés en lieu et place des A3W disponibles habituellement sur les «vieux» porte-avions de la classe Nimitz.

Cependant le porte-avions ne devrait pas entamer sa première croisière de combat avant le milieu de l’année prochaine, les ingénieurs de la marine américaine ayant encore quelques réglages à réaliser, entre autre au niveau des fameuses catapultes EALS. À terme l’USS Gerald R. Ford sera le plus évolué de tous les porte-avions au monde, loin devant les navires chinois, européens, ou russes.

Photos © US Navy.

 

6 COMMENTAIRES

  1. La présence d’une station de désalinisation à bord d’un navire, qu’il soit militaire ou civile, est une chose tout à fait courante.
    Un bâtiment hauturier (et même de nombreux navires côtiers) produit lui même son eau douce.
    La présence d’une station de désalinisation à bord du G.R.Ford ne peut pas être présentée comme une innovation. Peut-être que celle-ci présente une technologie innovante et dans ce cas nous serions heureux d’en apprendre davantage de la part d’Arnaud.

    • Sachez François qu’au regard de certaines de vos récentes interventions j’ai pris la décision de vous modérer à deux reprises. Nous ne sommes pas un site défouloir pour les râleurs et les aigris dans votre genre, désolé monsieur. Vous êtes maintenant prévenu, vos hors-sujets et vos commentaires déplacés ou manquant de respect seront systématiquement modérés.

      Fin du HS.

  2. A noter que le choix d’une catapulte électromagnétique sur les nouveaux porte-avions américains, n’est pas sans conséquences sur le choix du type de propulsion du ou des futurs porte-avions français..
    Les français hésitent en effet à renouveler l’expérience d’une propulsion nucléaire, telle que sur le Charles de Gaule, les bénéfices de celle-ci en terme d’autonomie du navire étant très relatifs, par rapport au surcoût important à la production et à l’entretien du réacteur.
    Or le surplus de puissance électrique exigé par une catapulte électromagnétique, ne semble compatible qu’avec une machinerie nucléaire.
    Et la catapultes à vapeur du Charles de Gaule est fournies par les américains. La France n’a jamais produit ce genre d’équipement de part les trop rares commandes de sa marine.
    A l’avenir les Etat Unis seront-ils encore en mesure de fabriquer des catapultes à vapeur ?
    La France se lancera-t-elle dans sa propre fabrication ?
    Optera-t-elle pour une navire à propulsion nucléaire et à catapulte électromagnétique ?

    • Bonjours François.
      En fait c’est le contraire, une catapulte à vapeur nécessite une chaudière pour produire la vapeur (chaudière nucléaire sur le Charles de Gaule et sur les portes avion américain, mais aussi chaudière au fioul sur le Clemenceau et le Foch).
      Or sur un bâtiment moderne à propulsion classique, il n’y a pas de production de vapeur (il y a deux type de propulsion généralement utilisées: Moteur diesel avec une transmission par un arbre d’hélice; ou plus moderne et utilisé sur les deux nouveaux porte-avions Anglais, Générateur(s) et/ou turbine(s) qui produisent de l’électricité, la propulsion et réalisée grâce à des pods).
      Les catapultes électromagnétique sont parfaitement compatible avec une propulsion de type diesel-électrique ainsi nucléaire (les pics de consommations électriques peuvent êtres compensés par des Supra-condensateurs ou des turbines), à contrario une catapulte à vapeur et difficilement compatible, ou avec une machinerie lourde.

      • Merci pour ces précisions MAX56
        J’avais lu des articles qui affirmaient qu’une propulsion diesel-électrique ne pouvaient pas fournir le pic puissance nécessaire à la catapulte électromagnétique.
        Et bien ce serait donc quand même le cas.

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