Nous arrivons déjà à l’avant-dernier épisode de notre mini-série sur les actuels aéronefs en service dans celle qui fêtera dans quelques jours ses 70 ans : l’US Air Force. Cet opus nous conduit à nous intéresser au principal hélicoptère en service dans l’aviation militaire américaine, le MH-60 Pave Hawk de recherches et sauvetages au combat et de soutien aux opérations spéciales. Un appareil dont les origines remontent à près de 35 ans tout de même malgré de fréquentes remises à jours.

Car quand au début des années 1980 l’état-major de l’US Air Force se rend compte qu’il a besoin d’un nouveau type d’hélicoptère pour les missions de recherches et sauvetage au combat (ou C-SAR pour Combat-Search And Rescue en anglais) elle possède une flotte assez inadaptée en fait. Celle-ci s’articule alors autour de deux modèles d’hélicoptères très différents avec d’abord les énormes Sikorsky HH-53H et ensuite les (beaucoup) plus petits Bell HH-1N. Deux types d’hélicos pour ces deux missions c’est alors un de trop pour les généraux du Pentagone.

D’autant que les dirigeants de l’US Air Force sont eux-aussi tombés sous le charme du nouvel hélicoptère de Sikorsky, le S-70A. Et ils vont en développer, difficilement d’ailleurs, une version très adaptée aux besoins de leurs aviateurs. Ils entrent en service en 1987 sous la désignation HH-60A Credible Hawk. En fait il s’agit ni plus ni moins que de UH-60A Blackhawk identiques aux appareils de l’US Army à l’exception de leur treuil mécanique renforcé et de système de flottaison permettant les survols marins. Au début des années 1990 ils sont profondément revus et corrigés et deviennent des HH-60 Pave Hawk, une désignation qu’ils conserveront durant 25 ans.

Car aujourd’hui polyvalence oblige ils sont devenus Sikorsky MH-60G Pavehawk. Et force est de constater que ces hélicoptères sont capables de tout faire. Bien entendu ils réalisent des missions d’infiltration-exfiltration des forces spéciales américaines jusque loin derrière les lignes ennemies tout autant que des opérations de recherches et de sauvetage au-dessus du champ de bataille mais en outre ils peuvent réaliser bien d’autres rôles. Des évacuations sanitaires bien entendu au profit des aviateurs américains, mais aussi des missions que l’on pourrait qualifier de service publique. C’est ainsi qu’en Californie il n’est plus rare de voir voler des MH-60G Pave Hawk dotés de bambi bucket et porteurs d’étranges codes tactiques de couleur rose. Bien entendu ils luttent contre les feux de forêt. Ils peuvent aussi secours des sinistrés lors d’inondations ou d’ouragans, comme récemment avec Harvey au Texas.

 

L’une des particularités notable des MH-60G Pave Hawk est leur capacité à pouvoir être ravitaillés en vol par des avions comme le Lockheed HC-130 Combat King voire même des versions encore plus secrètes tels le méconnu MC-130P Combat Shadow. Cette allonge permet à ces hélicos de voler loin et vite au secours des combattants américains en danger.

Mais surtout depuis plusieurs années les pilotes et équipages de l’US Air Force ont su développer un véritable savoir-faire reconnu par tous, y compris par l’US Navy. Il n’est donc plus exceptionnel de voir des Sikorsky MH-60G Pave Hawk apponter sur des navires de guerre américains, voire même participer à des manœuvres aéronavales.

Alors quel avenir pour cet appareil hors du commun, pourtant si difficilement exportable ? Eh bien peut-être (sûrement même) le futur HH-60W actuellement en phase de développement ou pourquoi pas un hypothétique HV-22 Osprey… peut-être un peu gros. Quoiqu’il en soit ce futur appareil aura la lourde tâche de succéder à un des hélicoptères américains les mieux pensés et les plus adaptés à ses (nombreuses) missions !

Photos © US Air Force.

2 COMMENTAIRES

  1. La dernière photo elle est impressionnante avec les mitrailleuses de chaque côtés. C’est obligé que vous arrétiez cette série? Moi j’aime bien, sauf celle sur le T-6 que je trouve pas terrible.

    • En fait oui c’est obligé car le concept même de cette série c’est qu’elle est à durée déterminée, le temps d’atteindre le 17 septembre c’est à dire après-demain.

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