Les autorités de l’aviation civile russe semble pour l’instant écarté la possibilité d’interdire de vol les centaines d’avions de ce type encore en exploitation dans le pays. Ce samedi 2 septembre un biplan de transport léger Antonov An-2 s’est écrasé lors d’un meeting aérien qui se déroulait sur un terrain d’aviation de la ville de Balachikha dans la banlieue nord de Moscou, tuant sur le coup son pilote et son copilote. Tous deux étaient de nationalité russe et connaissaient parfaitement le maniement de l’avion construit au début des années 1950.

Ce n’est certes pas la première fois qu’un Antonov An-2 s’écrase en Russie, notamment depuis le début du vingt-et-unième siècle, mais par contre le fait est plus rare en meeting aérien. C’est donc devant des milliers de spectateurs et de passionnés médusés et effrayés que le biplan s’est écrasé dans l’herbe étant littéralement pulvérisé à l’impact. Malgré la rapidité des services de secours aéroportuaires locaux, les sauveteurs n’ont pu que constater le décès des deux membres d’équipage vraisemblablement tués sur le coup.

Une enquête a été ouverte par l’aviation civile russe qui s’oriente d’ores et déjà vers la piste de l’erreur de pilotage. En effet le pilote n’aurait pas suffisamment redressé le nez de son avion après une phase d’acrobatie à moyenne-basse altitude. Notons que les Antonov An-2 russes ne disposent pas de boites noires, ils sont tels qu’ils étaient lors de leur conception il y a 70 ans.

Pour autant il semble exclu que la Russie interdise de vol les quelques 700 à 900 Antonov An-2 encore aujourd’hui en état de vol dans le pays. Pour beaucoup ils assurent des vols quotidiens dans des conditions souvent très dangereuses dans les régions les plus reculées et/ou les plus hostiles de Russie. La plus part de ces avions assurent des vols commerciaux court-courriers et régionaux au profit de populations rurales.

Photo © Associated Press.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom