L’information est passée pour le moins inaperçue, y compris aux États-Unis où les catastrophes naturelles avaient pris le pas sur le reste des actualités. Et pourtant celle-ci est de taille, au moins pour le microcosme de l’aéronautique de défense. Deux avions de combat embarqués Lockheed-Martin F-35C Lightning II ont été déployé début septembre à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72) pour une campagne de validation tous-temps. Une occasion de plus pour l’US Navy de progresser vers l’entrée en service opérationnel de l’avion prévu pour dans un peu plus de trois mois.

Car c’est bien en janvier prochain que le squadron VFA-147 de l’aéronavale américaine doit accepter au service ses premiers F-35C Lightning II. Dans cette unité dont l’histoire remonte à 1967 les chasseurs embarqués furtifs remplaceront les actuels F/A-18E Super Hornet en dotation depuis l’automne 2007. Ce n’était donc pas vraiment des avions obsolètes.

En attendant ce sont donc deux avions aux couleurs du squadron VFA-101 qui se sont entraînés de jour comme de nuit au large des côtes orientales des États-Unis. Cette unité à pour mission d’assurer toutes les dernières phases de tests à la mer mais aussi en condition réelle de combat des futurs chasseurs embarqués. C’est ainsi que les marins de l’USS Abraham Lincoln ont pu se familiariser avec ce nouvel avion qui sera leur outil de travail pour au moins les trente prochaines années.

Car si les versions F-35A (chasseur terrestre) et F-35B (ADAV d’attaque et de chasse) ont largement été décrié de par leurs retards phénoménaux il en est tout autrement de ce F-35C de chasse embarquée. En fait l’avion fait relativement consensus autant dans les domaines militaires qu’aéronautiques où la nécessité de remplacement des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet est quelques chose de clairement acté.

Quoiqu’il en soit ce qui ressemble à une ultime phase d’essais à la mer du Lightning II risque bien de prouver aux détracteurs de l’avion à quel point ils ont eu tort à son sujet : tout s’est déroulé comme sur des roulettes, sans aucune forme de problème. Si ce n’est que les essais ont dut être écourtés de deux jours pour cause d’ouragan Irma en approche !

Photos © US Navy.

7 COMMENTAIRES

  1. Je suis pas sûr que le F-35 est si apprécié dans l’US Navy :
    Je cite Le Fana de l’aviation HS N°8 (de 2017) :
    « Paradoxalement, ces retards ne troublent pas tant que ça l’US NAVy qui n’est pas pressé de recevoir ses avions. Après les ennuis rencontrés sur la crosse d’appontage au début du programme, elle doit gérer à présent des problèmes d’oscillation très sévères au catapultage, qui pourrait imposer de redessiner le train avant. Rien que ça. Le premier embarquement du F-35C, sous les couleurs de la VFA-147, est attendu en 2021 à Bord du CVN 70 Carl Vinson. L’US Navy jure que l’on ne l’y reprendra plus : la prochaine génération de chasseur embarque lui sera propre. Elle ne veut plus entendre parler de programmes interarmées connus pour être difficilement contrôlables, prendre du retard et enfoncer les budgets. Et, en attendant, elle fait tout ce qu’elle peut pou acheter de Super Hornet supplémentaires. »

    PS : Désolé pour les possibles fautes de copie

  2. Bonjour à tous amis passionnés ,les récentes implications du f35 dans des exercices (internationaux) ont il semble mis en lumière les qualités de ce dernier. Dans quel mesure peut ont croire ces bruits de couloir ? Propagande commerciale ou réel bon en avant ? Merci d’avance si l’un de vous peut éclairer ma lanterne 😉

    • Ce qui semble ressortir c’est surtout une volonté du Pentagone et de Lockheed-Martin de vouloir déminer une situation devenue très dangereuse pour le F-35 auprès de l’opinion publique américaine. Or si cette dernière reste farouchement hostile à l’avion elle risque bien d’être rejointe rapidement par certains responsables politiques du pays, dont le premier d’entre-eux qui pourrait avoir des velléités de restreindre les crédit alloués au programme. Car même si le Lightning II n’est pas forcément l’avion idéal, il est désormais trop tard pour faire machine arrière et sélectionner un autre.
      Ce qui est assez rigolo c’est que la presse (entre autre aéronautique) a la mémoire courte sur ce coup là car un avion comme le North American F-100 Super Sabre fut lui aussi très décrié avant qu’il n’entre en service, ce qui ne l’empêcha jamais d’être un des meilleurs chasseurs d’assaut de l’histoire américaine.

      C’est pourquoi depuis le début du bashing anti F-35 je répète qu’il vaut peut-être mieux attendre pour se faire une idée une fois l’avion opérationnel.

      • Merci Arnaud, pour être tout à fait franc c’est les propos rapportés de André Lanata : sur le déclassement de la France et de son rafale par rapport aux pays s’équipant de f35 qui me fait penser que finalement le f35 est un avion redoutable . Car c’est bien l’aveu du chef de l’État-major de l’armée de l’air qui est fait devant l’Assemblée national au moi de juillet.

        • Il est vrai que les propos du Gal Lanata peuvent surprendre, puisque le F-35, qui était jusque là considéré comme un avion mal né, apparaît soudain comme le must. Mais je rejoins l’avis de James (dans sont commentaire de l’article sur la vente de Rafales M à l’Inde) je pense que son discours a été mal interprété par les journalistes. Il visait simplement à soutenir la version F4 du Rafale, afin que son système de communication soit compatible avec le F-35. Il est vrai que si ses retards, son cout et ses capacité de vols sont la cible de nombreuses critiques, ses capacité à récolter, traiter et communiquer les informations sur le champs de bataille, semblent faire l’unanimité.

  3. Merci pour votre réponse François .Je dois avouer que la façon d’encourager les futures versions du rafale de Lanata me déconcerte un peu, et si c’est le cas comme vous le dite ( et je l’espère de tout mon coeur) je trouve que c’est mal approprié alors que les Belges doivent choisir entre le f35 et le rafale, ( Eurofighter ) .

    • Oui la force commerciale des Etats Unis est impressionnante, les capacités opérationnelles du F-35 sont critiquées de toute part, y compris au sein même de l’armée américaine, mais il se vend partout quand même !!
      Pour la Belgique la Stratégie de la France de sortir de l’appel d’offre et de proposer un partenariat d’état à état, semble pertinente, mais la partie semble difficile tout de même pour Dassault. On verra bien …

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