L’avion a été l’une des rares véritables vedettes du dernier Salon du Bourget. Or dans le même temps il mène une campagne d’essais très importante pour son futur. En effet depuis la fin du printemps 2016 un Embraer KC-390 de présérie mène conjointement avec les militaires brésiliens une série de tests et de validations des process liés aux opérations aéroportées. Une nécessité pour celui qui sera l’avion de transport tactique numéro 1 de la Força Aérea Brasileira pour les 30 ou 40 années à venir.

Si l’avion n’est pas encore officiellement entré en service il porte déjà la livrée typique des avions militaires brésiliens, jusqu’à sa cocarde. Cependant quelques petits signes distinctifs trahissent son véritable rôle : une immatriculation civile et des marquages hautes visibilités.

Ces essais opérationnels se déroulent en fait dans toutes les phases possibles de vols des avions destinés aux missions de parachutages : à moyenne et haute altitude quand il s’agit de larguer des sauteurs, à basse voire très basse altitude lorsque c’est du fret sur palette qu’il faut aéroporter. Et particularité bien brésilienne la majorité de ces missions se déroule au-dessus de l’une des zones forestières les plus densément boisées de la planète : l’Amazonie !

Cette phase d’essais devrait prendre fin entre décembre 2017 et février 2018. C’est à dire juste avant l’entrée en service actif des premiers avions de série, attendus au sein de la Força Aérea Brasileira à la fin du printemps prochain. Dès lors ils devraient permettre de remplacer les vieux Lockheed C-130E Hercules datant de la guerre froide. N’oublions pas qu’à l’horizon 2020-2022 les nouveaux biréacteurs de facture brésilienne devront en plus assurer des missions de ravitaillement en vol en remplacement cette fois-ci des Lockheed KC-130H Hercules eux-aussi à bout de souffle, et ce malgré la commande de trois ravitailleurs gros-porteurs Boeing KC-767.

Néanmoins au Brésil certaines voix s’élèvent déjà pour souligner le fait que jamais les 28 avions commandés ne suffiront. Et au Brésil, comme d’ailleurs récemment en Allemagne et en France on envisage d’avoir recours à la dépanneuse de service, j’ai bien sûr nommé le Lockheed-Martin C-130J Super Hercules. D’autant qu’un autre chantier devrait bientôt voir le jour dans l’aviation brésilienne : la succession des vieux bimoteurs Embraer UC-95 Bandeirante de transport léger et de liaisons. Et là encore les Brésiliens aimeraient que leur industrie locale soit en première ligne ! Une affaire donc à suivre.

Photos © Força Aérea Brasileira.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom