On le compare déjà à Harvey qui vient de toucher le sud des États-Unis. Ce mardi 5 septembre 2017 l’ouragan Irma, qui a été placé en catégorie 4, se prépare à frapper les côtes françaises de Martinique et de Guadeloupe restreignant par la même occasion le secteur aéronautique dans la région. D’ores et déjà des annulations et reports de vols commerciaux sont annoncés.

Ainsi il va être très difficile voire quasi impossible depuis la métropole de rejoindre les deux principales îles des Antilles Françaises. Cela concerne principalement des vols des compagnies Air Caraïbes et Air France assurant les liaisons trans-atlantiques. Au niveau local plus aucun vol n’est annoncé pour ce mardi à destination ou en provenance des îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin où les espaces aériens ont d’ailleurs été fermé temporairement. Les avions de tourisme sont cloués au sol, remisés dans les hangars.

Même schéma sur le Pôle Aéronautique Étatique du Lamentin (972) où les vols sont limités au strict minimum, c’est à dire aux urgences. Que ce soit pour le Casa CN-235-200 déployé régulièrement par l’Escadron de Transport 68 Antilles-Guyane depuis la Base Aérienne 367 de Cayenne Rochambeau ou encore pour les hélicoptères Eurocopter AS.565 Panther affectés sur les frégates Ventôse et Germinal. Il en va de même pour les hélicoptères de la gendarmerie nationale, des douanes, ou encore du SAMU.

Ce dimanche 3 septembre un vol régulier d’Air France a décollé de Roissy Charles de Gaulle avec à son bord un détachement de 57 personnels de l’unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile de Brignoles (ou UIISC7) accompagnés de chiens de recherches et sauvetages. Ils ont notamment embarqués dans leurs «bagages» des mini-drones de reconnaissance. Ce déploiement est réalisé en prévention des risques liées à cette catastrophe naturelle annoncée.

Toutes ces mesures démontrent bien que le gouvernement français, mais aussi les autorités préfectorales ont pris la pleine mesure du danger que l’ouragan Irma représente pour les Antilles. On ignore quand l’activité aérienne pourra reprendre de manière (presque) normale dans la région. Car c’est bien par la voie des airs que viendra l’aide au profit des populations ultramarines sinistrées.

Photo © Wikimédia Commons.

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