Une fois encore la vieille alliance qui existe entre le Canada et la France a fonctionné à plein régime. Un avion-cargo Boeing CC-177 Globemaster appartenant à l’Aviation Royale Canadienne a été mis gracieusement à disposition de la France pour réaliser une liaison transatlantique permettant ainsi de ravitailler les victimes de l’ouragan Irma. Cependant pour des raisons évidentes de logistiques mais aussi d’adaptation des pistes le quadriréacteur a été obligé d’atterrir en Guadeloupe.

C’est depuis le sud-ouest de la France que ce Boeing CC-177 Globemaster a traversé l’Atlantique avec à son bord plus de quarante tonnes d’aide humanitaire de première urgence envoyé par la métropole. En fait l’avion canadien a permis durant ce vol qui s’est déroulé dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 septembre 2017 d’alléger la charge des équipages des avions de transport militaires français Airbus A340TLRA et A400M Atlas déployés par l’Armée de l’Air.

Une fois arrivé à la Guadeloupe le fret contenu dans la soute du quadriréacteur canadien a été transbordé vers des avions plus adaptés aux opérations à destination de Saint-Martin et Saint-Barth’, à savoir bien entendu les Casa CN-235.

En fait cette mise à disposition d’un avion-cargo stratégique est intégrée dans une plus vaste opération baptisée Renaissance 17-01 et à laquelle participe également l’équipage et l’hélicoptère embarqué Sikorsky CH-124 Sea King de la frégate NCSM Saint John. Cette dernière a quitté en début de semaine les eaux canadiennes afin de rejoindre les territoires britanniques des Caraïbes eux-aussi durement touchés par l’ouragan Irma. Elle emporte notamment des kits de premier-secours et du matériel d’épuisement et de traitement des eaux. En outre six experts appartenant à une équipe spécialisée ont rejoint l’opération et apportent leur concours aux autorités de l’île d’Antigua.

Même si le Canada ne fut pas immédiatement touché par cette catastrophe naturelle il faut savoir que certains de ses ressortissants se trouvaient sur les îles britanniques et françaises frappées par l’ouragan et par son «petit frère» José survenu quelques heures plus tard !

Photo © Aviation Royale Canadienne.

16 COMMENTAIRES

  1. Une question bête. Pourquoi cet avion ne se pose pas directement à St-Martin comme l’A400m quelques jours auparavant? Les 2 pistes disponibles ne sont pas encore remises en état ?

    • Pour le coup ni l’état-major canadien ni son équivalent français n’ont communiqué sur le sujet. Sûrement que la remise en état du tarmac ne permettait pas l’atterrissage direct d’un avion de cette taille.

    • La piste de l’aéroport de Grande Case, en partie française, a été la première praticable, mais il s’agit d’un aéroport régional avec une piste trop petite pour permettre l’atterrissage de gros porteurs stratégiques tels que le C-17.
      Toutefois l’A400-M qui est plus petit et qui dispose de capacités tactiques a pu s’y poser.
      Je ne sais pas si la piste de l’aéroport international Princess Julianna en partie hollandaise est praticable à ce jour.
      Peut-être aussi que le C-117 canadien transportait du fret pour St Martin ainsi que pour St Barth, qu’il a fallu répartir avant. Et je suppose qu’il est plus facile de dispatcher le fret en Guadeloupe qu’en zone sinistrée à St Martin.

      • Juste pour la forme François, ce sont des CC-177 et non des C-117. Ce dernier existe, c’est une version modernisée du célèbre C-47 par ailleurs traité dans la partie encyclopédique du site.

        Pour le reste je ne peux qu’être d’accord avec vous.

  2. On ferait pas mieux d’acheter nos propres C-17 ou alors des Antonov An-124? Je croyais que la France avait de bonne relations avec l’Ukraine depuis Hollandouille. Pour une fois sa pourrait nous servir à acheter des avions correctes.

    • Les c-17 et les An-124 ne sont plus fabriqués.
      Il fut un temps l’Ukraine envisageait de reprendre la production des An-124, avec une avionique et des moteurs occidentaux,
      Concernant l’achat d’avions de transport gros porteurs stratégiques, la France s’était renseigné au près des Etats Unis pour l’achat de C-5 d’occasion qui étaient mis sous cocon dans le désert et qui auraient donc nécessité une très grosse remise en état. Mais elle n’est pas allé plus loin que la prise de renseignement.

  3. Acheter des C-17 ? vous n’y pensez pas, nos industriels aéronautiques auraient freinés des 4 fers. Lèse-majesté. Vu ce qu’ils ont fait lorsque la France a osé commander 4 malheureux K/C130 J… Et puis un C-17 coûte cher, autant que la rénovation de quartiers que l’on donne à une population qui le dégradera en quelques mois, autant que l’argent que l’on injecte chaque année pour acheter la paix sociale et éviter les incidents. Faut faire des choix dans la vie !

    • Vos commentaires déplacés sur les gens qui vivent dans les quartiers soumis à rénovation vous les gardez pour vous ou bien vous allez les exposer sur des sites politiques. Et puis dans votre intérêt du genre de ceux où des gens pensent comme vous. C’est mon premier et mon dernier avertissement Jean-Luc, vous êtes nouveau je vous laisse le bénéfice du doute.
      Idem concernant votre prose plus que nauséabonde sur la paix sociale.

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