Pour beaucoup les jeux sont faits en Belgique, le futur avion de combat s’appelle Lockheed-Martin F-35A Lightning II. Pourtant tout ne semble pas joué et certains signaux semblent s’allumer en faveur du biréacteur omnirôle français Dassault Aviation Rafale. Un jeu de dupes dans lequel il est difficile de voir clair, entre désinformation et rumeurs. Nous allons tenter d’éclairer quelque peu votre lanterne.

Ce dont on est sûr et certains, c’est que la Composante Air a prévu d’acquérir un total de 34 avions de combat afin de remplacer les actuels General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon en dotation depuis janvier 1979. Officiellement, seuls deux constructeurs y ont répondu : Lockheed-Martin et donc son F-35A Lightning II mais, aussi Eurofighter et son EF-2000 Typhoon. Boeing et Saab, avec respectivement le F/A-18E & F Super Hornet et le JAS 39 Gripen, ont finalement décidé de jeter l’éponge. Ce qui n’est pas le cas de Dassault Aviation.

Le problème, c’est qu’en fait l’avionneur de Saint-Cloud ne semble pas forcément avoir joué le jeu dans les règles. En effet, tous les prétendants avaient jusqu’au jeudi 7 septembre 2017 inclus pour présenter leur proposition (en substance leur avion) dans le cadre de l’appel d’offres officiel. Les Français ont décidé d’agir autrement, au travers d’un possible accord bilatéral, entre les gouvernements des deux pays ! Et c’est là que le bas blesse.

Car en faisant cela la ministre des armées, madame Florence Parly, court-circuite l’autorité de son homologue belge, monsieur Steven Vandeput. Elle place du coup le dossier directement entre les mains du premier ministre belge et de l’Élysée. Un choix français osé mais qui pourrait porter ses fruits puisqu’au final c’est le conseil des ministres belges qui décide et non uniquement le ministère de la défense.

Si outre-Quiévrain, le sort de l’Eurofighter semble scellé car trop britannique dans une époque de forte défiance belge à l’égard du Royaume Uni (en raison bien sûr du Brexit) il en est tout autrement du chasseur multirôle américain. Le fait qu’il s’agisse déjà d’un futur succès à l’export n’est pas pour rien dans l’inclination du ministère de la défense belge à son encontre, tout comme la volonté locale de satisfaire aux exigences de l’OTAN pour lequel le F-35A Lightning II semble de plus en plus taillé.

Alors pourquoi Dassault Aviation et l’Élysée veulent absolument impliquer le Rafale dans ce programme, au risque de plus en plus souvent évoqué en Belgique de retrouver l’avion français devant les juges ? Simplement parce qu’il a le vent en poupe auprès de nombreux pilotes de la Composante Air qui l’ont approché de très près durant des exercices internationaux avec leurs collègues français. Or si l’avion peut sembler un peu surdimensionné vis à vis du territoire belge il n’en demeure pas moins qu’il représenterait le choix idéal pour une Belgique qui veut de plus en plus peser dans le concert des nations !

Au final, on peut donc oui se dire que l’avion français à une raisonnable chance de l’emporter chez nos voisins du nord, mais que celle-ci demeure très très mince, voir infime. Mais comme dit l’adage : « l’espoir fait vivre ».

Photo © Armée de l’Air

28 COMMENTAIRES

  1. C’est une décision délicate en ce qu’elle implique soit un changement de posture « stratégique », soit une continuation de l’ordre « passé ». Ce n’est pas un choix technique. En son temps, l’évaluation néerlandaise montrait que sur l’ensemble du spectre, les deux solutions se valaient (à quelques centièmes de points près).
    De l’eau a depuis coulé sous les ponts, et le Rafale qui ne cesse d’évoluer est proposé en version F4+.
    J’ai le sentiment que ce sont deux visions du monde qui sont en compétition : le modèle Atlantiste, forcément rassurant, mais avec ses questionnements dont l’un n’est pas des moindres : la fiabilité de l’allié américain sous l’administration Trump. Et de l’autre, une Europe de la Défense qui n’a jamais vraiment existé, même si certaines coopération franco-belge fonctionnent admirablement bien, le cursus de formation chasse notamment.
    La Belgique est un modèle, elle a souvent donné le « la » et la décision, bien que portant sur un nombre réduit de machines, n’en demeure pas moins important en raison de sa portée symbolique.
    Dur, dur …

  2. Je suis d’accord quand tu dit que le Rafale est surdimensionné pour la Belgique. En combien de temps un avion pareil traverse la Belgique? Moins de 10 minute?

    • En fait, si la posture de la composante aérienne consistait à mener des missions police, de contrôle du ciel voire de DA au-dessus de la seule Belgique, le Rafale (comme le F35) ne seraient pas adaptés. Et le Typhoon suffirait à pourvoir le besoin.
      L’engagement de la Belgique (Baltic Policy,missions de réassurance, exercices Red Flag, au Levant, en Afghanistan, etc…) nécessite un chasseur dimensionné pour la projection. Il est mentionné que la Belgique doit pouvoir fournir 4 plus 6 chasseurs pour les OPEX (un plot de 4 et un plot de 6) en plus de la QRA habituelle (2 chasseurs en tournante avec les Pays-Bas + la couverture du Luxembourg), ce qui fait, au plus fort, 12 chasseurs déployés capables d’interagir avec les alliés.
      F35 et Rafale donc, et dans une moindre mesure Typhoon.
      Avec 34 appareils, le besoin semble même taillé (trop ?) juste … si on ajoute le MCO, les besoins d’entraînement… Un plus juste volume se situerait davantage autour de 40 unités.

      • @Stef
        « à mener des missions police, de contrôle du ciel voire de DA au-dessus de la seule Belgique, le Rafale (comme le F35) ne seraient pas adaptés Et le Typhoon suffirait à pourvoir le besoin. »
        En air/air, le Rafale fait aussi bien que le Typhoon, voire mieux et pour moins cher.
        Le Rafale a été conçu pour remplir aussi bien les missions air/air que air/sol, son utilisation principalement en air/sol dans les théâtres d’opérations ne doit pas faire oublier cette polyvalence

        • Je me suis mal exprimé : pour de la seule police du ciel, Rafale et F35 seraient sur-dimensionnés (vu l’étroitesse de l’espace aérien).
          Mea culpa.
          Il existe aussi une question peu documentée sur les compensations industrielles : elles concernant surtout la Wallonie, là où ce concentrent la plupart des industriels belges du secteur aéronautique… (il me semble) Francophone donc.
          Alors que la défense est à majorité « flamande ». Y’a eut, je crois, quelques papiers dans la presse à propos de la supposée franco-phobie dans les instances dirigeantes de la défense. Qu’elle soit avérée ou non, la question régionale et la fracture interne au royaume joue également.

        • @Stef
          « Rafale et F35 seraient sur-dimensionnés (vu l’étroitesse de l’espace aérien). »
          De ce point de vue n’importe quel avion de combat est surdimensionné! Même le F-16! C’est un faux argument, et à partir de là que dire de toute manière du F-35! 😉
          Quant à l’article:
          « Simplement parce qu’il a le vent en poupe auprès de nombreux pilotes de la Composante Air qui l’ont approché de très près durant des exercices internationaux avec leurs collègues français »
          J’ai souvent lu l’inverse: que la Force Aérienne Belge voulait elle le F-35… ça ne me réjouit pas, mais il faut se faire une raison. Le Rafale a très peu de chances d’emporter la mise.

    • Si le Rafale est surdimensionné pour la Belgique alors le F-35 qui est plus gros et lourd est quoi ?
      De plus l’une des missions principales de la composante air est la défense aérienne de la Belgique et le F-35 n’y est pas du tout adapté.

    • En quoi le Rafale serait surdimensionné ?
      Le fait de traverser le pays en 10mn en fait il un avion moins adapté qu’un F-35 qui mettrait le meme temps à le faire ?
      Le F35 est presque aussi rapide que la Rafale et son autonomie est assez similaire. La force d’un bimoteur c’est aussi et surtout sa capacité d’emport et il est plus intéressant d’avoir un avion qui peut à lui seul détruire une division qu’un avion qui n’en fera que la moitié ou le quart.

      De plus, rappelons que la Belgique participe aussi régulièrement aux opérations internationales comme en Irak par exemple. Et dans ces cas là un avion de type bimoteurs est plus interessant car la crainte des pilotes en monomoteur c’est la panne lors du survol d’un territoire ennemi.
      N’oublions pas aussi qu’en tant que membre de l’OTAN les avions belges peuvent aussi aller au delà de leur frontière pour aider des alliés membres. Si un jour la Russie devait envahir l’europe je doute que la Belgique attende que l’ennemi arrive à ses frontières pour agir.

  3. J’ai peur qu’on se berce un peu d’illusions. Ne faisons pas mine d’ignorer que, même si le Rafale est beaucoup plus beau, il y a une génération d’écart entre les deux avions.

    Le ciel de demain appartient aux chasseurs de la génération du F-35, le Rafale a été conçu au début des années 80.

    • Le F-35 a beau avoir une génération d’avance il n’en demeure pas moins un avion mal né, avec de très nombreux problèmes dont certains insolubles. Le F-35 est encore à ce jour et pour un moment encore un avion qu’il est dangereux d’utiliser en opération. Et n’oublions pas non plus qu’il est aussi l’avion le plus cher (meme si le prix baisse) et qu’il a le cout en exploitation et maintenance le plus élevé.

      Tu sais des appareils ratés, il y en a eu un paquet depuis l’après guerre, et pas que dans le domaine de l’aviation. Dans la haute technologie ca arrive, en Formule 1 il arrive que les plus grandes et riches sociétés ratent leur voiture, on a déja vu dans l’automobile des modèles qui ont été des bides, En aviation civile il y a eu aussi des avions qui ont été des échecs, allant du Comet au B717 sans oublier le tu-144. Dans le spatial aussi des fusées ont été des bides comme le lanceur US Conestoga-1000, ou Europa, ou meme simplement la navette spatiale qui devait etre révolutionnaire et d’une génération d’avance sur les capsules russes en permettant de faire de grosse économies grace à la réutilisation et en nou s promettant une sécurité de 99.999% (chiffre officiel de l’époque). Mais on connait la suite, cette navette qui devait nous faire rentrer dans une nouvelle génération a été un bide, trop couteuse, trop dangereuse, et on en revient finalement aux capsules .
      Bref, un avion de 5ème génération ça veut dire quoi par rapport à un avion de 4eme génération qui subit plusieurs grosses évolution dans sa carrière ?
      Qu’est ce qui est mieux entre un avion de 5eme génération toujours en panne et plein de défaut et un avion de 4eme génération qui a fait ses preuves en combat.
      La furtivité on sait aujourd’hui que ça ne sert plus à rien, c’était un argument des années 90, ça ne l’ai plus aujourd’hui face à la qualité des radars actuels qui n’ont plus aucun mal à les repérer. Le seul avantage du F-35 c’est sa capacité d’intercommunication mais ça reste un domaine que les 4eme génération savent aussi faire partiellement et peuvent faire par la suite avec un upgrade..
      A ce jour, la F-35 n’a jamais démontré sa supériorité, et la seule fois où il l’a fait c’est quand il était en binome avec un F-22. Seul il a meme été battu par un vieux F-16 …

  4. Le Rafale surdimensionné pour la Belgique ? Et le F35 alors ? La Belgique ne fait pas que de la défense aérienne, elle intervient aussi au Moyen-Orient. Si le F35 a les faveur du gouvernement belge c’est que la composante aérienne belge entretient des liens étroits avec l’aviation royale néerlandaise, qui a fait le choix de l’appareil de Lockheed-Martin, comme celle d’assurer ensemble la défense aérienne du benelux, mais encore d’être déployé ensemble en Jordanie contre daesh. Aussi le choix du F-35 permettrait une mutualisation des moyens avec les Pays-Bas et garantirait à la Belgique de pouvoir continuer à assurer les missions nucléaires de l’Otan.

    • Pour la bombe nucléaire, le Rafale serait tout à fait apte à le faire au prix d’un petit rétrofit d’adaptation. Rappelons que le Rafale porte la bombe nucléaire française.
      Concernant la mutualisation avec les pays-bas c’est justement dans cette optique que l’offre française s’appuie en proposant la meme chose mais avec la France qui a nettement plus de moyen militaire que les pays bas. Que ce soit au moyen Orient ou en afrique centrale, la Belgique est plus souvent au contact et en appui des troupes françaises que néerlandaises. Et puis partager des formations, des armements communs avec la France et le Rafale serait plus profitable à la belgique que de le faire avec les pays bas qui ne produisent rien concernant le F-35 et ne sont pas un centre de formation.
      Bref, que ce soit sur le terrain en opex ou pour les formations et partage des couts, la Belgique y gagnerait d’un accord avec la France et l’achat du Rafale.
      Après je ne suis pas dupe, je me doute que la Belgique cèdera à la pression politico stratégique miltaire américaine qui s’appuiera sur l’Otan et l’aide militaire américaine..

  5. Il est sûr que la mutualisation des ressources avec la Hollande est un plus pour le F-35.
    Mais Steven Vandeput est un élu de la N-VA, parti nationaliste flamand, séparatiste et aussi assez allergique à ce qui parle français. Il avait d’office disqualifié le Rafale suite au by-pass de la procédure d’appel par le gouvernement Français. Il s’est fait fait recadré par le premier ministre ce qui relance le Rafale dans la compétition.
    Donc, rien n’étant simple en Belgique, le feuilleton n’est pas terminé. 🙂
    P.S. : étant Wallon je ne suis peut-être pas tout à fait neutre.

  6. Je serais surpris que les Belges fassent le choix du Rafale face au F-35, le pouvoir politique des USA étant particulièrement écrasant pour une petite nation.
    Cela dit, les coûts à l’achat et de fonctionnement du F-35 sont loin d’en faire une bonne affaire…
    Le Rafale offre une plateforme déjà éprouvée, 100% opérationnelle et en constante évolution depuis son entrée en service : le F-35 est en effet plus récent de conception, mais jusqu’à quand mangera-t ’il son pain noir, il lui faudra combien de temps pour être au niveau d’efficacité du Rafale ? 5 ans, 10 ans, ou + ? Il est très loin d’avoir réglé ses soucis.

    • Les probables F35 belge devront entrer en service en 2023. Cela laisse un peu de répit pour que les problèmes de jeunesses soient réglés, même si avec le F35 on est sûr de rien.

  7. Une chose est sûr, en Belgique rien n’est simple, mes amis Belges étaient fort content de ne pas avoir de gouvernements pendant des mois et des mois, depuis qu’ils sont de retour c’est le « bordel » (faut-il verser des droits d’auteur au président français??? lol). Alors le dossier rafale en Belgique??? je n’y crois pas des masses, mais on ne sait jamais 😉

  8. Le système des compensations économiques est encore une spécificité belge, c’est à celui qui offrira le plus qu’ira le contrat. Dassault devra lâcher du lest comme en Inde.

  9. Tout reste possible. Mais ca serait une erreur pour la Belgique d’acheter le rafale. Cet avion est clairement dépassé par rapport au F-35 et n’est pas significativement moins cher. Le fameux combat proven du rafale face à des terroristes mal équipés ne prouve pas grand-chose. Par contre il est acquis que le rafale non furtif sera in capable de survivre aux Sams russes contrairement au F-35.

    • Le F-35 est-il furtif face aux Sams russes ? Peut-être aujourd’hui mais demain clairement non.
      De plus les américains sont toujours étonnés des capacités du Spectra du Rafale qui permet de leurrer les capteurs ennemis. Mais chut, c’est secret.

      • Ce n’est plus tellement le vecteur ou le vecteur en tant que plateforme qui est l’élément critique pour percer une DA intégrée et multicouches. La furtivité du F35 dégradera un système intégré de DA à la marge, permettant éventuellement de réduire la distance de tir DEAD, un Rafale fera la même chose mais différemment, comme vous dites, avec le Spectra.
        En clair, l’effecteur, ce n’est plus l’avion de combat, c’est la munition qui est devenue l’élément dimensionnant et pas uniquement en frappe DEAD ou SEAD, en appui feu ou en interdiction c’est déjà une réalité.

      • « Le f-35 furtif face au Sams, aujourd’hui mais demain non. » Franchement qu’en savez vous ? La technologie des Sams évolue, mais la furtivité n’a pas dit son dernier mot non plus. Ses évolutions sont même étonnantes. Curieux cette croyance que seuls les Sams ont un avenir radieux et que le furtif est une impasse. Peut être que c’est parce-que le rafale n’ait pas furtif.

        « Les américains sont étonnés de la capacité spectra du rafale. » Même les américains sont à genoux devant la technologie rafale. Il fallait oser. Encore une simple opinion gratuite.

        Vos interventions tiennent plus de la foi que de faits établis. Ce qui par contre est incontestable c’est que le F-35 est plébiscité par une longue liste de pays et de pilotes qui l’ont utilisés. Vous êtes bien seul avec vos opinions franco-françaises.

        Pour compléter le tableau vous avez oublié de dénoncer le fait que tous ces pays sont inféodés ou complètement endoctrinés par la propagande américaine, voire vendus aux USA.

  10. La furtivité recouvre un spectre très large qui dépasse la seule furtivité radar… Infrarouge, sonore, émission EM (type liaison 16). Autre chose, la furtivité donne son plein potentiel avec l’usage de certains profils de vol bien définis (par exemple, faire en sorte que l’avion furtif présente sa meilleure face au radar afin d’obtenir le maximum de déperdition de l’énergie radar et la renvoyer vers un endroit précis).
    La plus simple (euphémisme quand même) des technologies anti-furtive, ce sont les radars bi-statiques ou une veille infrarouge à l’aide de capteurs aéroportés de plus en plus précis et accrochant de plus loin. À l’instar de ce qui se fait en matière de police pour détecter les coups de feu en zone urbaine, il est possible, à l’aide d’une bibliothèque de signatures sonores (relevées dans un salon du Bourget par exemple) d’identifier un aéronef, d’obtenir sa vitesse, sa direction, son altitude. en dispersant des capteurs de sons. Il y a des algorithmes de traitement du signal qui font ça très bien.
    La furtivité n’est pas un miracle, elle offre des avantages, des inconvénients et elle peut aussi prendre des formes moins couteuses (pour l’entrée en premier, les armements du Rafale pourraient être conteneurisés dans des capsules furtives ce qui en plus, améliorerait l’aérodynamisme de l’ensemble).
    Il n’existe pas une furtivité, c’est un ensemble de compromis et de choix (comme souvent en aéronautique).
    Les uns veulent obtenir une furtivité totale pour occuper l’espace aérien en permanence au-dessus de l’adversaire quelles que soient la dureté de l’environnement, les autres estiment qu’il suffit de dégrader le complexe multicouches afin de le détruire pour que des appareils et vecteurs classiques puissent opérer sur le champs de bataille. Il existe plusieurs écoles de pensées.

    Le F35 n’est pas une mauvaise plateforme, c’est le résultat de compromis (notamment au niveau de la propulsion). C’est aussi une autre vision de la guerre aérienne où la plateforme compte désormais moins que la munition dans les stratégies A2/AD ou même en COIN (Usage par la France de kit de munitions sans explosif, en ne cherchant que l’effet cinétique).
    Son plus gros défaut, c’est son coût, à mon avis.

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