Bien entendu, il n’est nullement question ici du retour du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe ou en Méditerranée orientale, juste d’une (petite) partie de ses aéronefs embarqués. Ce lundi 2 octobre 2017 quatre avions de combat Dassault Rafale appartenant à l’aéronavale française ont rejoint la Base Aérienne Projetée de Jordanie en vue de participer aux opérations de combat au-dessus de l’Irak et de la Syrie. Ils y sont basés en compagnie de quatre avions similaires appartenant à l’Armée de l’Air.

Ces huit Dassault Rafale vont permettre aux forces françaises de continuer à assurer des missions d’appui aérien rapproché et des frappes ciblées contre les positions des forces djihadistes de l’autoproclamé État Islamique. Ce sont principalement au moyen de munitions de précision type A2SM et GBU-12 ou encore de missiles de croisière Scalp que les pilotes de l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale réalisent ces opérations de combat.
Déjà au mois de mai 2017 un autre plot de huit Rafale (quatre air et quatre marine) avait été déployé en Jordanie pour des missions similaires dans le cadre de la coalition internationale.

Ces détachements de pilotes et de machines de l’aéronavale, forcément accompagnés de mécanos et d’armuriers, permet à l’état-major de s’assurer de la continuité des savoirs-faire de ces hommes et femmes. Et ce y compris lorsque le porte-avions est indisponible comme actuellement. En outre, ils démontrent la parfaite interopérabilité des personnels des deux armées, notamment les pistards.

Ces avions de combat ne sont pas les seuls avions français déployés sur la BAP de Jordanie, puisqu’ils ont rejoint le bimoteur à turbopropulsion Dassault Atlantique qui assure des missions de reconnaissance, de commandement aérien avancé, voire même de frappes de précision au moyens de bombes à guidage laser.

Photo © Armée de l’Air

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom