Plus de peur que de mal dans ce qui aurait pu tourner au drame. Ce lundi 13 novembre 2017 un hélicoptère de reconnaissance Aérospatiale SA-342M Gazelle Viviane appartenant à l’ALAT s’est écrasé non loin de Bar-le-Duc, causant des blessures légères à ses trois membres d’équipage. Indubitablement la rapidité d’intervention des services de secours a permis une prise en charge médicalisée rapide des victimes.

C’est en début d’après-midi que pour une raison encore inconnue la Gazelle Viviane a percuté le sol. L’hélicoptère et ses trois membres d’équipage, appartenant tous au 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat, réalisaient un vol d’entraînement en vue d’un exercice de nuit. L’appareil a heurté le sol au niveau d’une pelouse.

Sous l’impact le rotor principal de la Gazelle Viviane s’est fracassé, endommageant le cockpit de l’hélicoptère. De ce fait les sapeurs-pompiers du SDIS 55 ont été obligé d’avoir recours à des manœuvres de désincarcération comme lors d’un accident de la route afin de découper les portes et d’accéder à l’équipage. La queue de l’hélicoptère s’est lourdement affaissée conduisant le rotor type Fenestron à s’enfoncer de quelques centimètres dans l’herbe. On ignore si l’hélicoptère revolera un jour !

L’enquête a été confiée à l’Aviation Légère de l’Armée de Terre elle-même, en relation avec les services départementaux de la Gendarmerie Nationale. Il s’agit notamment de définir les torts éventuels des uns et des autres mais aussi de savoir si l’accident a été causé par l’hélicoptère lui-même ou bien par une cause tiers. Les premiers éléments laissent entrevoir une météo clémente sur la région au moment de l’écrasement.

Quelques minutes avant l’accident le monoturbine venait de décoller du terrain civil des Hauts-de-Chée après un vol de liaisons depuis sa base d’Étain. C’est d’ailleurs à quelques dizaines de mètres de cet aérodrome que l’accident a eu lieu, ce qui explique entre autres la très grande rapidité d’intervention des services de secours.

Photo © Ministère des armées.

6 COMMENTAIRES

  1. Lors d’un crash d’une Gazelle Viviane, l’une des parties dangereuse pour le pilote est le viseur laser/infrarouge situé au dessus de sa tête. Celui-ci pesant 70kg, lors de son installation les verrières ont du être renforcées d’un arceau de sécurité afin d’empêcher tout écrasement du pilote lors d’un choque vertical.
    L’arceau a bien joué son rôle dans cette accident, puisque la pilote (c’était une femme) s’en sort avec de légères blessures.

    • Aïe ! Préciser que c’était une femme, je ne suis pas fan. Et féminiser les noms masculins je trouve cela ridicule :/
      pilote : nom masculin. C’est tout.
      Ce n’est pas contre toi François, c’est juste que je n’aime pas quand les médias font dans le détail alors que ça n’apporte rien (le pire pour moi c’est le décompte des nationalités ou du nombres d’enfants dans un accident/attentat).

      et sinon, elle était blanche… ou noire ? Blonde ou brune ? :p

      • Pour rebondir sur votre propos je ne vois pas ce qu’il y a de gênant à parler d’une pilote ! C’est une femme c’est normal de féminiser sa profession. C’est dans l’air du temps en plus.

        • Bin moi non plus, c’est pourquoi je ne comprends pas qu’on le précise.
          D’autant que là c’est un accident, c’est donc plus notable de préciser qu’il s’agit d’une femme ? C’est un pilote POINT.
          Et pilote : nom masculin (d’après larousse.fr)

      • Oh la la, il faut arrêter de revenir sur ce genre de sujet, c’est une femme, un point c’est tout, pas la peine d’en faire une histoire.

        Pour revenir sur le propos du viseur, je crois que c’est d’ailleurs ce même viseur fut une cause du décès du lieutenant Mathieu Gaudin lors de son crash en Afghanistan en 2011, d’après ce que j’ai pu lire du témoignage de sa femme recueilli dans « Paroles de soldats ». Un ouvrage que je recommande, en passant.

      • Oui MacGivre votre avis se tient. J’ai précisé le sexe du pilote car les femmes restent encore une exception à ce poste, bien qu’avec 16%, le taux de féminisation de l’armée française est le plus élevé d’Europe. Le chiffre descends toutefois à 15.3% sans la gendarmerie (17 .5% dans la gendarmerie).

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