Les braconniers des mers qui pêchent illégalement dans les eaux de Mayotte en font désormais des cauchemars. Durant la première quinzaine d’octobre 2017 un avion de surveillance maritime Falcon 50M appartenant à la Flottille 24F a eu pour mission de protéger les zones de pêche et le littoral mahorais. Une opération appelée à être reconduite dans les mois à venir !

En effet Mayotte subit depuis plusieurs années la pression de braconniers venus de Madagascar qui pillent ses eaux poissonneuses. Et depuis plusieurs mois les autorités préfectorales pressaient Paris d’engager des moyens lourds afin de protéger l’environnement autant que le travail des pêcheurs mahorais. C’est pourquoi un triréacteur de reconnaissance maritime Dassault Aviation Falcon 50M a quitté sa base bretonne de Lann-Bihoué pour rejoindre l’aéroport de Dzaoudzi Pamandzi à plus de 8000 kilomètres de là.

C’est d’ailleurs depuis cette plateforme aéroportuaire que le Falcon 50M a opéré du 1er au 16 octobre inclus. Il appuyait le patrouilleur Le Malin habituellement déployé dans les eaux mahoraises. Cet ancien palangrier hondurien avait été saisi par la France en 2007 et reversé à la Marine Nationale qui l’utilise désormais pour lutter contre les pêches illégales. 

En deux semaines le duo Falcon 50M – Le Malin ont réussi à empêcher sept actions de braconnage dans la zone, impliquant un total de 84 marins malgaches. Des procès-verbaux ont été dressé tandis que certains bateaux étaient saisis par les autorités françaises.

Dans le même temps l’avion de l’aéronavale a assurer des missions de reconnaissance et de sauvetage à longue distance au profit de migrants comoriens entassés à bord des tristement célèbres kwassa-kwassas, ces frêles embarcations qui dessalent très facilement ne laissant alors quasi aucune chance à leurs malheureux passagers. Durant la mission du Falcon 50M près de 200 migrants ont été sauvé et remis aux autorités mahoraises en attendant leur reconduite à la frontière, c’est à dire aux Comores.

La mission mahoraise des Falcon 50M devrait se reproduire dans les mois qui viennent d’autant que la flotte de la Flottille 24F a récemment été augmenté par l’ajout d’avions provenant de l’Armée de l’Air et transformés en machines de reconnaissance et de sauvetage à longue distance.

Photo © Marine Nationale.

5 COMMENTAIRES

  1. Les moyens aéronavals des douanes et gendarmerie nationale dans les DOM TOM sont notoirement insuffisant depuis des années – la faute en partie a la Douane elle-même qui gère de façon désastreuse sa flotte – . Un Falcon quelques semaines par an, c’est bien, un bipropulseur en état de servir toute l’année, c’est mieux :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/02/08/20002-20170208ARTFIG00070-la-couteuse-incompetence-de-la-douane-dans-la-gestion-de-sa-flotte-d-avions-et-de-navires.php

    • Les missions Surpéche, Surmar, SAR et Evasan étaient du ressort de l’Aéronavale. Mais le nombre d’aéronefs et de bases ont fortement diminués. Il ya 30 ans il y avait les 2S,3S 56S 21F 22F 23F 24F 25F 26F et la 28F, aujourd’hui: 21F 23F et 24F.
      Bon les radars et satellites ont pris le relais de pas mal d’aéronefs, mais les moyens matériels de la patrouille maritime reste insuffisant au regard des zone à surveiller.
      Surtout que la flotte de F-50M sont principalement des appareils d’occasion transformés, les F-20 ont 33 ans, les ATL2 …

      • Il y a 30 ans la France avait besoin d’avoir autant d’unités et de bases, c’était la guerre froide et notre pays avait un ennemi (l’Union Soviétique) mais depuis 1990-1991 ce besoin s’est estompé. Notre pays n’a plus d’ennemi aussi dangereux et donc a du (comme tous ses alliés) réduire la voilure. C’est logique.
        Après sur l’âge de la flotte, pas sûr que la Marine Nationale ait les moyens d’acheter des avions modernes tels le Falcon 2000 ou encore l’ATR-42MP.

        • Oui, je suis de ton avis sur la réduction du nombres d’unités et d’aéronefs, évidement que l’évolution des menaces ont modifier l’allocation des moyens.

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