L’arrivée sur le marché d’une nouvelle compagnie aérienne française est forcément un évènement dans le microcosme aéronautique hexagonal. Ce vendredi 1er décembre 2017 la nouvelle compagnie à bas coût Joon, appartenant au groupe Air France-KLM, commence ses vols commerciaux. Un transporteur actuellement doté de biréacteurs moyens-courriers Airbus A320 et A321.

Joon est donc une compagnie qui va prôner au maximum des billets à tarifs réduits. Pour autant elle ne vas sans doute pas réussir à concurrencer réellement les vrais acteurs du domaine tels EasyJet ou Transavia (appartenant également au groupe Air-France KLM) avec des billets allers simples annoncés à 39 euros à destination de villes comme Berlin, Barcelone, Lisbonne, Naples, Oslo, Porto, ou encore  Rome. Le tout au départ de Paris Roissy Charles de Gaulle. À terme la compagnie annonce également Téhéran pour 149 euros ou même les plages de sable fin des Seychelles à un peu plus de 250 euros.

À terme Joon devrait posséder un peu plus que les trois A320-200 et les trois A321-200 actuellement en dotation. Neuf exemplaires de plus de cette seconde version doivent bientôt arriver en dotation. Dans quelques mois, au début du printemps 2018 si tout se passe bien, le transporteur recevra quatre quadriréacteurs longs-courriers A340-300 tandis que l’année 2019 marquera l’entrée en service du premier des dix biréacteurs nouvelle génération A350-900. Une flotte qui aux alentours de la fin de l’année 2021 devrait avoisiner les 29 avions en service. Et dès lors Joon sera capable d’étendre ses ailes sur toute la planète et transporter à moindre coût les passagers européens.

Pour autant tout n’est pas idyllique au pays de Joon. Si les personnels navigants techniques (en gros les pilotes et copilotes) appartiennent à Air France et vont voler à la fois sous la livrée de la nouvelle compagnie autant que celle de la compagnie historique il en est tout autrement des personnels navigants commerciaux. Les hôtesses et stewards ont en effet été recruté en dehors d’Air France et sont payés en moyenne 40% moins que leurs collègues de la compagnie. Un véritable scandale qui démontre bien (si c’était encore nécessaire) que le transporteur national français n’a plus aucune culture d’entreprise, en dehors de celle de l’argent roi et du capitalisme le plus exacerbé et déshumanisé.

Alors oui sans doute que Joon est une bonne nouvelle pour l’aviation civile française, en espérant que cela ne se fasse pas au détriment des femmes et des hommes qui porteront son uniforme.

2 COMMENTAIRES

  1. Je comprends et partage ton indignation. Les consommateurs trop heureux de pouvoir profiter de vols à rabais n’ont toutefois pas ces scrupules… Ce modèle d’affaires repose sur la diminution des coûts d’exploitation, ce n’est donc pas étonnant…

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