Au nombre de douze dans les rangs de la Força Aérea Brasileira ils sont devenus le bras armé de ce gigantesque pays. Les Mil AH-2 Sabre assurent des missions de reconnaissance, et si besoin est d’appui-feu dans la guerre que le gouvernement fédéral brésilien a déclaré aux trafiquants de drogue autant qu’aux chercheurs d’or clandestin. Ces hélicoptères, en fait des Mi-35 spécialement adaptés aux besoins de ce pays, ne sont de ce fait pas armés de leurs traditionnels missiles antichars.

En lieu et place de ces munitions jugées inutiles dans ce genre de missions les AH-2 Sabre emportent généralement des réservoirs externes largables de carburant. Pour autant ces hélicoptères demeurent de redoutables aéronefs de combat. Leur canon-mitrailleur avant est armé en permanence et ils décollent à chaque fois avec leurs deux paniers à 18 roquettes de 70mm chacun. Un armement particulièrement puissant mais finalement adapté à cette guerre hors norme.

Car au Brésil les cartels de la drogue n’hésitent plus à utiliser des armes lourdes contre les aéronefs des forces de l’ordre. On ne compte d’ailleurs plus le nombre de policiers et de militaires assassinés durant l’exercice de leurs missions, ou bien pendant leur temps de repos. La violence née du trafic de drogue, principalement de cocaïne, gangrène littéralement le société brésilienne. On se souvient par exemple que cet été la mégapole de Rio de Janeiro avait été quasi prise d’assaut par une flotte d’hélicoptères militaires.

Cependant rassurez-vous les AH-2 Sabre ne patrouillent pas au-dessus des zones urbanisées où leur armement pourrait faire de très gros dégâts en cas d’accident ou même de tir intempestif. Ils assurent leur mission anti-drogue au-dessus de l’immensité verte de l’Amazonie, le poumon vert de notre planète. Cette forêt représente environ 5.5 millions de km² soit dix fois la superficie de la France métropolitaine.

Deux Mil AH-2 Sabre sur leur base.

Une seconde mission capitale a vu le jour au cours des mois et années pour les policiers et militaires brésiliens : la lutte contre l’orpaillage clandestin. Ces chercheurs d’or illégaux détruisent littéralement la forêt amazonienne et pollue durablement ses eaux en rejetant des quantités astronomiques de métaux lourds et de produits chimiques divers et variés. C’est une véritable catastrophe environnementale à laquelle le Brésil répond avec la même fermeté que s’il s’agissait de trafic de drogues. Sauf que fort heureusement les orpailleurs clandestins sont actuellement rarement armés.

Eurocopter CH-36 Caracal au-dessus de l’Amazonie.

Et dans cette lutte contre l’exploitation illégale de l’or la capacité de transport d’assaut et de soutien aux commandos de l’AH-2 Sabre fait littéralement merveille. En effet les militaires et policiers brésiliens peuvent ainsi approcher le plus possible des malfaiteurs et éventuellement prendre d’assaut leur campement grâce à la technique du cordage.
Ils sont également assez souvent accompagnés d’hélicoptères de transport type CH-34 Super Puma ou CH-36 Caracal. Les équipages de la Força Aérea Brasileira sont parfaitement interopérables.

Photos © Força Aérea Brasileira.

2 COMMENTAIRES

  1. « Sauf que fort heureusement les orpailleurs clandestins sont actuellement rarement armés . » Les orpailleurs clandestins sont armés et n’hésite pas à ouvrir le feu en premier pour sauver leur butin . Chaque mois voit son lot d’ accrochages en guyanne face aux soldats français . Et nous avons régulièrement des blessés dans nos rangs .

    • Je ne sais pas si vous avez bien lu l’article mais il s’agit ici des orpailleurs agissant au Brésil et non en Guyane française où effectivement ils sont généralement armés. Bon après mo120 je conçois bien que lire intégralement un article est parfois un exercice plus difficile que d’essayer de le basher.
      Cordialement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom