À force de perdre ils devraient avoir l’habitude, mais non les chauffards persistent encore et encore. Pourtant ce n’est pas faute qu’on leur ait expliqué les choses par A+B. Donc reprenons les bases, à savoir que dans la lutte contre la délinquance routière l’un des meilleurs outils des forces de l’ordre vole très au-dessus des routes : l’hélicoptère de la Gendarmerie Nationale. Bon en même temps c’est rare que le chauffard qui fonce à 170 ou 180km/h sur l’autoroute voit cet œil volant.

Actuellement la France vit sous le coup d’une profonde remise en question des principes de la sécurité routière. En effet le gouvernement vient de prendre un décision (déjà contestée !!!)  visant à abaisser la vitesse maximale sur routes nationales de 90 à 80km/h afin de réduire le nombre de morts sur ces axes de grande circulation. Chacun se fera son idée du bien-fondé ou non d’un tel choix.

Reste que pour lutter efficacement contre la délinquance routière le meilleur moyen reste encore la répression. Du radar automatique à la puissante Renault Mégane RS bleue rien ne remplace la peur du gendarme ou du CRS pour faire ralentir l’automobiliste un peu trop pressé. Or en France depuis les années 1960 nous avons la chance de posséder un autre outil pour traquer et parfois aider à intercepter ces dangers de la route, à savoir l’hélicoptère.

Les premières expérimentations ont en effet été tentées au lendemain de la guerre d’Algérie quand des gendarmes eurent l’idée, avec de simples jumelles, de surveiller les routes nationales durant la période des vacances estivales. À l’époque les forces de l’ordre volaient aussi bien sur avions légers que sur hélicoptères. Du Cessna L-19 au Bell 47 en passant par l’inévitable Alouette II tout ou presque ce qui volait sous la livrée bleue fut utilisé pour repérer et attraper les mauvais conducteurs. Sauf qu’à l’époque les gendarmes volants ne pouvaient œuvrer qu’en plein jour !

Au fur et à mesure que la puissance des moteurs de voitures grandissait les hélicoptères de gendarmerie se dotaient d’équipements permettant de les poursuivre le plus efficacement possible. Et forcément les hélicos devenaient de plus en plus modernes tandis qu’au cours des années 1990 les avions disparurent de la lutte anti-délinquance routière. Et à l’Alouette II succéda l’Alouette III puis l’Écureuil et enfin les actuels biturbines conçus par Eurocopter.

Car les outils volants les plus appréciés des gendarmes pour traquer les chauffards sont européens et se nomment EC135 et EC145, des machines bardées d’électronique permettant d’identifier très rapidement les voitures suspectes. Car aux caméras infrarouges et FLIR sont désormais couplés le très redouté système LAPI (pour lecture automatisée de plaques d’immatriculation) permettant d’identifier tous types de véhicules mais aussi son historique complet. Cependant le LAPI ne peut pas fonctionner si l’automobile excède 185km/h. Bon en même temps ce type d’excès de vitesse n’est pas si fréquent que ça.

En même temps ne soyons pas angéliques les chauffards existeront toujours, et même les stages de sensibilisation n’y feront rien : ils sont indécrottables. Ça tombe bien les ingénieurs ne cessent de faire des progrès dans l’avionique dédiée à leur traque.

Photo © Gendarmerie Nationale.

4 COMMENTAIRES

  1. ARNAUD, très bien pour signaler l’utilisation de « aérien » pour surveiller la circulation des véhicule (mais pas que !…) par contre pourquoi le commentaire partisan et moralisateur concernant les conducteurs « rapides » je trouve que ça fait un peu « lèche bottes »….que le premier qui ….
    Sans rancunes, je consulte chaque jour le site pour de vrai raisons aéronautiques …

    • Moralisateur ça c’est vous qui le dites. Par contre un commentaire contre les chauffards, pourquoi ? Bah peut-être parce que j’en ai marre qu’en France certain(e)s se croient tout permis dès qu’on leur met un volant entre les mains !

      • Cher Arnaud commencer par les constructeurs qui vendent des voitures de plus de 400ch pour rouler sur la route , et le législateur qui laisse faire . Vive l’hypocrisie !!!! Mais bon les voitures ne volent pas encore ( bientôt peut-être ?!) Amicalement.

        • Je suis bien d’accord Arthur25, le nombre de véhicules trop puissant est hallucinant. Qu’on trouve des « jeunes conducteurs » avec des voitures de 150, 160, 180 chevaux sur les routes et c’est forcément la porte ouverte aux dérapages. Dans tous les sens du terme. 🙂

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