Pour ce nouvel opus de notre saga sur les forces aériennes intéressons-nous à une force aéronavale. Et cette fois-ci direction l’Asie et plus précisément le Japon au travers de la Japan Maritime Self Defense Force. Cette force aéronavale, comme son nom l’indique n’a pas (actuellement) vocation à porter la force navale japonaise au loin mais uniquement d’assurer des missions d’autodéfense.

C’est pourquoi la JMSDF ne dispose pas encore d’une aviation de combat embarquée mais uniquement de moyens armés permettant de traquer les submersibles ennemis. Par ailleurs une des missions importante de cette aéronavale est d’assurer des missions de service publique. Focus donc sur cette aéronavale japonaise contemporaine.

Les aéronefs vous sont donnés dans l’ordre alphabétique de leurs constructeurs puis dans celui du système de désignations japonais.

  • L’Agusta-Westland CH-101 Merlin, hélicoptère de recherches-sauvetages en mer et de guerre des mines, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 12 exemplaires des versions CH-101A et CH-101M.

  • Le Beechcraft LC-90 King Air, avion de liaisons et de transport d’état-major, présent au début de l’année 2018 à hauteur de cinq exemplaires de la version LC-90A.

  • Le Beechcraft TC-90 Pegasus, avion d’entraînement multimoteur, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 26 exemplaires des versions TC-90A et TC-90B.

  • Le Bombardier U-36 Learjet, avion de calibration radar et de remorquages de cibles aériennes, présent au début de l’année 2018 à hauteur de trois exemplaires de la version U-36A.

  • L’Eurocopter TH-135, hélicoptère d’entraînement, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 15 exemplaires de la version TH-135A.

  • Le Fuji T-5, avion d’entraînement primaire et de sélection, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 36 exemplaires de la version T-5A.

  • Le Kawasaki P-1, avion de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 32 exemplaires de la version P-1A.

  • Le Lockheed EP-3 Aries, avion de surveillance électronique et d’espionnage aéroporté, présent au début de l’année 2018 à hauteur de neuf exemplaires des versions EP-3C et EOP-3C.

  • Le Lockheed KC-130 Hercules, avion de transport tactique et de ravitaillement en vol, présent au début de l’année 2018 à hauteur de six exemplaires de la version KC-130R.

  • Le Lockheed P-3 Orion, avion de patrouille maritime et de lutte-anti-sous-marine, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 54 exemplaires de la version P-3C.

  • Le Mitsubishi MH-60 Blackhawk, hélicoptère de recherches-sauvetages en mer et de liaisons, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 15 exemplaires de la version MH-60J.

  • Le Mitsubishi SH-60 Seahawk, hélicoptère de combat maritime, présent au début de l’année 2018 à hauteur de 95 exemplaires des versions SH-60J et SH-60K.

  • Le Shin Meiwa US-2, amphibie de recherches et sauvetage en mer, présent au début de l’année 2018 à hauteur de cinq exemplaires de la version US-2A.

En théorie à l’horizon 2022 le Kawasaki P-1A devrait avoir totalement remplacé le P-3 Orion, à l’exception des versions de guerre électronique EP-3 Aries. Depuis l’an dernier la Japan Maritime Self Defense Force cherche à acquérir quatre avions à turbopropulseurs ou à réacteurs afin de remplacer ses vieux Bombardier U-36A. Enfin il convient de ne pas confondre ces MH-60J avec les HH-60J Jayhawk en dotation au sein de l’US Coast Guard, ce sont deux modèles d’hélicoptères très différents !

Photos © Wikimédia Commons.

8 COMMENTAIRES

  1. Impressionnante flotte d’avions patmar. Normal me direz vous pour un pays insulaire ayant comme voisin la Chine, la Russie et la Corée du Nord. Content de voir que le Japon produit encore du matériel fait maison comme le Kawasaki p1 ou le Shin Meiwa US-2 qui ont résistés au quasi tout made in USA.

    Ps: je suis le seul qui soit importuné de manière récurrente par l’annonce d’un iphone gagné ? Pour lire un article je suis parfois obligé de couper le réseau à mon téléphone.

  2. Même si les situations géo-politiques ne sont en rien comparables, la flotte PATMAT et heliportée française apparait bien faiblarde, malgré une zone maritime étendue, et des enjeux économiques et de défense évidents..

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom