Le 13 janvier 2018, la Força Aérea Portuguesa (FAP) a retiré du service ces derniers Alphajet A. À cette occasion, la base aérienne N°11 de Beja accueillait une cérémonie comme les militaires en sont friands, avec défilé, discours de hauts gradés, et appareils arborant des livrées chatoyantes. Les six appareils ayant pris part aux festivités, ont été repeints aux couleurs de la patrouille Asas de Portugal, des 50 ans de l’Esquadra 103 «caracois», des 50 000 heures de vols, et du camouflage bi-ton.

Acquis de seconde main au près de la Luftwaffe en 1993, les biréacteurs franco-allemands assuraient la formation des pilotes portugais.

Les couleurs de la patrouille Asas de Portugal.  ©Expresso

On peut s’étonner qu’à ce jour, la FAP n’ait pas pris de décision quant à l’avenir de son cursus de formation. Alors que ses appareils sont irrévocablement cloués au sol, elle ne s’est prononcé, ni pour l’achat de nouveaux avions, ni en faveur de l’externalisation de l’instruction. Dans l’immédiat, n’ayant pas lancé de processus d’acquisition au près des constructeurs, c’est la seconde hypothèse qui va prévaloir. Les aviateurs lusitaniens se rabattrons très certainement vers un centre de formation privé aux Etats-Unis, à l’instar de ce que prévoient leurs homologues belges.

Plus de 50.000 heures de vols au compteur !

En tout état de cause, pour pouvoir se permettre de remiser définitivement ses appareils aux hangars, sans avoir anticipé une solution de remplacement, les instructeurs portugais ne doivent pas enchaîner à un rythme très soutenus les promotions de nouveaux pilotes  !

Photo titre ©wikimedia commons

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