Ce lundi 26 février 2018 la Marine Nationale lançait sa nouvelle édition de la campagne de formation avancée Jeanne d’Arc. Articulée autour de deux navires de premier plan, le Bâtiment de Projection et de Commandement Dixmude (L9015) et la frégate Surcouf (F711), cette édition 2018 permet d’accueillir en plus des hélicoptères de l’ALAT et de l’aéronavale quatre appareils étrangers : deux AS.532 Cougar espagnols et deux AW.159 Wildcat britanniques. Une manière d’ouvrir notre cursus de formation à deux de nos plus fidèles alliés !

Accompagnés de deux SA.342 Gazelle de l’Armée de Terre et d’une vénérable Alouette III de l’Aviation Navale ces quatre hélicoptères européens vont donc participer activement, avec leurs personnels rattachés à la vie à bord du BPC Dixmude. Il s’agira autant pour les équipages britanniques et espagnols de s’habituer à travailler selon les process français que pour les équipes de la Marine Nationale de pouvoir travailler au plus près de machines étrangères. Si dans leur définition les AS.532UL des FAMET sont assez proche des Cougar de l’ALAT les Wildcat HMA Mk-2 de la Fleet Air Arm risquent bien d’en surprendre plus d’un ! De son côté la frégate Surcouf embarque son habituel AS.565 Panther.

Car même s’ils ressemblent (de loin) aux Lynx bien connus des marins français ils n’ont plus grand chose à voir avec ces hélicoptères, notamment niveau avionique et motorisation. Mais ce n’est pas la première fois que des hélicoptères de Sa Majesté embarquent à bord de la mission Jeanne d’Arc. L’an dernier déjà deux Merlin avaient apporter leur concours à celle-ci.

Particularité notable de cette édition 2018 de la mission Jeanne d’Arc les deux navires français ainsi que leurs hélicoptères embarqués vont patrouiller dans la zone sud Pacifique, non loin des côtes de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie réalisant ainsi une mission de souveraineté. Une région du monde dans laquelle les équipages des FAMET mais aussi de la Royal Navy n’ont pas particulièrement l’habitude de travailler et qui demeure donc une sorte de pré-carré français ! Jeanne d’Arc 2018 permettra notamment aux équipages de Wildcat HMA Mk-2 de s’exercer à opérer depuis la frégate furtive Surcouf.

Il est à noter qu’une partie des missions de sécurité à bord du BPC Dixmude va être réalisé par une cinquantaine de fantassins et commandos du Royal Marines, l’un des corps d’élite de la défense britannique. À la moitié de la mission ils seront relevés par des troupes de l’US Marines Corps qui accompagneront des élèves officiers de l’US Navy. Malheureusement aucun embarquement d’hélicoptère américain n’est prévu pour l’heure.

Inutile de préciser que le français ne sera plus forcément la langue la plus entendue dans les coursives du BPC Dixmude durant cette mission. Une proximité qui à coup sûr sera bénéfique autant aux marins français, que britanniques, espagnoles, et américains.

Photo © Royal Navy.

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