Toutes les bonnes choses ont une fin dit l’adage populaire. Ce mercredi 11 avril 2018 l’US Navy et Lockheed-Martin ont procédé au dernier essai en vol de développement du programme F-35 Lightning II, douze ans après son lancement. C’est l’avion de présérie CF-02 qui a mené cet ultime vol.

Durant un vol d’une durée d’environ deux heures le Lockheed-Martin F-35C Lightning II, la version embarquée destinée aux porte-avions de l’US Navy, a réalisé des essais de tir d’armement. Il emportait quatre bombes à guidage par GPS du type GBU-31 JDAM (pour Joint Direct Attack Munition) et deux missiles air-air courte-portée AIM-9X Sidewinder. Des munitions embarquées, il faut le souligner, sous pylônes d’emport et annulant donc les capacités de furtivité du chasseur multirôle américain de nouvelle génération.
Selon l’US Navy le tirs de deux des JDAM a été réussi à 100%, de quoi terminer ces essais en vol de la plus belle des manières. Il n’était pas prévu que les quatre armes soient lancées.

Pour mémoire rappelons que les essais de développement du F-35 Lightning II ont débuté le 19 février 2006 avec les phases de roulage du premier F-35A (codé AA-1) qui préfigurait le 15 décembre de la même année le premier vol de l’avion. Il faut se souvenir que le Lockheed-Martin X-35, le prototype de la famille d’avion, répondant au programme JSF (pour Joint Strike Fighter) avait lui volé au siècle dernier. C’est à dire le 24 octobre 2000 !

Désormais donc le F-35 Lightning II ne devrait plus faire la une des médias (aéronautiques) que pour ses engagements opérationnels et les contrats qu’il va forcément enlever dans le futur. Pour autant je suis bien conscient que ses détracteurs ne déposeront pas les armes aussi rapidement.

Photo © Lockheed-Martin.

7 COMMENTAIRES

  1. « Désormais donc le F-35 Lightning II ne devrait plus faire la une des médias (aéronautiques) que pour ses engagements opérationnels et les contrats qu’il va forcément enlever dans le futur »
    Hahaha, naïf que tu es, cet appareil n’en ai qu’a ses débuts d’une longue carrière de bavures, de couac, et de problèmes. D’ailleurs, quand je lis que les essais sont terminés, je reste perplexe, je doute que la bête soit fonctionnelle…

    • Vous avez l’air d’être super renseigné, Et en plus de prédire l’avenir. La grande classe !! Le F35, quoiqu’on en dise, sera long à venir à maturité…Comme tout système sophistiqué. Il attire surtout l’antipathie car il reflète surtout le comportement des américains avec leurs  » alliés « . Par contre, votre style me rappelle les quelques minutes de détente que je m’octroie parfois sur Sputnik….. Bonne journée !

  2. Salut Arnaud ,je doute que le belle oiseau soit combat proven ce siècle ( ou de notre vivant) ,non sans rire c’est pas pour demain .
    Amicalement 😉

  3. C’est cher payé si comme indiqué dans l’article le moindre pylône externe annule la furtivité. Pas question de livrer « incognito » une B-61 (atomique) Mais comme c’est le programme le plus coûteux de l’histoire militaire des États-Unis, on ne peut l’arrêter: Heureusement les étrangers vont payer….quoique les belges font de la résistance: voilà que les F-16 « pourraient être prolongés de six ans » ! http://www.lesoir.be/146519/article/2018-03-20/les-f-16-pourraient-etre-prolonges-de-six-ans-voici-letude-de-lockheed-martin.

    Et pourquoi pas des F-16V Viper (Lockeed Martin) neufs ?

  4. La bonne nouvelle (façon de parler, bien sûr) ! J’imagine les comptables de Loockeed Martin devant souffler un peu après ces quasi vingt années de R&D (merci le co-financement des partenaires) ! Mais qu’en est il des futures armées clientes d’un avion beaucoup plus cher que prévu, à priori moins performant que souhaité, et présentant encore de nombreux défauts non résolus ? J’attends avec impatience les décisions des Canadiens, des Australiens, … !

  5. Le F-35, c’est une autre façon de mener ou de porter le combat, de le gérer… Qu’il affronte des problèmes de conception, que ces coûts soient élevés, c’est évidemment un frein et ça amène beaucoup de questionnements et ça torpille la crédiblité.. Mais c’est bien à un changement de paradigme que nous assistons. Un changement que l’Armée de l’Air devra pousser plus loin avec le SCAF.

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