En Inde, dans le secteur aéronautique, il n’y a pas qu’avec Dassault Aviation et son avion de combat omnirôle Rafale que le contrat s’étire sur des années et des années. Depuis 2015 le ministère indien de la défense et l’hélicoptériste russe Kamov peaufine un contrat portant sur la dotation de deux cents biturbines Ka-226T destinés à la fois à l’Indian Army et à l’Indian Air Force. Les principaux points d’atermoiements concernaient jusque là la répartition des constructions entre la Russie et l’Inde, mais un accord pourrait être trouvé dans les semaines qui viennent.

Et c’est bien l’Inde qui semble avoir fait le premier pas dans ce dossier. En effet son ministère de la défense vient de proposer l’assemblage en Russie de soixante machines contre cent quarante en Inde. Ces derniers seraient assemblés au sein d’une coentreprise sise à Tumkur dans le sud du pays où Hindustan Aircraft Limited possède une usine. Celle-ci doit en outre être profondément modernisé pour la rendre apte à construire ce nouvel hélicoptère russe, l’usine en question ayant assemblé dans les années 1970 une partie des HAL Cheetah d’origine française.

En fait c’est depuis le mois de mai 2015, il y a donc pile trois ans, que ce programme patine. Et pourtant tout avait merveilleusement bien commencé pour Kamov et son hélicoptère puisque l’Inde les avait sélectionné quasiment sans regarder ailleurs. Il faut dire que le Ka-226T est une machine atypique qui ne possède quasiment aucun concurrent réelle, que ce soit chez Airbus Helicopters, Bell Helicopter, ou encore Leonardo. Tellement même que jusqu’à cette décision indienne le biturbine était presque un boulet que se traînait Kamov.
En effet invendu à l’export il n’avait pas excédé la quarantaine d’exemplaires entre les forces aériennes russe et la police locale.

D’ailleurs le Ka-226T est une version spécifiquement conçu pour l’export de cette machine de transport léger et d’évacuation sanitaire. Ce qui explique que l’Inde s’y soit intéressée. Débarrassé de ses forts peu fiables turbines russes TVD-100 il a été doté de deux Turboméca Arrius 2G1 françaises directement dérivées de l’Arrius 2B2 motorisant l’Airbus Helicopters H145M. Avec un tel groupe moteur le Ka-226T est désormais bien plus adapté aux rigueurs des marchés étrangers.

Désormais il ne reste plus qu’à savoir si le gouvernement russe acceptera les propositions de son homologue indien. Comme disent les footballeurs la balle est dans son camp.
Sa réponse est attendue dans les semaines qui viennent.

Photo © Associated Press.

2 COMMENTAIRES

    • Actuellement non le Kamov Ka-226 n’est pas traité dans la partie encyclopédique du site mais cela peut donner des idées pour les semaines ou mois à venir. Merci de nous le souligner.

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