C’est l’un des programmes emblématiques du Pentagone actuellement. La semaine dernière l’US Air Force est entrée dans la seconde moitié du programme OA-X visant à valider le concept d’emploi d’un avion léger d’attaque et de reconnaissance armée, et éventuellement à acheter le dit-avion. Si lors de son déclenchement en 2009 il y avait douze avions différents aujourd’hui il n’en reste plus que deux.

Et donc désormais tous les regards se tournent vers les installations de Holloman AFB au Nouveau Mexique. Ce sont les aviateurs du très discret 96th Test Group de l’US Air Force qui vont y mener les essais en vol et les évaluations des deux avions actuellement encore en compétition : le Beechcraft AT-6B Wolverine et l’Embraer A-29 Super Tucano. Une série de vols qui devrait se terminer en août de cette année.

À cette période les dés seront jetés et le Pentagone aura rendu son avis. Si jamais le concept est bien validé il faut savoir que les deux avions ont leurs atouts respectifs afin d’être choisi par l’US Air Force.

Commençons par le Beechcraft AT-6B Wolverine dont la principale qualité actuellement est d’être directement dérivé du T-6A Texan II, c’est à dire l’avion d’entraînement basique et intermédiaire standard de l’aviation américaine. Ce qui implique qu’aujourd’hui tous les jeunes pilotes ont connu ses qualités de pilotage, et savent donc en tirer le meilleur.
L’Embraer A-29 Super Tucano brésilien est lui d’ores et déjà en service chez certains alliés des États-Unis et pourrait donc être totalement interopérable avec les leurs. Ainsi le Pentagone a en partie (voire dans certains cas totalement) financé les acquisitions de telles machines par l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Ghana, ou encore les Philippines.

Bien entendu si par avion d’attaque légère et de reconnaissance armée vous entendez des machines type Grumman OV-1 Mohawk ou North American OV-10 Bronco vous risquez d’être sérieusement déçus. Désormais l’AT-6B Wolverine et l’A-29 Super Tucano sont de véritables concentrés de technologies et d’armement qui n’ont rien à envier aux meilleurs drones de combat comme le General Atomics MQ-9 Reaper.
Caméras infrarouge, FLIR, ou encore collimateurs tête haute forment la base de leur avionique. Niveau armement s’ils ont conservé les nacelles de mitrailleuses et les paniers à roquettes ils ont aussi su s’adapter aux exigences actuelles avec notamment l’emport et le tir de bombes à guidage laser et/ou GPS voire même dans certains cas de missiles air-sol AGM-114 Hellfire.

Reste désormais donc à attendre trois mois environ avant de savoir si nous verrons un jour des AT-6B Wolverine ou des A-29 Super Tucano voler sous la cocarde de l’US Air Force. Nous auront donc l’occasion de revenir sur le sujet.

Photo © US Department of Defense.

4 COMMENTAIRES

  1. Les étasuniens en viennent à acheter des avions à hélice comme pendant la grande guerre patriotique. Heuresement que la sainte Russie possède de vrais avions d’attaque comme le Su 25 et le Su 34. L’amérique est finie sur la question aéronautique.

      • En rien, sauf peut-être pour ce Fdesouche qui par définition n’est jamais d’accord avec quiconque et trouve que tout ce qui vient des USA est à jeté !

    • J’ai modéré deux de vos commentaires qui étaient insultants et antisémites. Celui-ci je le laisse car il a vaguement à voir avec l’aviation. Juste sur la forme vous m’avez bien fait rire avec votre « grande guerre patriotique ».

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