Des survols qui ont, par un manque cruel de communication du ministère des armées, bien souvent créé l’émoi chez les Franciliens. Deux vendredi de suite, le 25 mai et le 1er juin, des chasseurs omnirôles Dassault Aviation Rafale ont survolé à basse altitude l’ouest parisien. Des participations à des hommages nationaux qui ont parfois inquiété une population encore très traumatisée par les récentes vagues d’attentats. Pour autant ces survols n’avaient rien d’alarmant, bien au contraire.

Tout a commencé ce vendredi 25 mai 2018 par le survol de deux Dassault Aviation Rafale peu avant 10 heures du matin dans l’ouest de la capitale. Ils volaient tellement bas qu’on pouvait lire leurs codes tactiques, je sais j’en ai été témoins. Nombre de mes collègues s’en sont inquiétés… et bien évidemment ils ont déboulé dard-dard dans mon bureau pour savoir ce qu’il se passait. Là je leur ai expliqué qu’ils n’avaient rien à craindre et que les avions de combat participaient en fait, avec des chasseurs britanniques à une commémoration pour le centième anniversaire de la Royal Air Force.
La cérémonie officielle se déroulait en l’Hôtel national des Invalides.

Manque de bol pour mes (chers) collègues et l’ensemble des Franciliens l’Armée de l’Air a remis ça ce vendredi 1er juin, soit pile-poil une semaine plus tard. Et cette fois ci les deux Rafale engagés étaient suivis d’un biréacteur civil Dassault Falcon 7x.
Plusieurs m’ont alors demandé s’il s’agissait d’une interception, question à laquelle j’ai toujours répondu de la même manière : quand des chasseurs interceptent un jet d’affaire ils ne sont jamais devant lui au-dessus de Paris mais plutôt de part et d’autre ou bien derrière lui, lui collant aux fesses. Ça peut paraître logique pour des passionnés d’aviation comme nous mais pas forcément pour des gens totalement étrangers au domaine aéronautique.
Et là encore ils revenaient des Invalides, et plus précisément de l’hommage de la République Française à Serge Dassault, décédé cette semaine.

Le souci c’est que ces deux survols ont été l’objet d’un stress important pour pas mal de gens dans notre région. Le souvenir des attaques terroristes contre Charlie Hebdo ou encore le Bataclan et les terrasses de café est encore très présent dans les esprits. Sans compter celui du 11 septembre 2001. C’est pourquoi il serait peut-être nécessaire que dans un avenir proche le ministère des armées apprenne (très rapidement) à communiquer sur ce genre d’évènement. Il sait bien le faire pour annoncer les répétitions, notamment aériennes, du défilé du 14 juillet alors pourquoi pas pour ce genre de survols ?
La balle est donc dans le camp de Balard.

Photo © Armée de l’Air.

18 COMMENTAIRES

  1. Je n’habite pas du tout en région parisienne mais moi aussi, en semaine de congé, j’ai été survolé par plusieurs appareils de l’armée de l’air cette semaine. Mardi, un Mirage 2000 et un C-135fr. Mercredi, deux Mirages 2000. Jeudi, deux Rafales et vendredi, retour du C-135fr. Une bonne semaine 🙂

  2. Si le survol de Paris a toujours était rare et peut choquer nos fragiles amis parisiens, le vol du reste de la France est plus régulier et les provinciaux plus habitués.
    Ben que, les bons gens dérangés par les moteurs de nos pointus ont dû se plaindre parce que l’on en voit de moins en moins.
    Quel plaisir quand plus petit j’entendais le bang, régulier, des F1 de Toul Rosière ou des 2000 de Nancy Ochey….
    Je n’oublierais jamais quand tonton Régis est passé au-dessus de notre lieu de vacances dans les Vosges avec son coéquipier tous deux sur F1 à base altitude. Il en avait affolé les vaches et notre propriétaire qui était venu s’excuser platement… Quelle rigolade…

    • Évitez donc d’être aussi condescendant vis à vis des 11 millions de Français qui vivent entre Paris et sa région, cela pourrait rendre votre prose intéressante.

    • Merci pour cette information (que je cherchais justement en vain par le net).
      J’habite près de Cergy, et je ne comprenais pas ces passages répétés.
      Le 25, je n’ai qu’entendu les jets passer plusieurs fois.
      Mais le 1er, j’ai pu voir les Rafale et Falcon.
      Plusierus fois j’ai demandé à mon entourage si le Salon du Bourget était cette année ^^; (je n’avais pas le net pour vérifier à ce moment là).

    • « Si le survol de Paris a toujours était rare et peut choquer nos fragiles amis parisiens, le vol du reste de la France est plus régulier et les provinciaux plus habitués. »
      Et ?
      Je comprends que certaines personnes puissent s’inquiéter du passage de jets de combat au dessus de leur tête alors que cela n’arrive jamais.
      J’espère que tu ne paniqueras pas quand tu entendras une sirène de voiture de police, car par chez moi c’est plusieurs fois par jour.
      Chacun son quotidien.
      :p

    • Les parisiens ne sont pas plus affectés par le « magnifique bruit » des aéronefs que les provinciaux !
      Les parisiens savent très bien que le survol de Paris est interdit, hormis des situations exceptionnelles.
      Il est donc normal de s’inquiéter d’un survol inopiné.
      Cessons ces analyses systématiques : Parisiens vs Provinciaux et vice-versa. À chercher tout le temps à identifier les meilleurs, on fini par oublier de vivre…

      • Merci Gaston. Si vous saviez le nombre de commentaires violents que nous avons été obligé de modérer (au détriment du travail rédactionnel) sur ce sujet vous hallucineriez. Beaucoup de « commentateurs » qui en profitaient pour exposer leur mépris et leur haine vis à vis des Franciliens et des Parisiens en général. Ça fait du bien de lire des propos pondérés.

  3. Je les ai vue aussi les Rafale et Falcon, ils ont utilisé le même trajet que celui pris par les appareils défilant pour le 14 juillet mais en sens inverse. Ils ce sont séparer au niveau de Sartrouville, là ou les deux Rafale on continués vers Cergy, le Falcon (Falcon 8X) quant à lui a fait un demi-tour gauche pour s’aligner sur la piste 07 du Bourget. Très beau spectacle.

  4. Le 22 mai, c’étaient 2 Mirage 2000N qui passaient au dessus de l’usine St-Cloud de Dassault, renseignements pris, c’etait un coucou à Dassault car le N se retire du service
    Ils étaient repassés plus tard et pas loin pour la répétition de l’hommage à l’escadrille Lafayette

  5. Je suis passionné d’aviation (j’y ai travaillé 36 ans) mais j’aime aussi le français bien écrit (je l’ai enseigné 4 ans) et les yeux me piquent lorsque je vois l’expression « dare dare » écrite « dard dard »….

  6. Bonsoir,
    Étant moi aussi un fana aviation depuis toujours (normal avec un père ancien pilote de chasse..), on a eu droit à un beau spectacle.
    Donc ce n’est pas tout.. c’est sans compter dimanche 27/05 matin par le survol d’une patrouille de 4 rafale suivis à 2mn par 4 F15 au sud-ouest de Paris.
    J’étais vers Clamart. Ils ont fait un grand gauche direction Villacoublay.

  7. Moi je suis du sud et je peut vous dire que la base d’orange et celle d’istre et Nîmes envoyent leurs avions s’entrainer au dessus de nos Cévennes si calme … plusieurs fois par semaine

    • Ouiiii, 3 fois par jour en moyenne les jours de semaine (et parfois de nuit) au-dessus du massif du Tanargue (basse Ardèche) chaque fois que j’y passe mes vacances familiales, c’est un régal., les 2000 B/C dogfightent par 2 ou 4 au-dessus de la maison, et passent parfois en radada dans la vallée à 50m au-dessus des toits. L’an passé l’on a pu assister à deux reprises à un exercice d’interception d’un C160 par un 2000, pas banal.
      Les riverains sont plutôt circonspects, mais en ce qui me concerne je suis ravi et sors en trombe avec mes jumelles dès le moindre grondement 😀 .
      .A noter que des Rafale seront bientôt basés à Orange, ça apportera un peu de diversité à spotter !

      Sinon, concernant notre sujet, c’est pourtant simple : Paris étant interdit de survol sauf situation exceptionnelle ou de crise, normal que ça ait pu inquiéter. Les habitants d’Ile-de-France sont bien moins habitués aux survols inopinés de jets de toute façon que les provinciaux (hormis le 14 juillet !), ne serait-ce que par l’implantation géographique des bases sur le territoire.

  8. J’avais vu passé ceux de fin mai et j’avoue avoir eu un peu peur, ils volaient vraiment très bas et sans raison. Trop tôt pour le 14 juillet.

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