On les croyait bons pour la casse après leur retrait du service voici quatre ans, finalement il n’en est rien. La force aérienne iranienne vient d’annoncer avoir réactiver dix avions d’attaque et d’appui Sukhoi Su-22M modernisés par l’industrie aéronautique locale. Des jets qui s’ils lui appartiendront bien seront pourtant pilotés par des membres de l’ordre des Gardiens de la Révolution, une force paramilitaire religieuse aux ordres du pouvoir. On ignore si d’autres exemplaires doivent suivre dans les semaines ou mois à venir.

Ces avions de combat ont donc été localement améliorés, leurs cellules rajeunies par les ingénieurs et techniciens de l’avionneur HESA. Mais surtout c’est au niveau armement qu’ils semble que le chantier ait été le plus important. Désormais les Sukhoi Su-22M iraniens sont aptes à l’emport de bombes à guidage laser mais surtout d’un nouveau type de missile de croisière ayant une portée de l’ordre de 1500km. Une arme non encore officiellement dévoilée mais que plusieurs experts désignent déjà comme une évolution du missile anti-navire Nasr 1.
La république islamique iranienne étant parmi les champions de la propagande, certaines informations sont forcément à prendre au conditionnel. On se souvient tous de l’avion furtif Qaher 313

Quoiqu’il en soit la modernisation de ces dix avions de combat ne fait aucun doute, l’Iran en ayant largement les moyens depuis de nombreuses années. Et clairement le fait de les placer entre les mains des Gardiens de la Révolution implique que ces avions ont bel et bien un but offensif et non défensif. Un message presque subliminal envoyé aux ennemis de la république islamique et en tout premier lieu à Israël. Avec un rayon d’action d’environ 1250km pour une charge de combat de 2000kg clairement l’état hébreu est à portée du feu iranien.
D’autant que les excellentes relations avec la dictature de Bachar El-Assad ouvre forcément les bases aériennes syriennes aux pilotes iraniens.

Pour mémoire jamais l’Iran ne commanda de Sukhoi Su-20 et Su-22 à l’URSS ou à la Russie. En fait ces avions avaient été caché en Iran par les Irakiens lors de la guerre du Golfe de 1990-1991. Saddam Hussein pensait ainsi qu’ils ne deviendraient pas une cible de la chasse internationale. Et il eut raison, mais seulement sur ce point. En effet l’Iran condamnant fermement l’invasion du Koweït ne rendit jamais ces avions, pas plus que les MiG-29 et Mirage F1 également parqués sur son territoire. Une bonne affaire en somme pour son aviation militaire.
La plupart fut repeint et engagée dans les rangs iraniens dès 1992.

Photo © AFP.

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