C’est durant cinq jours que ces manœuvres aéronavales se sont déroulées en Mer Noire. Du mercredi 11 au lundi 16 juillet 2018 les marines américaines et ukrainiennes se sont exercées conjointement dans le cadre de Sea Breeze 2018. C’est autours de deux navires de guerre américains mais aussi d’un terrain d’entraînement de l’armée ukrainienne que s’est articulé cet exercice. Pour mémoire Sea Breeze se tient chaque année depuis 2006 et permet aux deux pays de resserrer leurs liens en matière de défense.

Les deux navires de guerre engagés par l’US Navy afin d’assurer le cœur des opérations aéronavales étaient cette année le destroyer lance-missile USS Porter et le bâtiment de commandement USS Mount Whitney. Leurs trois hélicoptères embarqués, respectivement deux Sikorsky MH-60R Seahawk de combat maritime et un Sikorsky MH-60S Knighthawk de soutien opérationnel et de recherches-sauvetages au combat, ont bien entendu pris part à la mission.
Un sous-marin d’attaque américain a été également engagé mais l’US Navy n’a pas communiqué sur son identité.

Le submersible américains ainsi qu’une partie des navires de soutiens engagés par les deux pays.

Mais incontestablement les vedettes de cette édition 2018 auront été les deux hélicoptères de combat maritime Kamov Ka-27 ukrainiens. Des hélicoptères de facture soviétique que l’US Navy a plus l’habitude de craindre quand ils portent les marquages russes que d’accueillir en amis à leur bord. Encore plus quand on sait que l’exercice Sea Breeze 2018 se tenait dans les eaux territoriales ukrainiennes de la Mer Noire, à quelques encâblures seulement de la Crimée.
Autant le dire l’époque où Américains et Ukrainiens craignaient de trop s’approcher de la péninsule annexée militairement par la Russie est révolue.

D’ailleurs c’est sous l’observation quasi permanente d’un patrouilleur russe que Sea Breeze 2018 s’est tenue. Ça n’a absolument pas empêché les deux alliés de s’exercer comme ils l’avaient prévu. D’ailleurs l’aéronavale américaine avait déployé sur zone un avion de patrouille maritime Boeing P-8A Poseidon, basé pour l’occasion en Roumanie, afin d’assurer la sécurité des marins. Et aussi ne nous en cachons pas la surveillance d’une éventuelle manœuvre d’intimidation extérieure.

Appontage d’un Ka-27 ukrainien sur la plage arrière de l’USS Porter.

Durant ces cinq jours donc les marins américains et ukrainiens ont largement validés plusieurs process d’interventions dans le domaine de la lutte anti-sous-marine autant que dans celui des interventions de troupes lors d’opérations amphibies. Pour cela une phase terrestre était réalisé avec l’aide de l‘US Marines Corps sur un terrain militaire proche de la ville d’Odessa.
Cependant pour des raisons diplomatiques, et afin de ne pas enflammer une région ressemblant déjà depuis quelques années à une belle poudrière aucune simulation de débarquement n’a été lancée. Elle aurait nécessité des déploiements de forces bien plus imposantes. Et assez peu utiles.

Par ailleurs cet exercice a également été l’occasion de rencontres amicales et sportives entre les militaires des deux pays. Les marins américains ayant organisé pour l’occasion sur le pont de l’USS Mount Whitney une activité bien de chez eux : un barbecue géant.

Photos © US Navy

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