Nous avons l’habitude de vous tenir au courant des grands contrats tournant autour des avions de combat ou d’entraînement. Aujourd’hui, intéressons-nous à la patrouille maritime. La Royal Malaysian Air Force a annoncé récemment avoir l’intention de muscler ses moyens de reconnaissance maritime et de lutte anti-sous-marine actuellement articulés autour de seulement quatre avions assez peu adaptés. Même si le choix officiel du futur avion n’est pas encore annoncé on connait déjà le nom des deux avionneurs de la short list finale : Airbus Defense & Space et Leonardo.

Car actuellement la patrouille maritime malaisienne n’aligne que trois Beechcraft Super King Air 200 spécialement acquis dans les années 1990 et un Lockheed C-130H Hercules modifié en Australie au début des années 2000 afin de les renforcer. Il est à noter qu’aucun de ces avions n’est armé et ne dispose d’aucun moyen, même rudimentaire, de détection anti-sous-marine. Une lourde carence qui a été mise en lumière récemment avec la disparition inexpliquée des vols MH370 et QZ8501. La Royal Malaysian Air Force avait du s’appuyer sur des équipages d’avions de patrouille maritime mis à dispositions par l’Australie, les États-Unis et l’Indonésie.

Or les Malaisiens ont d’ores et déjà annoncé que leur choix se portait sur deux avions à turbopropulseurs. Au final s’affrontent donc l’Airbus Defense & Space C-295MPA Persuader et le Leonardo P-72A. Ce dernier est en fait la version de patrouille maritime du célèbre avion de ligne court-courrier franco-italien ATR-72.
Deux avions qui ont chacun leurs points positifs, mais le premier pourrait sembler quelque peu avantagé, le groupe Airbus étant déjà fournisseur de la Malaisie au travers des avions de transport A400M et CN-235 ainsi que des hélicoptères H225M. Le P-72 italien a pour lui d’avoir été longuement présenté aux officiels malaisiens depuis plusieurs semaines.

Pour autant la Malaisie ne ferme pas définitivement la porte aux industriels des autres pays, notamment des États-Unis. Mais pas pour leur acheter de tels avions, l’idée serait plutôt de s’orienter à moyen terme vers une patrouille maritime mixte : avions et drones à la manière de l’US Navy et de son duo P-8 Poseidon / MQ-4C Triton. Avec cependant des systèmes télépilotés moins onéreux que l’engin de Northrop-Grumman.

Dans un premier temps cependant les Malaisiens comptent bien ne posséder que des avions, entre six et huit exemplaires pour l’horizon 2022. De quoi alors permettre à la RMAF de gagner en sérieux et en image sur la scène internationale.

Photo © Leonardo.

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