Pour ce nouvel épisode estival de notre désormais bien connue saga sur les forces aériennes, aéronavales et terrestres, direction l’Amérique du sud et plus précisément le Chili. Nous allons donc nous intéresser à la Fuerza Aérea de Chile. Une force aérienne dont vous allez vous rendre compte qu’elle n’est pas des plus puissantes mais dispose de tout ce dont elle a besoin, ni trop, ni trop peu.

Vous allez voir également à quel point elle semble dépendante des États-Unis, malgré quelques tentatives de rapprochements avec des avionneurs d’autres pays américains. Focus donc sur cette Fuerza Aérea de Chile.
En l’absence de nomenclature les avions et hélicoptères vous sont donnés dans l’ordre alphabétique.

  • Le Bell 412, hélicoptère de transport de personnels et d’évacuation sanitaire, présent à l’été 2018 à hauteur de 15 exemplaires des versions 412EP et 412HP.

  • Le Bell TH-67 Creek, hélicoptère d’entraînement, présent à l’été 2018 à hauteur de quatre exemplaires de la version TH-67A.

  • Le Bell UH-1 Iroquois, hélicoptère d’assaut et de liaisons, présent à l’été 2018 à hauteur de 15 exemplaires de la version UH-1H.

  • Le Boeing 737, avion de transport de personnels et de soutien d’état-major, présent à l’été 2018 à hauteur d’un unique exemplaire de la version 737-300.

  • Le Boeing 767, avion de transport de personnels et de soutien logistique, présent à l’été 2018 à hauteur d’un unique exemplaire de la version 767-300.

  • Le Boeing KC-135 Stratotanker, avion de ravitaillement en vol et de soutien logistique, présent à l’été 2018 à hauteur de cinq exemplaires des versions KC-135E et KC-135R.

  • Le Bombardier Learjet 35, avion de surveillance aérienne et de cartographie, présent à l’été 2018 à hauteur de deux exemplaires de la version 35R.

  • Le Casa C-212 Aviocar, avion de transport léger, présent à l’été 2018 à hauteur de deux exemplaires de la version C-212-300.

  • Le Cessna 525 CitationJet, avion de transport d’état-major et de liaisons rapides, présent à l’été 2018 à hauteur de quatre exemplaires de la version CJ1.

  • Le Cirrus SR-22, avion d’entraînement primaire et de sélection en vol, présent à l’été 2018 à hauteur de quatre exemplaires de la version SR-22T.

  • L’Embraer Emb-314 Super Tucano, avion d’entraînement intermédiaire et avancé, présent à l’été 2018 à hauteur de 18 exemplaires de la version Emb-314A.

  • L’ENAER T-35 Pillán, avion d’entraînement primaire et intermédiaire, présent à l’été 2018 à hauteur de 31 exemplaires de la version T-35A.

  • Le Gulfstream G.IV, avion de transport présidentiel, présent à l’été 2018 à hauteur d’un unique exemplaire de la version G.IVA.

  • L’I.A.I. Condor, avion de guet aérien et de reconnaissance stratégique présent à l’été 2018 à hauteur d’un unique exemplaire de la version Condor A.

  • Le Lockheed C-130 Hercules, avion de transport tactique, présent à l’été 2018 à hauteur de cinq exemplaires des versions C-130B, C-130H, et C-130R.

  • Le Northrop F-5 Tiger II, avion de chasse, présent à l’été 2018 à hauteur de 11 exemplaires des versions F-5E et F-5F.

  • Le Sikorsky S-70 Blackhawk, hélicoptère de soutien aux opérations spéciales et de recherches-sauvetages au combat, présent à l’été 2018 à hauteur de quatre exemplaires de la version S-70i.

Comme vous l’aurez remarqué cette Fuerza Aérea de Chile possède de nombreux matériels à la limite du hors d’âge, à l’image des Lockheed C-130B et Northrop F-5E/F. En 2017 son état-major a lancé une cure de rajeunissement: il envisage de commander deux Lockheed-Martin C-130J Super Hercules et de lancer un programme d’acquisition d’un avion de combat devant succéder au Tiger II. Il semble que le Lockheed-Martin F-16V soit sur les rangs, ce qui serait assez logique et plutôt rationnel.

 

5 COMMENTAIRES

      • A cela s’ajoute la cuisante défaire des Malouines qui l’aura saignée tant quantitativement que qualitativement sur le plan des aéronefs et personnel naviguant.

        Pour des pays de cette taille-là et avec leurs modestes moyens, le Chili fait en effet figure d’exemple. Cela dit, à en voir le parc volant, l’on sent bien une forte influence et appui de la sphère US derrière. Les autres pays d’Amérique du Sud sont plus « cosmopolites » dans le choix de leurs aéronefs.

        • Dans l’absolu on leur souhaiterait, certes Dimitri, mais il n’empêche que la plupart des aéronefs de combat argentins actuels datent encore de cette période (Pampa, Super Etendard, Pucàra, et récemment encore avant leur retrait A4 et Mirage 3/5), survivants à peine plus modernes qu’à l’époque d’une hécatombe dont les conséquences se répercutent encore aujourd’hui, vu les difficultés économiques du pays.

          Je me souviens avoir vu il y a 2-3 ans un reportage sur leurs Super Etendard, le pilote -plus que cinquantenaire- était un vétéran des Malouines ! Et il suffit de voir également la quantité de leurs « coups ans l’eau » avortés sur le marché de l’occasion (Su24, F16, M2000) au cours des dernières décennies, vaines tentatives de leur part pour se remettre à niveau… Et ce n’est pas avec les 5 SEM achetés récemment que la force aérienne Argentine redorera ses ailes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom