Depuis l’annonce de sa mort ce samedi 24 août 2018 beaucoup d’informations mais aussi pas mal d’intox circulent sur ce que fut John McCain au sein de l’aéronavale américain. Essayons ici de démêler le vrai du faux et de comprendre factuellement pourquoi ce personnage historique américain ne laissait personne indifférent. Retour sur un homme qui participa activement aux combats aériens de la guerre du Vietnam. Une partie de sa vie qui allait certainement définir le politicien qu’il fut par la suite.

Tout d’abord rappelons que John McCain a choisi la carrière militaire en partie par tradition familiale, étant né en 1936 sur la base navale américaine de Coco Island. Il s’agissait durant l’entre-deux-guerres de la principale installation de l’US Navy au Panama. Son père était officier de marine et termina même sa carrière comme amiral.

C’est donc très logiquement qu’à l’issu de ses études secondaires il s’orienta vers la marine américaine, non pas pour voguer mais pour voler. Abreuver durant ses jeunes années par les récits des pilotes embarqués de la Seconde Guerre mondiale il avait développé une véritable passion pour l’aviation qui ne le quitta jamais.  Il intégra l’école d’aviation navale de Pensacola en Floride en 1957 et en sortit en 1960, deux ans et demi plus tard.

Après cette formation il fut affecté comme pilote d’avions d’attaque sur Douglas AD Skyraider. Il participa à des missions embarquées à bord du porte-avions USS Enterprise, notamment une en 1962 où il participa à des exercices conjoints avec l’aéronavale française en Méditerranée occidentale. Cependant il n’était pas particulièrement considéré comme un pilote hors pair, réussissant même à survivre à trois accidents dont une collision avec une ligne à haute tension. McCain était vu par ses supérieurs comme volontaire mais parfois un peu trop brouillon.

En 1965 pourtant il est autorisé à prétendre aux jets de combat et retourne se former sur North American T-2 Buckeye. Par la suite il est affecté sur Douglas A-4 Skyhawk à bord de l’USS Forrestal. Et c’est là qu’il va découvrir le véritable combat en menant des missions d’appui aérien rapproché au profit de l’US Marines Corps et des GI’s.
Le 29 juillet 1967 au retour d’une mission d’attaque à la bombe incendiaire est il est blessé à la jambe en secourant un camarade coincé dans le cockpit de son avion en flamme. L’explosion de ce dernier tuera une centaine de marins américains et immobilisera le porte-avions durant plusieurs mois. Pour cet acte de bravoure John McCain sera par la suite décoré.

Après une très courte convalescence il retourne à bord d’un porte-avions, l’USS Oriskany. C’est depuis ce bâtiment qu’il est descendu à bord de son A-4 Skyhawk le 26 octobre 1967. Fait prisonnier par les troupes ennemies il demeurera entre leurs mains durant cinq ans et demi, jusqu’en mars 1973. Il y aurait subi de graves actes de tortures et ce malgré les blessures que lui avait infligé son éjection.
À son retour aux États-Unis la presse s’empare de son histoire et en fait un héros de guerre.

Après plusieurs mois de repos et de rééducation fonctionnelle il rejoint une unité d’entraînement évoluant sur T-2 Buckeye en 1976. Il prend son commandement. Fin 1977 il quitte le monde aéronautique et découvre celui de la politique en entrant au Sénat comme officier de liaisons. Sa deuxième carrière début, et notre intérêt pour lui s’y arrête.

Par la suite il sera un des plus brillants sénateurs républicains réussissant même à se hisser jusqu’aux portes de la Maison Blanche. Malheureusement pour lui il rencontra sur sa route plus brillant et plus charismatique que lui : Barack Obama. Malgré les différences idéologiques les deux hommes ont su conservé un très grand respect mutuel.

Photo © Wikimédia commons.

PS : Sur la photo de une John McCain est à droite de l’image au-niveau de la cocarde américaine, avec les cheveux blonds.

12 COMMENTAIRES

  1. Salut,
    Ne le prenez pas mal, mais je n’ai pu m’empêcher de relever quelques coquilles….
    Abreuver durant ses jeunes -> Abreuvé
    est il est blessé à la jambe -> 2 fois est
    Pour cet acte de bravoure John McCain sera par la suite décoré. -> Une « , » après bravoure
    Fait prisonnier par les troupes ennemies il demeurera entre -> Une « , » après ennemies
    sénateurs républicains réussissant même à se hisser -> Une « , » après républicain
    Malheureusement pour lui il rencontra sur sa route plus -> Une « , » après lui
    su conservé un très grand -> conserver

    Encore merci pour la qualité de votre site

      • Et c’est bien dommage car elle permet de mettre pleins de nuances dans notre belle langue.
        Sans parler des fotes dorto graphe bien sur…. 🙂

        • Il n’y aurait pas de faute d’orthographe vous n’auriez aucune raison de critiquer, donc vous pouvez me remercier d’en faire, je vous donne une bonne raison d’exister ! Ça commence à devenir franchement gonflant les donneurs de leçons orthographiques, ça pousserait même à ne plus faire d’article dans le futur ! Revenez quand vous aurez des critiques un poil plus constructives.

  2. Merci Arnaud pour cet article ,et ignorer les pisses froid ardant passionnés des corrections , passant hélas à côté de l’essentiel : le monde aéronautique !

    • J’ai commencé  » mon commentaire par : « Salut,
      Ne le prenez pas mal, mais je n’ai pu m’empêcher de relever quelques coquilles… » et j’ai terminé par : « Encore merci pour la qualité de votre site ».
      Il me semble que je suis très respectueux de la qualité de l’article d’Arnaud. Et de la qualité du site en général. Je ne suis moi-même pas parfait concernant la syntaxe et l’orthographe.
      Par contre je suis ouvert à toutes critiques sans pousser des cris d’orfaies.
      Ce que je ne supporte pas, ce sont les insultes : « les pisses froid »… …et en plus il manque un « s » à froid Arthur 25.
      Je continuerai à lire ce site car je le trouve intéressant et à prendre parfois du temps pour apporter des commentaires qui me semblent justifié et respectueux du travail de tous.

      • Mon message n’était pas pour vous ColonelMoutarde, vos interventions sont toujours les bienvenues et en règles générales très constructives. En fait je m’adressais à Xuan37 qu’on n’a jamais vu ici commenter quoi que ce soit et n’a rien montré d’objectivement constructif.

        • Il n’y avait rien contre vous Arnaud.. J’ai juste exprimé en réaction au post précédent mon regret de voir les ponctuations disparaitrent dans notre langue que vous maniez fort bien par ailleurs.
          Contrairement à ce que vous dîtes j’ai déjà commenter même si vous n’étiez pas d’accord avec moi.
          Les commentaires constructif ne sont pas forcement ceux qui vont dans votre sens.
          En tout cas bravo pour la qualité de vos articles et de l’ensemble du site.

      • Bonjour colonelmoutarde
        Permettez moi de vous donner ma façon de voir les choses :
        Une personne qui cherche des poux dans le tête des autres à corriger les fautes d’orthographe n’a pas une attitude respectueuses, même si elle s’exprime poliment.
        Alors quand vous voulez vous faire passer pour la pauvre victime moi la moutarde elle me monte au nez Colonel !
        On s’éloigne de notre passion là et je le déplore.
        Cordialement .

  3. Merci Arnaud.
    Rien que sa décision de ne pas accepter d’être libéré avant les prisonniers plus anciens que lui montre son courage, sa solidarité entre frères d’armes et patriote, un geste que peu de monde arrive à faire dans de telles conditions. RIP

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom