Voilà un signal fort envoyé aux forces aériennes qui envisagent actuellement d’envoyer leurs avions-espions face aux chasseurs de la Kōkū Jieitai. Le gouvernement américain vient d’autoriser le Japon a acquérir un nouveau lot de neuf Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye pour un montant avoisinant les 2.7 milliards d’euros. Des avions qui viendraient ainsi s’ajouter aux quatre récemment commandés mais également aux autres avions de guet aérien déjà en service dans l’archipel. Ainsi dans quelques années le Japon pourrait bien être un des pays disposant du plus vaste maillage de contrôle radar aéroporté au monde.

Il faut dire qu’entre les avions militaires chinois et ceux volant pour la compte de la Russie qui croisent souvent très (trop?) près de l’espace aérien et/ou maritime nippon les dix-sept actuels avions-radars de la JASDF ont de quoi faire. Ces quatre Boeing E-767A et treize Grumman E-2C Hawkeye sont perpétuellement en mission, de jour comme de nuit. À tel point même que les structures vieillissent plus vite que prévu dans ce pays où en plus elles sont régulièrement exposées aux caprices de la nature comme les embruns omniprésents sur les bases de l’archipel.

Ce sont donc au total treize et non plus quatre AWACS du type E-2D Advanced Hawkeye, la version la plus évoluée du célèbre bimoteur à turbopropulseurs qui devraient entrer en service sous la célèbre cocarde intégralement rouge et encore très souvent surnommée la meatball. Par rapport à ses prédécesseurs ce E-2D dispose d’un nouveau radar AN/APY-9 pouvant «voir» à plus de 500 kilomètres aussi bien en mode air-air qu’air-surface mais également une avionique de bord largement rajeunie, notamment dans le poste de pilotage.
Le radar AN/APY-9 a été optimisé pour détecter plus facilement les avions furtifs de nouvelle génération comme les Chengdu J-20 chinois ou les Sukhoi Su-57 russes.

Avec ces treize avions presque déjà vendus à la Kōkū Jieitai Northrop-Grumman frappe fort sur un marché des avions de guet aérien radar en pleine expansion. Mais surtout c’est à un pays asiatique qu’il revient d’être le premier client export de cet avion que son constructeur cherche depuis plusieurs mois à vendre aux marins indiens qui recherchent un avion capable de succéder aux hélicoptères Kamov Ka-31 de facture russe actuellement en dotation et qui ne donnent pas entière satisfaction. L’Indian Navy représente un marché potentiel de six à huit avions.

Photo © Northrop-Grumman.

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