De Havilland DH.106 Comet

De Havilland DH.106 Comet


Fiche descriptive

Appareil : De Havilland DH.106 Comet
Constructeur : De Havilland Aircraft Company Ltd.
Désignation : DH.106
Nom / Surnom : Comet
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1955
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Avions de transport
Rôle et missions : Transport de personnels, reconnaissance électronique

Histoire

De Havilland DH.106 Comet :
Le premier avion de transport à réaction de l'Histoire

Fruit du comité Brabazon lancé par les Britanniques en 1941, alors que le Royaume Uni était en guerre contre le IIIème Reich, le De Havilland DH.106 Comet marqua durablement l’aventure aéronautique mondiale en réalisant son premier vol le 27 juillet 1949 entre les mains de John Cunningham au centre d’essais de Hartfield. Premier avion de transport civil à réaction au monde, ayant notamment volé sous les couleurs d’Air France, de la B.O.A.C., ou encore de Canadian Pacific Airlines, il fut également quelques années plus tard prit en charge par les militaires britanniques et canadiens.

Extérieurement, le DH.106 Comet se présentait sous la forme d’un monoplan à aile basse cantilever en flèche. Disposant d’un empennage classique à dièdre accentué l’appareil portait également un train d’atterrissage trois points. Sa propulsion était assurée par quatre turboréacteurs De Havilland Ghost ou Rolls & Royce Avon noyés dans l’emplanture des ailes. Celles-ci portaient, à partir des séries Comet Mk-3, des réservoirs fuselés permettant un gain non négligeable de carburant. Le cockpit permettait l’emport de trois personnes, pilote, copilote, et navigateur. Quant à la cabine elle permettait d’embarquer entre 36 et 119 passagers suivant les séries.

Bien que le premier utilisateur fut la Royal Canadian Air Force, c’est au sein de la Royal Air Force que le Comet remplit sa plus longue et plus riche carrière sous cocarde. L’aviation militaire britannique utilisa en premier lieu dix Comet C Mk-2 qui entrèrent en service en 1956 au sein du Squadron 216. Cette unité devint par la même occasion la première unité en Europe à voler sur un avion de transport à réaction. A l’époque, le Queen’s Flight en charge du transport des membres de la famille royale utilisa un de ces avions pendant six mois avant de le rétrocéder à une unité plus classique. En effet, la mauvaise image de marque de l’avion auprès de ses utilisateurs civils, due à une fâcheuse tendance à s’écraser, fit que cette unité d’élite renonça rapidement au Comet.

A la même époque, la RAF utilisa au sein du Squadron 51 deux appareils profondément modifiés en espion volant en tant que Comet R Mk-2. Malgré le temps passé ces avions sont toujours entourés d’un certain mystère. Par la suite la RAF reçut cinq Comet C Mk-4 qui furent utilisés pour des missions de transport de personnels et de liaisons en extrême-orient. Ces appareils, entrés en service en 1959, y restèrent presque quinze ans. En 1973, la RAF rapatria l’ensemble de ses Comet au Royaume-Uni, où plusieurs furent alors ferraillés ou bien donnés à divers musées dans le monde. Toutefois la RAF continua d’en utiliser quelques uns jusqu’en 1983. Pourtant ce retrait du service ne sonna pas totalement le glas des Comet militaires britanniques.

Ainsi, l’Aircraft & Armament Evaluation Establishment (A&AEE) utilisa à partir de 1963 le Comet C Mk-4 codé XS-235 pour diverses missions de tests et d’essais. Cet appareil participa à plusieurs développement aéronautique dont l’avion de ligne Trident ou encore le chasseur-bombardier Tornado IDS. L’A&AEE testa même quelques uns des systèmes embarqués de l’Airbus A300 sur ce quadriréacteur. Finalement le XS-235 réalisa son dernier vol opérationnel au tout début de l’année 1993, soit près de 44 ans après le vol inaugural du prototype du DH.106 Comet. Mais cet avion ne fut pas le seul et unique Comet utilisé pour des essais en vol en Grande Bretagne. Le Royal Aircraft Establishment, équivalent britannique du CEV français, utilisa durant une dizaine d’années un Comet Mk-4C civil, codé XV-144, pour des développements de radars et de systèmes d’approche de nuit. Le RAE utilisa également cinq autres Comet, dont le XN-453, un Mk-2C civil, qui participa activement au développement du Concorde franco-britannique.

Les derniers De Havilland Comet d’essais furent tous retirés du service au cours des années 90, laissant souvent un grand vide.

En 1962, l’avionneur britannique Hawker Siddeley acheta deux Comet Mk-4C civils qui n’avaient pas trouvés preneurs auprès des compagnies aériennes. Ces deux avions servirent de bancs d’essais volant pour le premier et de prototype pour le second au programme du HS-801, le futur Nimrod de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine de la RAF. Par la suite British Aerospace racheta un ancien Comet Mk-4, immatriculé G-APDS, ayant appartenu à la B.O.A.C. et à la compagnie charter Dan Air. Cet avion servit de base à la version de veille radar sans suite Nimrod AEW Mk-3.

Appareil historique à plus d’un titre, le De Havilland DH.106 Comet fut l’un des avions civils les plus célèbres de son époque, et ce malgré une carrière chaotique. En effet sa consommation en carburant et sa tendance à avoir des accidents à répétition causèrent rapidement son échec. Si bien que le Comet ne fut construit qu’à 114 exemplaires au total.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : De Havilland Comet C Mk-4
Envergure : 32.87 m
Longueur : 35.97 m
Hauteur : 8.69 m
Motorisation : 4 réacteurs Rolls & Royce Avon Mk-524
Puissance totale : 4 x 4760 kgp. sans post-combustion.
Armement : aucun
Charge utile : 101 passagers
Poids en charge : 70760 kg
Vitesse max. : 885 km/h à 3400 m
Plafond pratique : 9800 m
Distance max. : 3700 Km à charge maximale
Equipage : 5
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du De Havilland DH.106 Comet

Profil Couleur

Profil couleur du De Havilland DH.106 Comet

Vidéo

Histoire du Comet

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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.