Fieseler Fi 103 ‘V1’

Fieseler Fi 103 ‘V1’


Fiche descriptive

Appareil : Fieseler Fi 103 ‘V1’
Constructeur : Gerhard Fieseler Werke GmbH
Désignation : Fi 103
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN : V1
Variante :
Mise en service : 1944
Pays d'origine : Allemagne (IIIe Reich)
Catégorie : Drones - U.A.V.
Rôle et missions : Drone de bombardement

Histoire

Fieseler Fi 103 ‘V1’ :
L'arme de représailles V1

Le V1 a été conçu principalement sous la désignation Fi-103 par Robert Lusser de la société allemande Fieseler à partir de travaux sur la motorisation de Fritz Gosslau d’Argus Motoren. À partir du printemps 1944, une version pilotée du V1 fut projetée et des exemplaires modifiés conçus et testés, notamment par Hanna Reitsch. Répondant au nom de code Reichenberg, aucun de ces prototypes ne fut utilisé pour le combat. Dans cette version, le pilote devait amener le V1 sur l’objectif et sauter en parachute à environ 1000 mètres de l’impact. En raison du peu de temps pour effectuer l’éjection, qui était entièrement manuelle à l’époque, ce type de mission s’apparentait à un suicide.

Le moteur était un pulsoréacteur (réacteur très simple et bruyant) attaché au corps par deux mâts. Le fuselage qui contenait la charge explosive, le carburant et une centrale à inertie assurant un guidage sommaire, était muni de petites ailes et d’un empennage stabilisateur (gouverne de profondeur uniquement). L’engin pouvait être catapulté sur une rampe (après allumage du pulso-réacteur à l’aide d’un brûleur à gaz), ou largué depuis un avion porteur (des bombardiers Heinkel He 111 furent modifiés à cet effet). Après quoi la bombe était livrée à elle-même. Le point de chute était approximativement déterminé par un compteur à vis primitif entraîné par une petite hélice — et réglé avant le départ — qui sectionnait le câble du gouvernail de profondeur et déclenchait la mise en piqué. Le brusque changement d’attitude provoquait généralement l’arrêt du moteur et les populations survolées écoutaient avec angoisse le bruit particulier du pulsoréacteur en espérant ne pas l’entendre s’arrêter.

Environ 35000 V1 furent construits mais environ 50% de ces engins furent détruits au sol par le bombardement des sites de lancements. Les services secrets alliés n’ont pas tardé à repérer leur disposition en arc de cercle autour de leur cible : Londres et ses alentours. A noter le travail formidable accompli par l’agent français Michel Hollard et son réseau dans la découverte et la planification des interventions contre cette arme de représailles. Au total, ils identifièrent la majorité des sites de lancement (estimé 103 entre le Nord et la Picardie). Au total, environ 9250 furent lancés ainsi et approximativement 6550 furent largués d’avions sur le centre de l’Angleterre et sur Londres, mais aussi sur Anvers et Liège et quelques-uns sur Paris après leur libération par les Alliés. Beaucoup se sont simplement égarés et sont tombées au hasard.

Ses caractéristiques (vol rectiligne à vitesse constante) permet aux chasseurs alliés et à la DCA d’abattre environ 50% des engins lancés contre le Royaume-Uni. Le chasseur le plus efficace fut le Hawker Tempest avec 638 engins abattus, puis le Mosquito, 428 ; le Spitfire, 303 ; le P-51 Mustang, 232 et le Meteor (encore au stade expérimental à ce moment là), 13 ou 14. La centrale inertielle du V1 ne pouvant corriger des erreurs que de quelques degrés de roulis sur sa trajectoire originelle, des aviateurs sous la direction de la RAF, mirent au point une méthode pour les faire dévier de leur course : l’avion volant à la même vitesse que le V1, le pilote se plaçait à côté de lui et soulevait l’extrémité de son aile sous celle du V1. Les ailes ne se touchaient pas, mais l’air entre les deux ailes étant comprimé, une force était donc exercée sur le V1, qui était dévié de sa trajectoire. L’utilisation de cette méthode spectaculaire — mais dangereuse — est attestée dans au moins trois cas. Aussi dangereuse que soit cette action, suivre un V1 et tirer sur lui était encore plus dangereux car ainsi, à presque 650 km à l’heure il était très difficile d’éviter les effets de l’explosion de la bombe volante. En août 1944, la mise en service de canons de DCA à réglage automatique par radar permit d’atteindre une efficacité d’environ 75 % dans la destruction de ces missiles.

Comme les V2 qui leur succèdent, les V1 ont eu un effet plus psychologique que tactique. Leur faible charge explosive (moins d’une tonne) et leur relative imprécision en faisaient une arme peu efficace. Mais les armes secrètes allemandes ont alimenté la propagande de Goebbels et fait croire à l’opinion allemande et étrangère que l’Allemagne pouvait encore retourner le sort de la guerre.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle :
Envergure : 5.38 m
Longueur : 7.90 m
Hauteur : 0.00 m
Motorisation : 1 Pulsoréacteur Argus Schmidt 109-014
Puissance totale : 1 x 335 kgp.
Armement : 830 kg de charge explosive
Charge utile : -
Poids en charge : 2200 kg
Vitesse max. : 645 km/h
Plafond pratique : 1300 m
Distance max. : 286 Km
Equipage : 0
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Fieseler Fi 103  ‘V1’

Profil Couleur

Profil couleur du Fieseler Fi 103  ‘V1’

Vidéo

Préparation et lancement d'un V1

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Pilote privé avion breveté en 1969...Engagement ALAT en 74, résiliation en 75... Accident moto en 81 entrainant la fin de la licence de pilote...

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