FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Miles M.57 Aerovan
Constructeur : Miles Aircraft
Désignation : M.57
Nom / Surnom : Aerovan
Code allié / OTAN :
Variante : HDM.105
Mise en service : 1946
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Avions de transport
Rôle et missions : Avion de transport léger.

HISTOIRE

Miles M.57 Aerovan :
Un avion de transport aux faux airs de jouet d'enfant”

Si la Seconde Guerre mondiale fut un foisonnement d’ingénierie et de construction aéronautique il ne faut cependant pas sous-estimer la période qui l’a suivi de peu : l’immédiat-après-guerre. Souvent considéré, à tort, comme une période de relâchement cette période donna naissance sur six ou sept ans à plusieurs types de machines particulièrement intéressante et notamment quelques-uns des premiers jets de combat. Dans le domaine de l’aviation de transport également ce fut un temps intéressant, en témoigne cet étonnant petit bimoteur de transport léger conçu au Royaume-Uni : le Miles M.57 Aerovan.

C’est à la toute fin de la guerre que l’avionneur britannique George Miles lança le développement d’un avion de transport léger doté de capacités de décollages et atterrissages courts. L’idée était que l’avion serve aussi bien dans les rangs de la Royal Air Force comme machine de soutien intérieur autant que dans l’aviation civile. Il reçut la désignation de M.57 et le patronyme d’Aerovan.
Les travaux d’assemblage débutèrent dans le courant du mois de septembre 1944.

Or le Miles M.57 Aerovan avait été lancé en développement sans l’accord de l’Air Ministry. Il ne reposait donc sur aucune Specification. Pourtant George Miles croyait dur comme fer en son bimoteur, et il jouissait d’une excellente réputation dans les hautes sphères britanniques grâce à ses avions d’entraînement Magister et Master. La Royal Air Force se déclara donc intéressée dans l’acquisition de l’avion comme futur avion d’entraînement à la radio-navigation, en remplacement de ses Avro Anson.

Le prototype fut assemblé au tout début de l’année 1945 et vola quelques jours plus tard le 26 janvier. Il reprenait quelques éléments développés à l’origine pour le M.28 Mercury expérimental, notamment au niveau du cockpit et de l’empennage.
Extérieurement ce Miles M.57 Aerovan ne ressemblait à vraiment aucun avion, hormis peut-être l’Arado Ar 232 allemand mais en version bimoteur et plus petit. Construit principalement en bois et contreplaqué il ne possédait que 12% d’éléments mécaniques à l’exception des moteurs et câblages. Sa propulsion était assurée par deux moteurs en ligne Blackburn Cirrus Major Mk-3 d’une puissance nominale de 152 chevaux. Il était doté d’un train d’atterrissage tricycle fixe et d’une cabine particulièrement haute et large compte tenu de la taille de l’avion. Celle-ci pouvait accueillir entre six et huit passagers ou bien 1000kg de fret, dont des motos.

Peu après ce premier vol la Royal Air Force annonça vouloir commander plus de 250 exemplaires comme avions-écoles avancé. Cependant la fin des hostilités en Europe en mai de la même année et quelques semaines plus tard la cessation complète de la guerre après les bombardements atomiques américains sur le Japon douchèrent les espoirs de George Miles. L‘Air Ministry annula définitivement le contrat.
Mais l’avionneur britannique ne baissa pas pour autant les bras et commença à engranger les contrats dans le domaine civil. Des commandes arrivèrent rapidement du Royaume-Uni mais également de Belgique, d’Espagne, ou encore de Suisse.

Deux exemplaires furent vendus début 1946 à la France comme relais de communication au profit de la TSF. Ils participèrent à l’émancipation de la télévision dans notre pays entre cette année là et le milieu des années 1950. Ils volaient sous immatriculation civile étatique.

Le premier pays à s’intéresser militairement au Miles M.57 Aerovan fut Israël. En 1947 le jeune état hébreu passa commande pour deux modèles au standard Mk-4. Ils entrèrent en service l’année suivante et furent affectés à des missions de transport léger et de liaisons. Cependant la construction en bois et contreplaqué ne fut pas des plus adaptés au climat du Proche Orient et finalement ces avions furent retirés du service fin 1949 après seulement une centaine d’heures de vol. Ils ne furent pas remplacés.

En cette même année 1948 la Royal New Zealand Air Force passa commande pour un exemplaire qu’elle testa au sein de son Squadron 41. Les essais démontrèrent de bonnes qualités et un second avion fut acheté. Ils étaient tous deux également au standard Aerovan Mk-4 et volèrent comme avions de liaisons jusqu’en 1954 aux côtés de bimoteurs de facture américaine Lockheed Lodestar.

Israël et la Nouvelle Zélande furent les deux seuls pays à utiliser militairement cet avion construit au total à cinquante-deux exemplaires. Il est à signaler que l’avionneur français Hurel-Dubois travailla à une version améliorée désignée HDM.105 demeurée sans suite. Il vola sous l’immatriculation civile britannique G-AHDM. Cet avion disposait d’une aile à longue allonge et de haubans comme sur les avions de la famille HD.31.

Mal connu de nos jours le petit Miles M.57 Aerovan est aussi symptomatique du bouillonnement d’ingénierie du à George Miles. De nos jours seul un exemplaire est préservé dans un musée au Royaume Uni. Plus aucun ne vole.

PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Miles M.57 Aerovan Mk-4
Envergure : 15.24 m
Longueur : 10.97 m
Hauteur : 4.10 m
Motorisation : 2 moteur en ligne Blackburn Cirrus Major Mk-3-1
Puissance totale : 2 x 158 ch.
Armement :
Charge utile : jusqu'à 8 passagers ou 1000kg de fret.
Poids en charge : 2631 kg
Vitesse max. : 200 km/h à 1000 m
Plafond pratique : 4000 m
Distance max. : 600 Km à charge maximale.
Equipage : 2
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Miles M.57 Aerovan

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Miles M.57 Aerovan


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VIDÉO

Vidéo d'archives du Miles M.57 Aerovan