Morane-Saulnier MS.225

Morane-Saulnier MS.225


Fiche descriptive

Appareil : Morane-Saulnier MS.225
Constructeur : Aéroplanes Morane-Saulnier
Désignation : MS.225
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1933
Pays d'origine : France
Catégorie : Chasseurs de l'entre-deux-guerres
Rôle et missions : Chasseur monoplan à aile parasol

Histoire

Morane-Saulnier MS.225 :
le chasseur-voltigeur

Dans les années 30, la France chercha à moderniser sa flotte de chasseurs, en vue de la rendre compétitive vis-à-vis des appareils conçus au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Négligeant les avancées aéronautiques allemandes, les avionneurs français s’orientèrent vers des appareils assez peu révolutionnaires, mais surtout très académiques. Au début de cette décennie l’Armée de l’Air faisait reposer sa défense aérienne et ses missions d’interception sur des biplans directement issus des meilleurs avions de la Première Guerre Mondiale, donc obsolète, plus de dix après la fin de cette dernière. S’étant lancée dans cette phase de profonde modernisation la France chercha toutefois à se doter d’avions de combat de transition afin de préparer le terrain pour les futurs pilotes. C’est ainsi que naquit le Morane-Saulnier MS.225, un chasseur aux remarquables capacités de voltige aérienne.

Morane-Saulnier, qui travaillait alors sur quelques avant-projets d’avions d’entrainement, décida d’adapter ces programmes afin d’en dériver un chasseur transitoire. C’est ainsi qu’apparut lors du Salon de l’Aviation de Paris de 1932 la maquette d’un nouveau chasseur qui s’il n’avait rien de vraiment innovant, représentait toutefois un pas en avant vers les chasseurs monoplans à ailes basses. L’état-major français et le Ministère de l’Air décidèrent communément de commander l’avion en série. L’appareil fut classé C1 dans la nomenclature française de l’époque, c’est à dire monoplace de chasse. Son constructeur le désigna MS.225.

L’avion se présentait sous la forme d’un monoplan à aile haute parasol monomoteur. Il était alors le premier chasseur français mû par un moteur à compresseur, formule reprise rapidement par l’avionneur Nieuport-Delage pour son NiD.629. Le MS.225 disposait d’un train d’atterrissage classique fixe à voie large dont les roues étaient carénées. Les jambes du train s’entrecroisaient avec les haubans de voilures, donnant ainsi à l’avion une certaine aisance dans les domaines de vols critiques. L’armement principal du MS.225 se caractérisait par deux mitrailleuses Vickers d’un calibre de 7.7mm. La structure de l’avion faisait appel au bois entoilé, avec quelques plaquages de métal.

L’Armée de l’Air passa commande pour 55 appareils qui furent assemblés dans l’usine de Puteaux, en proche banlieue parisienne et ensuite acheminés vers leurs futures bases de Dijon et de Reims. Les MS.225 servirent au sein des 7ème et 42ème Escadrille de Chasse. En 1933 une mission d’achat chinoise repéra l’avion lors d’une visite à Reims, et quelques temps plus tard l’aviation militaire impériale chinoise passa une première commande pour trois avions, suivit de 17 autres après réceptions du premier lot. Les MS.225 chinois participèrent aux combats contre le Japon, mais leurs résultats ne sont pas connus.

En 1934, l’Aéronautique Navale passa commande pour seize avions d’une version de chasse embarqué désignée MS.226. Ceux-ci se différenciaient des MS.225 par leur crosse d’appontage et par leur pare-brise renforcé. Les MS.226 furent affectés au sein de l’escadrille 3C1 basée à Marignane. Les MS.226 participaient à des missions de surveillance de l’espace aérien méditerranéen, et de couverture des opérations navales. En 1938 les MS.226 furent rétrocédés à l’Armée de l’Air qui les affecta à la 8ème Escadre de Chasse.

Lors de l’entrée en service de chasseurs considérés comme supérieurs, tels les Dewoitine D-501 ou encore le Morane-Saulnier MS.406, la plus part des MS.225 furent relégués à des missions d’entrainement avancé et de liaisons. Toutefois en 1936 la Patrouille d’Etampes, ancêtre de l’actuelle Patrouille de France, reçu cinq de ces chasseurs pour des missions de voltige aérienne, et de présentation officielle au profit de l’Armée de l’Air. Les MS.225 furent d’ailleurs les premiers appareils au monde à réussir un looping complet en patrouille serrée à quatre appareils. D’autres MS.225 furent utilisés par la patrouille acrobatique de l’Académie de l’Air de Salon-de-Provence.

En septembre 1939, lors du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, la plus part des MS.225 d’entrainement avancé étaient encore en service ainsi que les MS.226 de la 8ème Escadre de Chasse. Devant la supériorité des avions de combat allemands, principalement les chasseurs Messerschmitt Bf 109 et Bf 110 et les bombardiers Junkers Ju-87, il fut décidé de retirer du service les monoplan parasol Morane-Saulnier. Ils furent ferraillés en 1940.

Si le MS.225 n’avait rien de révolutionnaire comme avion de chasse, il s’illustra surtout dans sa seconde carrière de voltigeur et d’avion d’entrainement avancé. Il est a noté que le moteur qui l’équipait fut spécialement conçu pour lui. Le MS.225 est directement issu du même programme qui déboucha également sur le MS.230 un des principaux avions d’entrainement militaire des années 30.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Morane-Saulnier MS.225
Envergure : 10.56 m
Longueur : 7.24 m
Hauteur : 3.29 m
Motorisation : 1 moteur en étoile Gnome & Rhône 9KBrs
Puissance totale : 1 x 500 ch.
Armement : 2 mitrailleuses de 7.7mm
Charge utile : -
Poids en charge : 1580 kg
Vitesse max. : 335 km/h
Plafond pratique : 9500 m
Distance max. : 700 Km
Equipage : 1
[...] Passez dans le comparateur...

Plan 3 vues

Plan 3 vues du Morane-Saulnier MS.225

Profil Couleur

Profil couleur du Morane-Saulnier MS.225

Vidéo

Actuellement aucune vidéo n'est disponible dans nos bases de données

A voir également

0
Conçu par une équipe dirigée par Nikolai Polikarpov, et bien que tout à fait classique, le I-15 fut le premier chasseur soviétique de rang...

0
Développé sur fonds propre par Hawker en 1930, le Demon était en fait une version de chasse biplace diurne de son bombardier de reconnaissance...

0
Apparu en 1927, la même année que le Nieuport 52, le Nieuport 62 se présentait comme un biplan à la structure en bois, pourvu...
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.