Nakajima Kikka

Nakajima Kikka


Fiche descriptive

Appareil : Nakajima Kikka
Constructeur : Nakajima Hikoki K. K.
Désignation :
Nom / Surnom : Kikka
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1945
Pays d'origine : Japon
Catégorie : Avions expérimentaux
Rôle et missions : Prototype de bombardier rapide d'assaut

Histoire

Nakajima Kikka :
le seul avion japonais de la guerre à turboréacteurs

L’attaché naval japonais en poste à Berlin, qui avait assisté à des vols de démonstration du biréacteur Messerschmitt Me-262 A Schwalbe, transmit un rapport enthousiaste à l’état-major de Tokyo en septembre 1944. Rapport si convaincant qu’il incita le haut commandement de la Marine Impériale à se doter d’un appareil de type similaire. En un peu moins d’un an, les ingénieurs Kazuo Ohno et Kenichi Matsumura, de la firme Nakajima, étudièrent et mirent au point un premier prototype qui fut surnommé Kikka (fleur d’oranger).

Bien que très inspiré de son modèle allemand et y ressemblant donc beaucoup, l’appareil n’était toutefois pas une copie, mais bien un produit purement japonais, dans sa conception comme dans sa réalisation. La mise au point des réacteurs Ne 20 rencontra des difficultés, et il fallut pour finir avoir recours à des photos de BMW 003 adressées par l’Allemagne. La poussée délivrée par les moteurs était assez faible et, comparé au Me-262, le Kikka était plus petit et plus léger. C’était cependant un monoplace à deux réacteurs en nacelles sous la voilure, entièrement métallique, avec un train d’atterrissage tricycle escamotable. Ses ailes pouvaient se replier à l’instar des avions embarqués, de façon à pouvoir l’abriter facilement dans des hangars bétonnés, des grottes ou des tunnels.

En tant que bombardier rapide, il pouvait emporter 500 Kg de bombes mais ne possédait pas d’armement ; différentes versions étaient en projet : intercepteur avec deux canons de 30 mm, biplace d’entraînement et avion-suicide avec une bombe de 800 Kg.

Le premier vol du Nakajima Kikka eut lieu le 7 août 1945 sur l’aérodrome naval de Kisarazu, piloté par le commandant Susumu Tanaoka. Le cahier des charges exigeait que l’appareil quitte le sol en moins de 400 mètres et, pour pallier au manque de puissance des réacteurs, des fusées à poudre d’assistance au décollage (RATO), largables, étaient fixées sous la voilure, au raccord du fuselage. Le 11 août 1945, ces fusées d’appoint, disposées sous un mauvais angle, firent rater le deuxième décollage et l’avion fut détruit dans l’accident qui s’ensuivit.

Quand le Japon capitula quatre jours plus tard, le prototype n°2 était pratiquement fini, 18 appareils de présérie étaient en cours de montage à divers degrés d’avancement et un successeur plus gros et plus puissant (Ki 201 Karyu) était déjà à l’étude.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Nakajima Kikka
Envergure : 10.00 m
Longueur : 8.12 m
Hauteur : 2.95 m
Motorisation : 2 turboréacteurs Nakajima Ne 20
Puissance totale : 2 x 697 kgp.
Armement : 2 bombes de 250 kg
ou 1 bombe de 500 kg
Charge utile : -
Poids en charge : 4080 kg
Vitesse max. : 697 km/h
Plafond pratique : 12000 m
Distance max. : 940 Km
Equipage : 1
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Plan 3 vues

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Profil Couleur

Profil couleur du Nakajima  Kikka

Vidéo

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