PAC CT-4 Airtrainer

PAC CT-4 Airtrainer


Fiche descriptive

Appareil : PAC CT-4 Airtrainer
Constructeur : Pacific Aerospace Corporation
Désignation : CT-4
Nom / Surnom : Airtrainer
Code allié / OTAN :
Variante : Akala
Mise en service : 1973
Pays d'origine : Nouvelle Zélande
Catégorie : Avions d'entraînement
Rôle et missions : Avion d'entrainement primaire et de voltige

Histoire

PAC CT-4 Airtrainer :
l'avion école austral

Le PAC Airtrainer tire son origine du CT-2 Airtourer, conçu par Henri Millicer pour l’entreprise australienne Victa Consolidated Industries. La firme néo-zélandaise AESL (Aero Engine Services Ltd) en acquis les droits exclusifs de production en 1966. En réponse aux spécifications du Royal Australian Air Force (RAAF) pour un avion école devant remplacer ses CAC Winjeel, l’ingénieur Pat Monk chez AESL en dériva un appareil militaire.

Des modifications majeures furent apportées à la conception de l’Airtourer, notamment à sa structure qui lui permettait désormais de faire du voltige avec des facteurs de charge compris entre +6G et -3G. L’habitacle fut élargi afin d’accueillir deux membres d’équipage côte à côte. Motorisé par un Continental IO-360-D de 210 CH entraînant une hélice bipale, le prototype du nouvel avion, nommé CT-4 Airtrainer, s’envola pour la première fois le 23 février 1972. En juillet de la même année, le RAAF sélectionna l’Airtrainer et passa une commande initiale de 37 appareils.

Désireux de consolider son industrie aéronautique naissante, le gouvernement incita l’entreprise Air Parts New Zealand à fusionner avec AESL pour former, en 1973 la New Zealand Aerospace Industries (NZAI) qui prit le nom de Pacific Aerospace Corporation (PAC) à compter de 1982.

Première version de série de l’Airtrainer, le NZAI CT-4A était propulsé par un Continental IO-360-H de 210 CH et doté d’une dérive agrandie ainsi que d’une verrière en bulle rallongée. Fabriqué par l’entreprise américaine Teledyne Continental, le choix de l’IO-360 reposait sur la fiabilité et la facilité d’entretien de ce moteur à injection de six cylindres refroidi à l’air. La Royal Thai Air Force (RTAF) fut le client de lancement du CT-4A en recevant 24 appareils à compter d’octobre 1973. Quant aux CT-4A destinés à la RAAF, ils commencèrent à être livrés en 1975. La légèreté de l’Airtrainer, comparée au rustique Winjeel, ainsi que la livrée jaune et verte des appareils destinés au RAAF lui valut le sobriquet de Parrot (Perroquet) par les pilotes instructeurs. Trois CT-4A furent également acquis par le Hong Kong Auxilliary Air Force.

La deuxième version de l’Airtrainer, le CT-4B était propulsé par un IO-360-HB de 210 CH et possédait une nouvelle instrumentation, afin d’obtenir sa certification civile. Le Royal New Zealand Air Force (RNZAF) prit possession de 19 CT-4B en 1976 pour remplacer ses T-6 Texan obsolètes. La RTAF fit également l’acquisition de 6 CT-4B. Quatorze CT-4B devant être livrés à un club aéronautique suisse furent interdits d’exportation lorsque le gouvernement de la Nouvelle-Zélande découvrit qu’ils étaient en fait destinés à l’armée de l’air de la Rhodésie sous embargo des Nations-Unies. Entreposés pendant quelques années, ces appareils furent finalement livrés au RAAF.

Des versions ultérieures de l’Airtrainer furent développées, mais ne connurent pas de suites: le CT-4C, doté d’un turbopropulseur Allison 250-B17D de 350 ch et le CT-4D à train d’atterrissage rétractable.

Désirant participer au concours EFS (Enhanced Flight Screening) de l’USAF, PAC développa une nouvelle version de l’Airtrainer, le CT-4E motorisé avec un Textron-Lycoming AEIO-540-L1B5 de 300 ch entraînant une hélice Hartzell à trois pales. Cet appareil vola pour la première fois en décembre 1991. Bien que non retenu par l’USAF, le CT-4E fut commandé à 13 exemplaires par la RNZAF. Seize appareils furent également livrés au RTAF et Singapour en reçut deux exemplaires pour sa force de défense aérienne.

En mai 2007, le prototype du CT-4F Akala (mot aborigène pour perroquet) s’envola pour la première fois. Développé en partenariat avec Raytheon Australia, il dispose des écrans multifonctions du T-6B Texan II, de points d’emport et d’air climatisé, tout en conservant le moteur Textron-Lycoming AEIO-540-L1B5.

Initialement ridiculisé par les pilotes instructeurs habitués à des avions plus costauds, le sobriquet «Parrot» est devenu, au fil des ans, un surnom d’affection pour cet avion qui a su se faire apprécier tant par les militaires que par les pilotes civils. Il tient également une place de choix dans le cœur des néo-zélandais amateurs de voltige aérien. L’équipe acrobatique des Red Checkers de la RNZAF, dissoute en 1973 durant la crise pétrolière, renaît de ses cendres en 1980 avec des CT-4B Airtrainer et vole depuis 1999 avec des CT-4E, lui permettant d’effectuer des manœuvres encore plus spectaculaires. En 2015, le petit avion néo-zélandais a toutefois cédé la place au T-6C Texan II au sein de l’équipe de voltige de la RNZAF qui est aussi à la recherche d’un nouveau nom.

Le PAC Airtrainer a la distinction d’être le premier appareil de conception néo-zélandaise fabriqué en série. Construit à plus de 150 exemplaires, il a fait ses preuves comme avion d’entraînement militaire et, pour le plus grand plaisir des amateurs de voltige, l’agile petit «Akala» vole toujours dans le ciel austral.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : PAC CT-4E Airtrainer
Envergure : 7.90 m
Longueur : 7.10 m
Hauteur : 2.60 m
Motorisation : 1 moteur Teledyne Continental AEIO-540-L1B5
Puissance totale : 1 x 300 ch.
Armement : -
Charge utile :
Poids en charge : 1200 kg
Vitesse max. : 386 km/h
Plafond pratique : 5440 m
Distance max. : 1000 Km 2
Equipage :
[...] Passez dans le comparateur...

Plan 3 vues

Plan 3 vues du PAC CT-4 Airtrainer

Profil Couleur

Profil couleur du PAC CT-4 Airtrainer

Vidéo

Patrouille acrobatique sur CT-4 Airtrainer

A voir également

0
Durant les années 50 et 60, la Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord (SNCAN) mieux connue sous le nom de Nord a construit...

0
En 1956, la Royal Air Force demanda la réalisation d'un avion d'entraînement avancé destiné à remplacer ces De Havilland Vampire T Mk.11 et à...

0
À la fin du second conflit mondial, la Royal Australian Air Force (RAAF) souhaitait moderniser sa flotte d’avions de formation de base constituée de...
Marcel
Fils d’un militaire de l’armée de l’air canadienne (il est tombé dedans quand il était petit…) et biologiste qui adore voler en avion de brousse, ce rédacteur du Québec apprécie partager sa passion de l'aéronautique avec la fraternité francophone d’Avions Légendaires.