SIAI-Marchetti SF-260

SIAI-Marchetti SF-260


Fiche descriptive

Appareil : SIAI-Marchetti SF-260
Constructeur : SIAI-Marchetti
Désignation : SF-260
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1970
Pays d'origine : Italie
Catégorie : Avions d'entraînement
Rôle et missions : Avion d'entrainement primaire

Histoire

SIAI-Marchetti SF-260 :
un beau succès de l'industrie italienne

Les origines de cet avion remontent à 1959, quand l’ACI (l’aéroclub italien) émit un cahier des charges relatif à un avion d’entraînement et de tourisme de nouvelle génération. C’est l’avionneur Aviamilano qui remporta le marché, grâce à son F-250, un monomoteur dessiné et conçu par l’ingénieur Stelio Frati. Le premier F-250 fut construit en janvier 1963 et réalisa son premier vol quelques semaines plus tard en avril. Nonobstant quelques bonnes qualités le F-250 demeura sans suite, Aviamilano préférant se concentrer sur une version légèrement plus puissante, disposant d’une capacité d’emport pour un passager sur un strapontin installé derrière l’équipage. La nouvelle version fut désignée F-260 et construite à deux exemplaires, prototype compris. Le second avion concernait une possibilité d’achat de la part de l’Aéronautica Militare Italiana (AMI), la force aérienne italienne.

Alors que ce second F-260 était en cours d’assemblage, Aviamilano fut absorbé au sein de SIAI-Marchetti, d’abord comme filiale, puis à partir de 1968 comme branche complète de la firme. En avril 1964 un troisième avion fut construit sous la nouvelle désignation de SF-260 reprenant ainsi les initiales de l’ingénieur Frati. Ce nouvel aéronef préfigurait un des plus beaux succès italiens de tous les temps.

Le SIAI-Marchetti SF-260 se présentait sous la forme d’un monoplan d’entraînement à aile basse cantilever disposant d’un cockpit biplace côte à côte, avec une possibilité d’emporter sur strapontin un passager ou bien un second élève. Le train d’atterrissage tricycle escamotable disposait lui aussi d’une particularité, à savoir qu’il était possible de le rentrer à la main grâce à une pompe manuelle. Mû par un Avco-Lycoming AO-540-E4 d’une puissance de 260 chevaux entraînant une hélice bipale, l’avion n’était pas initialement prévu pour emporter le moindre armement. Le premier vol de l’avion intervint le 15 juillet 1964.

Malgré un certain intérêt de la part de l’AMI, il fallut attendre octobre 1970 pour voir apparaître une version dédiée aux missions d’entraînement primaire des futurs pilotes militaires. Désigné SF-260M pour l’export et SF-260AM pour les besoins italiens, l’avion fut commandé dans un premier temps par l’AMI à 33 exemplaires. Rapidement le SF-260M reçu l’agrément de l’OTAN pour l’entraînement des pilotes d’états membres. C’est ainsi que la Belgique, l’Irlande, et la Turquie achetèrent également cette machine pour la formation basique de ses aviateurs. A l’exception des SF-260AM, les versions M sont aptes à l’emport d’une charge offensive légère de l’ordre de 200kg.

Outre ces pays, le SF-260 a connu un très vaste succès à l’exportation, notamment dans les pays en voie de développement, particulièrement en Afrique. Le principal client étranger du SF-260 fut d’ailleurs un pays africain, à savoir la Libye qui acquit 240 exemplaires en 1973 sous la désignation de SF-260ML. Outre ce pays certains de ces monomoteurs ont été fournis aux pays suivants : la Birmanie, Brunei, le Burundi, le Burkina-Faso, les Comores, les Emirats Arabes Unis, l’Ethiopie, Haïti, l’Indonésie, le Maroc, la Mauritanie, le Mexique, le Nicaragua, l’Ouganda, les Philippines, la Rhodésie, Singapour, la Somalie, le Sri Lanka, le Tchad, la Thaïlande, la Tunisie, l’Uruguay, le Venezuela, le Zaïre, la Zambie, et le Zimbabwe.

Sur ce total, il faut mettre en lumière l’existence de deux séries très particulières : le SF-260W Warrior destiné à l’appui aérien rapproché et à la lutte anti guérilla avec une charge de 450kg, et le SF260TP destiné à l’entraînement avancé grâce à une nouvelle motorisation tournant autour d’un turbopropulseur Allison 250-B17-C d’une puissance de 350 chevaux. Le premier n’a pas réussi à se tailler une belle carrière avec seulement quelques commandes de la part du Burkina-Faso, du Burundi, d’Indonésie, de Somalie, du Tchad, de Zambie, et du Zimbabwe pour un total d’à peine 35 machines. Par ailleurs dans la plupart de ces pays, à l’exception de l’Indonésie et du Zimbabwe disposant chacun d’avions de combat, il s’agit des seuls avions armés. Quand au second, il a connu une carrière un peu plus rentable avec une soixantaine d’avions vendus à cinq clients : les Emirats Arabes Unis, l’Ethiopie, les Philippines, le Sri Lanka et, le Zimbabwe. Le SF-260TP connait toutefois une carrière difficile en raison de la présence des Pilatus PC-7 et PC-9 et de l’EMB-312 Tucano.

En 2009, Finemecanica poursuit la commercialisation du SF-260 avec la version EA dont 30 exemplaires ont été commandés en 2008 par l’AMI. Des SF-260EA ont ensuite été commandé par le Pérou, le Qatar, et le Venezuela. Au total, le SF-260 a été construits à plus de 860 exemplaires en une quinzaine de séries différentes. Sur la totalité des clients militaires seuls le Burundi, l’Irlande et Singapour ont retiré du service leurs monomoteurs italiens. Ni les SF-260M ni les SF-260W ne dispose d’armement interne, mais se limitent à des charges externes types bombes et roquettes.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : SIAI-Marchetti SF-260M
Envergure : 8.35 m
Longueur : 7.10 m
Hauteur : 2.41 m
Motorisation : 1 moteur en ligne Avco-Lycoming O-540-E4-A5
Puissance totale : 1 x 260 ch.
Armement : 200kg maxi de charges externes (bombes légères, roquettes)
Charge utile :
Poids en charge : 1200 kg
Vitesse max. : 310 km/h à 4500 m
Plafond pratique : 7600 m
Distance max. : 1650 Km
Equipage : 2
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du SIAI-Marchetti SF-260

Profil Couleur

Profil couleur du SIAI-Marchetti SF-260

Vidéo

SIAI-Marchetti SF.260 en meeting

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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.