Vickers F.B.27 Vimy

Vickers F.B.27 Vimy


Fiche descriptive

Appareil : Vickers F.B.27 Vimy
Constructeur : Vickers Aviation Ltd.
Désignation : F.B.27
Nom / Surnom : Vimy
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1919
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Bombardiers avant 1950
Rôle et missions : Bombardier lourd nocturne

Histoire

Vickers F.B.27 Vimy :
du bombardement à la conquête du monde

Créé par K. Pierson, le dessinateur en chef de Vickers Limited à Leighton Buzzard, le bombardier lourd nocturne Vickers F.B.27 Vimy, fut d’emblée conçu en vue de l’attaque de cibles situées en Allemagne. Biplan bimoteur, il fut doté d’un rayon d’action appréciable et d’une charge utile élevée.

Un contrat portant sur 3 prototypes fut accordé mi-août 1917 et le premier d’entre eux effectua son premier vol fin novembre 1917, équipé de deux Hispano Suiza de 200 cv. Lors des essais, d’autres groupes propulseurs tels que le Sunbeam Maori, le Fiat A.12bis, le Salmson et le Rolls-Royce Eagle VIII furent aussi testés sur la cellule. Finalement, tous les exemplaires livrés au RFC furent équipés de ce dernier type de moteur.

Seuls quelques exemplaires furent livrés avant la fin de la première guerre mondiale, un seul étant déployé en France au sein de l’Independance Air Force, sans toutefois participer activement aux combats.

La carrière militaire de l’appareil ne commença vraiment qu’en 1919 lorsqu’il entra en service en Egypte au sein du 58 Squadron et il resta l’épine dorsale du bombardement lourd de la RAF jusqu’au milieu des années 20. Le dernier exemplaire fut retiré du service seulement en 1938, date jusqu’à laquelle il servit de « cible » pour l’entrainement des servants des batteries de projecteurs.

Dès la fin des hostilités, Vickers décida d’explorer d’autres pistes et, à partir de 1919, en plus de la version militaire, une version civile destinée au transport de passagers fut mise en chantier. Dès le mois d’avril, elle était opérationnelle sous le nom de FB28 Vimy Commercial et se distinguait de la version militaire par un fuselage de section agrandie.

La France acheta un de ces appareils (le n° 42) et le modifia, en remplaçant ses moteurs Rolls-Royce par des Lorraine de 370 cv. Néanmoins, la demande extérieure principale vint de la part de la Chine qui, en 1922, commanda une centaine d’exemplaires de la version civile, qui, suite à des difficultés financières, ne furent pas tous livrés. Des 43 exemplaires complétés, 40 furent livrés dont seulement 7 furent montés et utilisés, les autres restant en l’état dans les caisses de transport. Pour sa part, la RAF acheta 55 exemplaires de la version civile du Vimy et la mit en service sous l’appellation de Vickers Vernon.

Les années suivant la fin du premier conflit mondial furent riches en tentatives de records aériens en tous genres. Toutes les conditions étaient réunies à cet effet, il y avait des pilotes en recherche des sensations fortes que le combat leur avait fait connaître, des appareils disponibles en surnombre et une multitude de défis à relever. Le franchissement de grandes distances en un seul coup d’aile parut être la limite qui semblait la plus intéressante à vaincre – en vue de l’établissement de liaisons commerciales – et vint alors l’ère des « grands raids ».

Les performances du Vimy, et principalement son rayon d’action, en faisaient l’appareil idéal pour s’attaquer à cette nouvelle frontière.

L’exploit le plus fameux du Vimy reste probablement la première traversée de l’Atlantique entre l’Amérique et l’Europe, réalisée entre le 14 et le 15 juin 1919 (soit 8 ans avant Lindbergh) par J. Alcock et A. Brown qui, décollant de Terre-Neuve, parcoururent les 3.500 km les séparant de l’Irlande en un peu moins de 16 heures. Leur Vimy IV, restauré après l’atterrissage forcé en Irlande, est exposé à Londres, au London Science Museum.

En décembre 1919, un Vimy emportant un équipage uniquement composé d’aviateurs australiens fut utilisé pour rallier l’Australie au départ de Hounslow Heat, en passant par Singapour et Batavia (actuel Jakarta). Là aussi, l’appareil étant arrivé à bon port, il a été conservé dans un musée comme témoin de l’exploit réalisé.

Ce fut le tour de l’Afrique du Sud, début 1920, de faire l’objet d’un raid quand le Colonel P. van Ryneveld et le Major Q. Brand portèrent leur Vimy « Silver Queen » de Brookland à Heliopolis puis vers Wadi Halfa – qu’ils n’atteignirent jamais car ils durent poser leur appareil à la suite d’une surchauffe moteur. Un autre Vimy leur fut envoyé et les deux hommes reprirent leur vol jusqu’en Rhodésie où ils détruisirent l’avion en ratant un décollage. C’est finalement aux commandes d’un Airco DH9 emprunté qu’ils finirent par rejoindre l’Afrique du Sud.

Au début des années 90, le National Geographic a financé la reconstruction d’un Vimy codé NX71MY qui a été utilisé pour commémorer les trois grands vols d’exploration qui ont rendu l’appareil célèbre.

Partant de Londres en 1994, il a atteint l’Australie et, en 1999, il a relié l’Afrique du Sud. La traversée légendaire de Alcock et Brown fut quant à elle répétée en 2005 avec Steve Fossett aux commandes. En 2006, l’appareil a été donné au Brooklands Museum où il fut maintenu en état de vol jusque fin 2009. Il s’y trouve aujourd’hui en exposition dans un hangar spécialement réservé.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Vickers Vimy
Envergure : 20.75 m
Longueur : 13.28 m
Hauteur : 4.77 m
Motorisation : 2 moteurs Rolls-Royce Eagle VIII
Puissance totale : 2 x 360 ch.
Armement : 2 mitrailleuses de 7.7mm
1120 kg de bombes
Charge utile :
Poids en charge : 4937 kg
Vitesse max. : 161 km/h
Plafond pratique : 2130 m
Distance max. : 1450 Km
Equipage : 2 + 2
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Vickers F.B.27 Vimy

Profil Couleur

Profil couleur du Vickers F.B.27 Vimy

Vidéo

Réplique du Vickers Vimy en vol

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