Westland Welkin

Westland Welkin


Fiche descriptive

Appareil : Westland Welkin
Constructeur : Westland Aircraft Ltd.
Désignation :
Nom / Surnom : Welkin
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1943
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Chasseurs de la guerre 39-45
Rôle et missions : Chasseur-intercepteur haute altitude

Histoire

Westland Welkin :
La voûte du ciel

La création du Welkin (tout comme celle du Vickers 432) représente une réponse de la RAF aux incursions à haute altitude, dès 1940, des bombardiers allemands Junkers 86P. En effet, ces derniers, vu leur capacité à atteindre des altitudes très élevées, étaient extrêmement difficiles à intercepter et pouvaient exécuter des missions de reconnaissance au-dessus du sol britannique à peu près impunément. Au-delà de ce danger, celui de missions de bombardement exécutées par un nombre plus important de ces machines n’était pas à exclure. En réponse, le Ministère de l’Air émit la spécification F.4/40 décrivant les caractéristiques de base d’un chasseur de très haute altitude qui pourrait intercepter ces bombardiers.

En janvier 1941, Westland fut autorisé à fabriquer deux prototypes de son projet P.14, extrapolé du Whirlwind et conçu comme un monoplace bimoteur métallique à aile médiane doté d’une voilure à grand allongement, d’une cabine pressurisée, d’un train d’atterrissage entièrement rétractable et propulsé par 2 Rolls-Royce Merlin (de type 76/77 sur les appareils de série). Ces moteurs, destinés aux hautes altitudes et équipés d’un compresseur à 2 étages portent des identifiants différents car le 77, monté sur l’aile gauche de l’appareil, est équipé d’un compresseur Rotol destiné à pressuriser le cockpit. Son armement était quant à lui constitué de 4 canons de 20 mm situés au bas du fuselage, garnis respectivement de 138 et 145 obus pour les canons intérieurs et extérieurs.

Les principales innovations du Welkin résidaient essentiellement en sa cabine et sa voilure. La cabine, capable de simuler une pression équivalente à celle qui règne à une altitude de 7.300 m. quand l’appareil évoluait à 13.700 m., mais qui imposait malgré tout au pilote le port d’un masque à oxygène, était constituée d’une nacelle en duralumin fixée en avant du longeron principal. Le canopy, qui s’ouvrait par glissement vers l’arrière et offrait une très bonne visibilité au pilote, était composé de 2 couches, une épaisse, située à l’intérieur et capable de résister à la différence de pression et une fine, située à l’extérieur et offrant une ligne plus aérodynamique. De l’air chaud était soufflé entre les 2 couches afin de prévenir la formation de givre.

La longueur importante de la voilure a empêché l’utilisation de volets Fowler, des volets simples de plus grandes dimensions ont été préférés. Le circuit électrique, quant à lui, a été conçu de manière à limiter strictement le nombre de points d’entrée des tresses de fils dans le cockpit, chaque passage pouvant présenter une source de fuite de pression.

Les premiers vols du Welkin se sont déroulés début novembre 1942 et ont mis en évidence un problème d’instabilité à très haute altitude, toute réduction de vitesse provoquant un décrochage. Ce phénomène était dû à la forme de l’aile, longue, épaisse et étroite sur laquelle les filets d’air atteignaient la vitesse du son au point le plus épais et généraient une onde de choc. La solution aurait consisté en la réduction du rapport épaisseur de l’aile/corde, mais un nouveau dessin de l’aile n’était pas envisageable. En outre, il est apparu que la dérive devait être allongée afin d’améliorer la stabilité latérale.

La production d’une première tranche de 100 appareils fut lancée et les premiers Welkin de série commençaient à être livrés en septembre 1943 quand la production fut stoppée. Ainsi, seulement 75 exemplaires de la version Mk.I  furent assemblés, plus 26 cellules sans moteur.

Différentes raisons contribuèrent à l’abandon du Welkin. Tout d’abord les allemands ne mirent pas en œuvre une stratégie généralisée de pénétration à très haute altitude, ce qui rendait superflue la fabrication d’un appareil spécifiquement destiné à y répondre. Ensuite il apparut que des Spitfire équipés pour la circonstance étaient capables d’intercepter les Junkers 86P et, enfin, certaines versions du Mosquito alors en production présentaient des performances suffisantes pour occuper en cas de besoin précis le rôle d’intercepteur à très haute altitude.

Deux Welkins furent mis à disposition du « Fighter interception unit » pendant l’été 1944 afin de contribuer à mettre au point des tactiques de combat à très haute altitude. Une version MK2, répondant à la spécification F.9/43 et correspondant à un chasseur de nuit biplace dos à dos fut réalisée, mais, vu l’imminence de la fin du conflit, seulement 2 prototypes équipés d’un radar AI Mk VIII et d’un nez allongé furent construits.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Westland Welkin F.Mk.I
Envergure : 21.30 m
Longueur : 12.67 m
Hauteur : 4.80 m
Motorisation : 2 moteurs Rolls Royce Merlin 76/77
Puissance totale : 2 x 1233 ch.
Armement : 4 canons Hispano de 20 mm
Charge utile :
Poids en charge : 5175 kg
Vitesse max. : 625 km/h
Plafond pratique : 13420 m
Distance max. : 2380 Km
Equipage : 1
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Westland Welkin

Profil Couleur

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Vidéo

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Computer Support à l'Université de Namur (Belgique) Enseignant dans le Supérieur de Promotion Sociale Passionné d’aviation et pilote d'occasion