À l’instar de nombreuses autres puissances aériennes, la République Populaire de Chine a mis en place son propre système alphanumérique de désignation des aéronefs. Assez proche dans sa définition de celui qui existe actuellement aux États-Unis, il se compose d’une série d’une ou deux lettres et d’un nombre indiquant la série. Une lettre peut éventuellement venir compléter le tout pour indiquer la sous-série.

Bien entendu ce mini-dossier ne traite pas les aéronefs de la Republic Of China Air Force, celle-ci ne disposant pas d’une nomenclature propre. Les deux « Chine » sont différentes sur bien des points, y compris en aéronautique.

Voici une liste la plus exhaustive possible des désignations existants en Chine:

  • CJ pour Chuji-Jiaolianji, c’est à dire avion d’entraînement, comme sur le Nanchang CJ-6.
  • CK pour Chang-kong, c’est à dire les drones, comme sur le Shenyang CK-1.
  • H pour Hongzhaji, c’est à dire bombardier, comme sur le Xian H-6, la copie locale du Tupolev Tu-16 soviétique.
  • HD pour Hongzhaji-Dian c’est à dire bombardier modifié en avion de guerre électronique, comme sur le Harbin HD-5, la copie locale de l’Ilyushin Il-28.
  • HJ pour Hongzhaji-Jiaolianji c’est à dire bombardier d’entraînement, comme sur le Xian HJ-6, la copie locale du Tupolev Tu-16.
  • HZ pour Hongzhaji Zhenchaji c’est à dire bombardier de reconnaissance, comme sur le Harbin HZ-5, la copie locale de l’Ilyushin Il-28.
Le Guizhou JL-9, un des avions d'entraînement chinois parmi les plus récents.
Le Guizhou JL-9, un des avions d’entraînement chinois parmi les plus récents.
  • J pour Jianjiji, c’est à dire avion de chasse, comme sur le Shenyang J-8A.
  • JJ pour Jianjiji-Jiaolianji, c’est à dire chasseur d’entraînement, comme sur le Shenyang JJ-5, la copie locale du Mikoyan-Gurevitch MiG-17 UTI.
  • JH pour Jianjiji-Hongzhaji, c’est à dire chasseur-bombardier, comme sur le Xian JH-7.
  • JL pour Jiaolianji, c’est à dire avion d’entraînement (combat), comme sur le Hongdu JL-8.
  • JZ pour Jianjiji-Zhenchaji, c’est à dire chasseur de reconnaissance, comme sur le Shenyang JZ-6, la copie locale du Mikoyan-Gurevitch MiG 19.
  • KJ pour Kong-Jing, c’est à dire avion de veille radar, comme sur le Shaanxi KJ-200.
  • Q pour Qiang, c’est à dire avion d’attaque, comme sur le Nanchang Q-5.
  • SH pour Shuishang-Hongzhaji, c’est à dire hydravion bombardier, comme sur le Harbin SH-5.
  • WZ pour Wuzhuang-Zhisheng, c’est à dire hélicoptère de combat, comme sur le Changhe WZ-10.
  • X pour Xiangji, c’est à dire planeur, comme sur l’ICA-Brasov X-2.
  • Y pour Yunshuji, c’est à dire avion de transport, comme sur le Harbin Y-12.
  •  Z pour Zhisheng, c’est à dire hélicoptère, comme sur le Changhe Z-11, la copie locale de l’Eurocopter AS-350B.
Le très discret Shaanxi KJ-200, avion de veille radar des militaires chinois.
Le très discret Shaanxi KJ-200, avion de veille radar des militaires chinois.

Il faut savoir que les autogires et certains drones à voilures tournantes sont également parfois désignés par un Z comme les hélicoptères.

Plusieurs types d’aéronefs acquis à l’étranger, et utilisés militairement, conservent cependant leurs désignations constructeurs, c’est le cas pèle-mêle des avions de transport de personnels Bombardier CRJ-700 ou, des hélicoptères de soutien et de transport Eurocopter AS-332. Pour ne citer qu’eux bien entendu.

Bien entendu si un fin lettré connaissant le mandarin voulait nous apporter son aide pour compléter ce mini-dossier, il serait largement le bienvenu.

Autres parties du dossier

Explorez l'ensemble du contenu du dossier...


Autres dossiers à consulter

PARTAGER
Article précédentLa Force Aérienne Belge et l’opération Simba
Article suivantLa Patmar
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.