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devoitine520
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21 SEPTEMBRE 1922 : SADI LECOINTE atteint 341.239 km/h sur nieuport-delage sesquiplan…avant de se planter à la fin de ce même mois…

article:
L’avion est un racer Nieuport-Delage de formule sesquiplan (c’est-à-dire un biplan dont l’aile inférieure est d’envergure nettement réduite par rapport à celle de l’aile supérieure). Plusieurs appareils de ce type ont été construits. Lors de la Coupe Deutsch 1922, Joseph Sadi-Lecointe (1891-1944) volait sur le numéro de course “5” (visible à l’intrados de la voilure sur la photo), baptisé “Eugène Gilbert”, rendant ainsi hommage à un pilote renommé du constructeur Deperdussin, disparu durant la Première Guerre mondiale. Depuis 1919, Sadi-Lecointe est pilote pour le compte de la société Nieuport-Delage (il y restera chef-pilote jusqu’en 1936).

L’appareil, modifié pour l’édition 1922, est indiqué comme “arrivant à Villesauvage”, alors un aérodrome distinct de celui de Mondésir, bien qu’à proximité immédiate. C’était l’aérodrome lié à l’école Blériot d’Etampes, où Joseph Sadi-Lecointe fut muté en 1913, en provenance du génie, pour devenir pilote militaire.

Les essais de l’appareil, motorisé par 350 ch environ, sont entamés pour une mise au point avant la course qui doit débuter le 30 septembre 1922.

A son bord, le pilote va ainsi atteindre, le 10 septembre, la vitesse moyenne de 325,491 km/h sur circuit de 100 km et enregistrer la vitesse de 358 km/h sur base de 1 km (record non officiel).

Le 21 septembre, Sadi-Lecointe atteint 341,239 km/h, record du monde de vitesse officiel. Le jour de la course, organisée sur le terrain d’Etampes-Mondésir, il parcourt les 100 premiers kilomètres en moins de 20 mn mais lors du virage autour du pylône implanté sur l’aérodrome, un bruit suspect se fait entendre en provenance du moteur. Avec un moteur trop sollicité, une bougie a subitement quitté son cylindre, transperçant le capot moteur. Le pilote est obligé de couper son moteur. L’atterrissage d’urgence qui s’en suit entraîne l’appareil à traverser une rigole au roulage, à vive allure, et l’avion passe aussitôt sur le dos, devant les yeux des spectateurs. Quand on arrive à l’avion, c’est pour découvrir un pilote se libérant tout seul, sans le moindre dommage.