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devoitine520
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VIENDRA ? VIENDRA PAS ?

publié le 04/02/2012 à 05:00 économie | skylander
Le mystérieux acheteur russe attendu à Chambley
Le mystérieux acheteur russe d’un total de 300 Skylander, dont beaucoup doutaient, est attendu à Chambley, du 13 au 15 février, pour tester l’adaptation de la


des airs lorraine au marché de l’Est.

Alors qu’en Russie des doutes se faisaient jour sur la réalité de l’acheteur russe des Skylander lorrains, nous avons obtenu des précisions déterminantes sur la société Aviamost, dont le site Gazetta.ru ne retrouvait pas la trace. Son directeur général Viktor Alexandrovitch Medvedev est d’ailleurs attendu à Chambley, du 13 au 15 février prochain, avec une équipe « d’une dizaine de personnes », comme nous l’a confirmé, hier soir, Serge Bitboul. Secret jusqu’àlors sur ce mystérieux client, qui souhaite acquérir au total 40 Skylander et, à terme, 260 unités de plus, le PDG de Geci précise en exclusivité le deal passé avec ce partenaire privé tant attendu. « Ils sont venus en octobre à Chambley pour évaluer le Skylander et nous sommes descendus dans le Sud de la France avec eux pour leur présenter un de nos sous-traitants », explique Serge Bitboul, en pleine opération déminage.

Clé d’entrée
L’association avec Medvedev et Aviamost serait en fait une clé d’entrée essentielle sur le marché russe pour l’avionneur lorrain. « La demande est très importante tant pour le transport passager que le fret. En effet, les infrastructures russes étaient plutôt manquantes, disposer d’un avion de ce type, rustique, pourrait permettre de désenclaver des villes et des villages », poursuit Serge Bitboul. C’est d’ailleurs dans cette optique que la délégation russe fait le déplacement à Chambley : il s’agira d’évaluer la capacité d’adaptation de la Logan des airs aux rudes conditions météorologiques russes. « Il faut voir le détail de la protection contre le froid et par exemple, les possibilités de créer un Skylander équipé de skis pour l’atterrissage sur la neige », indique le PDG de Geci. Les discussions avec Aviamost seraient suffisamment avancées, pour que le lien entre les deux se précise. Ainsi, le projet prévoirait la création « d’une base d’importation, de support produit, de services, d’entretien, de maintenance et de formation des pilotes » à Oulianovsk, la future Cité de l’air en cours d’édification en Russie. « Je vous confirme que ce site est clairement envisagé par M. Medvedev, même si la réflexion est toujours en cours », indique Serge Bitboul. Autre atout du duo Aviamost-Geci : les droits de douanes, qui auraient considérablement baissé et aujourd’hui fixés entre « 3 et 8 % ». Le projet pourrait enfin bénéficier des subventions locales, grâce à ce partenaire du cru, « connu dans le milieu aéronautique ». Il faut d’ailleurs savoir que son ancienne société, Vityaz Aviacorporation, était en contact avec un des concurrents du Skylander, le Twin Otter 400 revu et corrigé, mais qui aurait connu « des difficultés de certification compte tenu de sa révision globale », croit savoir Serge Bitboul.

Spéculations ?
Le cours de l’action Geci a bondi en Bourse après l’annonce de progrès importants sur le financement avec le soutien de l’État de son nouvel avion de transport, le Skylander, et de la signature d’un protocole d’accord avec une mystérieuse société russe, Aviamost. Ce protocole porte sur la fourniture à Aviamost de quarante appareils avec une option pour 260 supplémentaires, un contrat potentiel de 2 milliards d’euros. Dans un article intitulé Intox française gonflée à deux milliards d’euros, le quotidien en ligne Gazeta.ru a souligné n’avoir pas pu identifier la société Aviamost, qui selon le site serait fantôme et utilisée par Geci pour spéculer sur son titre. Il écrit que des experts russes soupçonnent une spéculation boursière. Des recherches indépendantes n’ont pas non plus permis de confirmer l’existence de l’entreprise. Sollicité, Serge Bitboul a expliqué que la société Aviamost était pilotée par un homme d’affaires du nom de Viktor Alexandrovitch Medvedev, qu’il a personnellement rencontré en 2011 au Salon du Bourget et sur lequel il a obtenu des assurances d’une banque russe. « De nombreux échanges ont lieu avec les dirigeants de la société Aviamost sur les conditions d’importation d’avions Skylander en Russie et sur le financement des opérateurs prêts à acquérir ces avions. »

Alain MORVAN.

OUI MAIS… CAR IL Y A UN MAIS


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lire çà: http://web.wort.lu/wort/web/fr/europe_et_monde/articles/2012/02/175277/aviamost-nexiste-pas.php