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devoitine520
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publié le 05/02/2012 à 05:00 médias
Skylander : P. Abate « relativement confiant »

Patrick Abate s’est dit « relativement confiant » pour l’avenir du projet Skylander, développé sur la base de Chambley par Geci, alors que bien des questions demeurent sur la manière dont la société entend boucler son tour de table. « Il manque 110 M€. Si l’État [qui a promis d’engager 60 M€ de financements publics] et l’entreprise [qui doit apporter 50 M€ de fonds propres] font leur boulot, le projet sera lancé », veut croire le maire de Talange, vice-président du conseil régional de Lorraine, chargé des équipements structurants.

L’élu du Front de gauche était, hier, l’invité de La Voix est l ibre sur France 3 Lorraine. Le projet d’avions bi-turbopropulseur « tient techniquement la route, le marché est là et nous, Région, avons fait notre boulot en apportant 21 M€ d’avances sur trésorerie. L’avion se fera de toute façon », a assuré M. Abate. Il s’est toutefois montré très circonspect sur les prétendues commandes d’Aviamost, mystérieux client russe annoncé par Geci qu’un site d’information de Moscou, Gazelta.ru, a qualifié cette semaine de « client fantôme » .

Élu il y a trois mois président du conseil d’administration de l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine, dont l’exploitation a été reprise par la Région, Patrick Abate se dit « optimiste » pour l’avenir de la plate-forme. « Nous avons plusieurs contacts pour des lignes supplémentaires et travaillons au développement de la Zac aéroportuaire », a-t-il évoqué, insistant sur « le caractère métropolitain de cet outil ».

Candidat du Front de gauche dans la 1 re circonscription de Metz, Patrick Abate, allié des socialistes au conseil régional, a justifié sa candidature face à Aurélie Filippetti, investie par le PS. « La sympathie et les convergences n’excluent pas quelques divergences et le débat démocratique. Nous travaillons ensemble, mais nous avons aussi des propositions à faire et des convictions à défendre. »

Interrogé sur l’avenir de la sidérurgie lorraine, Patrick Abate s’est dit partisan d’une « prise en main par l’État », dans un secteur « aussi stratégique ». « Nationaliser ou citoyenniser, appelez ça comme vous voudrez, il faudra mettre l’entreprise face à ses responsabilités, c’est clair et net », a martelé l’élu, sans plus de précisions.

N. B.