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devoitine520
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Participant

1 / REPÈRES

Skylander : un surcoût de 12 M€

En présentant, il y a quelques jours, ses résultats annuels, Geci International a rappelé la mobilisation des équipes de Sky Aircraft autour du projet de l’avion lorrain Skylander. A Chambley, les équipes, fortes de près de 200 personnes, travaillent à la réalisation des structures secondaires, de la mise en place des instruments et outils pour fabriquer les quatre premiers avions d’essai.
Le premier vol est toujours planifié en septembre 2013, soit avec trois à six mois de retard sur le programme initial. Un retard qui devrait générer un surcoût potentiel de 12 M€. C’est la première fois que Geci fixe une estimation de ce surcoût. Le Skylander fait toujours l’objet de discussions avec les principaux partenaires : État, Région et investisseurs privés. Elles doivent aboutir à un protocole pour fin juin, avec le tour de table financier définitif. Geci a récemment signé un accord de financement avec le fonds d’investissement Ya Global Masters SPV LTD (lire RL du 3 mai).
En attendant, les résultats de Geci International affichent, sur l’exercice 2011/2012, un chiffre d’affaires de 61 M€, en progression de 5,4 % par rapport à l’exercice précédent. L’activité ingénierie représente 90 % de l’activité du groupe, enregistre une poussée de 8,3 % et s’établit à 54,7 M€, alors que le pôle aviation est en recul, à 6,3 M€. Il a été réalisé par la filiale Reims Aviation Industries qui produit les F 406, à hauteur de 57 % pour les activités de service et 43 % pour les ventes d’avions neufs.
B. K.

2 / GECI INTERNATIONAL

Le Skylander sur le bureau de Montebourg

C’est fin juin que Serge Bitboul, PDG du groupe Geci International, devrait finaliser le bouclage financier de son programme du Skylander, ce biturbopropulseur qu’il veut faire décoller d’ici fin 2013 de Chambley. Or, pour l’instant, les interrogations demeurent. On observe simplement que la cotation en bourse de l’action de Geci est suspendue officiellement depuis le 7 juin. Et que, selon Les Echos, ce dossier serait actuellement en cours d’instruction au cabinet d’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.
Serge Bitboul aurait également confirmé l’engagement de financiers américains de même que celui d’un fonds d’investissement privé, Air Invest.
Enfin, le dirigeant aurait mentionné l’intérêt d’industriels de l’aéronautique pour une coopération de nature technique. Il assurerait que « les discussions s’accélèrent » en la matière. Rappelons que l’engagement dans ce programme de l’Etat via le FSI (Fonds stratégique d’investissement) et le grand emprunt, tout comme les avances de la Région Lorraine, sont assujettis à l’engagement de fonds privés pour boucler le budget du projet qui approcherait les 200 M€.
Par ailleurs, l’association Adic, qui défend les contribuables lorrains, français et européens contre l’utilisation de dépenses publiques visant à soutenir ce projet, s’inquiète, estimant que « le temps est compté pour Geci International pour trouver une solution de financement » du Skylander dans sa forme actuelle.
B. K.

150 bâtons, une paille !

publié le 03/07/2012 à 05:00
ÉCONOMIE | 150 MILLIONS D’EUROS À TROUVER
Skylander : la Lorraine tape du poing sur la table
Les échanges lors des rendez-vous de Bercy autour du financement du Skylander ont été vifs. La Région Lorraine a rappelé les engagements du FSI et du Grand emprunt à hauteur de 60 M€. Le Premier ministre tranchera.

Nous avons tapé du poing sur la table. Il existe des promesses d’engagements de financement du Fonds stratégique d’investissement du Grand emprunt de 60 M€. Nous leur avons rappelé ces engagementspris sous le gouvernement précédent. » Jean-Yves Le Déaut, député PS et vice-président du conseil régional de Lorraine, est à l’origine de ce rendez-vous qualifié, comme à chaque fois, de la dernière chance pour trouver les financements nécessaires au décollage du Skylander, l’avion lorrain que le PDG de Geci International, Serge Bitboul, veut produire à Chambley. L’élu résume l’ambiance de la rencontre organisée, hier, au ministère du Redressement productif, en présence du ministre Arnaud Montebourg, et de tous les acteurs du dossier, ainsi que des industriels de l’aéronautique tels EADS, Safran, Dassault.

10 M€ en urgence

L’entrevue a très vite tourné autour de la réticence du FSI à participer au bouclage financier du programme pour lequel il manque toujours 150 M€. Le FSI qui avait, via un rapport révélé au printemps, estimé les besoins en financement à 200 M€, appelait Geci à trouver de nouveaux partenaires financiers privés et à adosser son projet à un industriel. « Or, le 28 juin, le FSI a encore changé d’avis appelant même à une reprise de l’intégralité du projet par un industriel ! », raconte Jean-Yves Le Déaut. Pour l’élu régional et le président de la Région Jean-Pierre Masseret, la coupe était pleine.
De fait, des industriels se manifestent, mais ils sont étrangers. Ainsi aujourd’hui, des investisseurs israéliens seront à Chambley pour constater l’avancée du programme. D’aucuns craignent toujours de voir partir tout le projet sous d’autres cieux. En attendant, le plan de financement actuel prévoit tout de même près de 100 M€ dont 30 M€ de Geci, les 10,6 M€ de l’investisseur portugais Air Invest, 27 M€ des petits porteurs, 7,4 M€ d’Oséo, 2,5 M€ de l’Etat via la prime d’aménagement du territoire, 20,4 M€ d’avances remboursables de la Région. Mais Geci a un besoin urgent d’argent frais pour sa trésorerie afin de payer son personnel, qui représente 2,5 M€ par mois. « Il lui faut 10 M€ d’urgence pour tenir les quatre prochains mois », relate le vice-président du conseil régional. Un montant qui pourrait être accordé par les investissements d’avenir du grand emprunt. Mais l’octroi de ces aides relève du Premier ministre. Arnaud de Montebourg a décidé de soumettre la demande à l’arbitrage de Jean-Marc Ayrault. Une décision favorable donnerait un délai supplémentaire à l’avion lorrain. « Nous restons raisonnablement optimistes. Tous les intervenants ont rappelé que, hormis le financement, ce programme avait un véritable potentiel technique et commercial », souligne encore Jean-Yves Le Déaut, qui appelle de ses vœux la mise en place rapide de la banque d’investissement promise par le nouveau président de la République pour redresser l’industrie.

En attendant, l’officialisation d’une aide à moyen terme de 60 M€ redonnerait des ailes au projet. Un investisseur américain reviendrait dans le tour de table et y mettrait 50 M€. Ne manqueraient alors plus que 40 M€. Mais l’heure du bouclage financier du Skylander est encore malheureusement loin d’avoir sonné.

Bernard KRATZ.

je le répète,je persiste et signe : le mauvais feuilleton continue !!!quid des sommes depensées depuis le début de cette mes-aventure !!!